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Les métiers au cœur de la classe

Journaliste scientifique

Fiche élève

publication : 5 octobre 2015
Faites vos preuves en tant que journaliste scientifique pour une revue mensuelle de vulgarisation.

© IStock

Modalités pratiques

  • Disciplines : mathématiques, français, SVT.
  • Niveaux : 2de, 1re, BTS.
  • Durée: 5 séances.

 

À vous de jouer !

La situation

Vous devez faire vos preuves en tant que journaliste scientifique pour une revue mensuelle de vulgarisation.

Pige n°1 : Le gaz de schiste suscitant des polémiques passionnées, vous avez l’idée de rédiger un article tenant compte des points de vue antagonistes soulevés dans ce débat. Attention, le rédacteur en chef considèrera non seulement la qualité de votre argumentation mais aussi la présentation de votre production.

Pige n°2 : Vous pensez que recherchant la beauté et la perfection, des artistes ont exploré et exploité les possibilités de la géométrie et de la symétrie. Une de vos collègues vous énonce "La nature préfère la symétrie" ; vous décidez alors d’exploiter ces idées pour produire un article sur ce thème.

 

Fiches ressources

Qu’est-ce que le gaz de schiste ?

Futura Sciences, magazine Terre, "Gaz de schiste" 

Wikipedia,  "Gaz de Schiste"

Les Echos.fr, "Gaz de schiste", Carole Bibily, 14/09/2012

Le gaz de schiste : un gisement d’emplois

Les Echos.fr, 6/11/2012

Aux États-Unis et au Canada, là où elle a commencé, l’exploitation des gaz de schiste, n’a pas seulement un impact sur les prix, c’est aussi l’emploi dans le secteur industriel qui est reparti à la hausse. Un organisme spécialisé dans la prédiction économique, IHS Global Insight, rapporte que le développement des gaz de schiste aux États-Unis a contribué à la création en 2010 de 600 000 emplois directs, indirects et induits. Toujours selon IHS Global Insight, 33 milliards de dollars ont été investis en 2010. Et ces investissements sont sans aucun doute à l’origine des nombreux emplois déjà créés. D’autre part, le salaire moyen par heure dans ce secteur est supérieur à celui de nombreux autres secteurs, la différence pouvant aller jusqu’à 10 dollars par heure. Cet argent est, en dernière analyse, source de revenus pour l’administration fiscale américaine au niveau fédéral, mais surtout au niveau local.

En France aussi, à l’heure où les files d’attente à Pôle emploi s’allongent, l’impact sur l’emploi pourrait être très important. Certes, il existe des différences avec les États-Unis. La densité étant plus forte en Europe, il y est plus difficile de multiplier les forages sans risque pour les populations. Ensuite, les modes d’acheminement, surtout en ce qui concerne l’eau, se font par camion aux Etats-Unis, où les infrastructures routières sont bien adaptées. Donc l’impact sur l’emploi indirect, sans être négligeable, ne sera pas aussi important qu’aux États-Unis.

A l’Iref, on a pu cependant établir un lien entre gaz de schiste et emploi en s’inspirant de l’exemple britannique. En effet, la situation du Royaume-Uni étant comparable à la nôtre, on peut utiliser le même mode de calcul, qui consiste à établir un rapport entre volumes extraits et emplois.

Le potentiel de production de la filière gaz de schiste en France est estimé à 5.000 milliards de mètres cubes, soit 10 % des réserves repérées à travers les rapports récemment publiés du Conseil général de l’industrie, de l’énergie et des technologies (CGIET) et du Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD). Avec une production de 20 milliards de mètres cubes par an, la France disposerait de 17,2 millions de tonnes équivalent pétrole (TEP), soit 12 % de notre production d’énergie (168 TEP). Comme le secteur de l’énergie emploie actuellement 500.000 personnes (chiffre confirmé par Delphine Batho à la commission des affaires économiques à l’Assemblée nationale), on peut estimer à environ 62 000 le nombre de création d’emplois pour ce secteur.

Lucas Léger est chercheur associé à l’Iref

Gaz de schiste : l’exploitation contaminerait l’eau potable.

Les Echos.fr, 24/06/2013

Une étude américaine réalisée sur 141 puits d’eau situés dans un bassin de gaz de schiste montre une pollution de l’eau potable au méthane, à l’éthane ou encore au propane.

Une nouvelle étude révèle une contamination des puits d’eau potable à proximité de sites de forage de gaz de schiste aux États-Unis, ce qui pourrait relancer le débat sur l’impact environnemental de cette technique d’extraction très controversée. Des chercheurs de l’Université Duke, en Caroline du Nord, ont analysé des échantillons d’eau provenant de 141 puits privés alimentant des maisons réparties dans le bassin de gaz de schiste particulièrement riche de Marcellus, dans le nord-est de la Pennsylvanie et le sud de l’État de New York.

Les concentrations en méthane étaient en moyenne six fois supérieures, et celles en éthane 23 fois plus grandes dans l’eau potable des maisons à moins d’un kilomètre des sites de forage que dans celles situées au-delà de cette distance. Les teneurs en méthane dépassaient largement dans la plupart de ces puits les 10 milligrammes par litre d’eau –niveau considéré comme le maximum acceptable par les autorités sanitaires américaines. Du propane a aussi été détecté dans dix échantillons d’eau de ces puits provenant tous d’habitations à moins d’un kilomètre des sites d’extraction.

Difficiles à réfuter

"Les résultats sur le méthane, l’éthane et le propane ainsi que de nouvelles indications de traces d’isotopes d’hydrocarbone et d’hélium nous conduisent à penser que les forages de gaz de schiste ont affecté les sources d’eau potable des habitations  les plus proches", souligne Robert Jackson, professeur de sciences environnementales à l’université Duke et principal auteur de ces travaux parus dans les Comptes rendus de l’Académie nationale des sciences (PNAS, États-Unis). Les données sur la contamination de ces puits à l’éthane et au propane "sont nouvelles et difficiles à réfuter", insiste-t-il. "Il n’y a aucune source biologique d’éthane et de propane dans la région et le bassin de gaz de schiste de Marcellus est riche en ces deux gaz…", note le chercheur.

Raisonnement concessif

Le raisonnement concessif est une stratégie argumentative. Il exprime une cause contraire à la conséquence qui aurait dû normalement se produire.

Exemple : Bien qu’il ait étudié le piano pendant dix ans, il ne peut toujours pas interpréter correctement un morceau. (On s’attendrait à ce qu’il maîtrise parfaitement l’instrument.)

Le raisonnement concessif s’emploie  dans le cadre d’une argumentation.

Il consiste d’abord à adhérer (ou à feindre d’adhérer) à la thèse adverse pour mieux la réfuter ensuite.

Exemple : Bien que le rire soit parfois mécanique et stupide, il est cependant le plus souvent signe d’une réflexion critique sur la société et la nature humaine. (Argument d’une apologie du théâtre comique). Observons comment fonctionne un raisonnement concessif :

Dans un premier temps, le locuteur concède un fait ou un argument qui ne va pas dans le sens de la thèse qu’il défend. La concession peut être introduite  par :

Des conjonctions de subordination : bien que, quoique + subjonctif

Des adverbes : certes, sans doute…

Des prépositions : malgré, en dépit de…

Des verbes : j’admets que, j’ai beau…

Des expressions impersonnelles : il est vrai que, il se peut que…

Des locutions conjonctives : quelque…que, tout…que.

 

Dans un second temps, le locuteur oppose à ce qu’il vient de concéder son propre point de vue. Le renversement peut être introduit par :

Des conjonctions de coordination : mais.

Des adverbes : cependant, toutefois, pourtant, néanmoins, en réalité, tout de même…

Des expressions impersonnelles : il n’empêche, il n’en reste pas moins que…

Symétrie et asymétrie

"Peace through Chemistry", Roy Lichtenstein, 1970.

 

http://www.larecherche.fr/savoirs/autre/nature-prefere-symetrie-01-12-1997-88506

 

Témoignage d'une professionnelle

Cécile Michaut, journaliste scientifique pigiste, secrétaire de l’Association des journalistes scientifiques (AJSPI).

Les journalistes scientifiques informent des derniers résultats scientifiques, mais aussi des aspects scientifiques de sujets plus généraux (accident de Fukushima par exemple). Il savent aller à la pêche aux informations auprès d’interlocuteurs variés, vérifier ces informations, puis en extraire les points importants. Enfin, savoir rédiger leur article de manière à la fois claire et intéressante.
Au quotidien, il s’agit surtout d’un travail de bureau, même s’il faut se déplacer aussi dans des colloques, les laboratoires, ou sur le terrain. Un bon tiers du temps de travail est de la veille : lire les revues scientifiques pour chercheurs, les lettres d’information des organismes de recherche, la presse généraliste et spécialisée, française et étrangère. On en retire des idées de sujet, qu’il faut creuser : c’est l’enquête, qui représente elle aussi un tiers du temps de travail environ. Écrire vient ensuite. La rédaction, la correction des textes, le choix de l’image et des illustrations (avec des personnes spécialisées dans ces domaines)… prennent le dernier tiers du temps.
Pour être journaliste scientifique, il faut de la curiosité, de la ténacité et savoir convaincre (notamment les rédacteurs en chef de l’intérêt des sujets). Il faut savoir lire vite, avoir l’esprit de synthèse, être à l’aise en anglais, et savoir rédiger clairement.
Le métier est de plus en plus difficile : la presse est en difficulté, de nombreux journalistes se retrouvent au chômage ou restent précaires longtemps. Souvent, les journalistes en poste ont de plus en plus de tâches à faire, notamment pour le web (rédiger, mais aussi photographier, filmer, faire la promotion de ses articles sur les réseaux sociaux…)

 

Les métiers possibles

En utilisant un navigateur de votre choix et à partir du site de l’Onisep ou d’autres sites, répondre aux questions suivantes.

La fiche parle du métier de journaliste scientifique,

  • Quelles qualités, compétences sont nécessaires pour exercer ce type de métier ?
  • Quelles formations faut-il suivre ?

Citez deux ou trois autres métiers où ces qualités, compétences peuvent s’exercer également.

  • Déterminer dans quelles structures il est possible d’exercer ce métier.
  • Distinguer le journalisme scientifique de la vulgarisation. Donner un exemple.

 

Liens utiles

 

Auto-évaluation

Objectif : Relier les activités professionnelles observées lors de la situation-problème aux compétences acquises en mathématiques et en français.

 

Quelles compétences ai-je aimé exercer en répondant à la situation-problème proposée ?

  • La recherche d’informations…
  • La prise d’initiatives pour :
    • la rédaction
    • la mise en page
  • Le travail en équipe
  • Le contact avec d’autres personnes

Qu’est ce qui m’a plu dans le témoignage professionnel ?

  • Les multiples facettes du métier
  • La possibilité de travailler dans différents secteurs

 

Télécharge la grille d’évaluation formative, complète-la puis enregistre-la dans ton Folios :

 

 

 

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