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Athlètes par C215, street-artiste

Publication : 16 septembre 2019
L'art de la rue, au musée du sport

Passionné de sport, C215 présente, au Musée National du Sport de Nice, une quarantaine de portraits d'athlètes parmi lesquels Tony Parker, Antoine Griezmann, Philippe Croizon, Laura Flessel, Sarah Ourahmoune et bien d'autres. Pourquoi des portraits ? Pour placer le public face à de vraies personnes et mettre en lumière la notion d'identité. 

Teaser Exposition ATHLETES - Carte Blanche à C215

 

Les œuvres exposées au musée sont réalisées sur des supports uniques, des objets ou des équipements ayant appartenu aux athlètes. Elles expriment toute la créativité et l'admiration de l'artiste pour les exploits réalisés par les athlètes.

 

Florence Arthaud © C215  / Musée National du Sport
Laura Flessel © C215  / Musée National du Sport

"J'ai mené une existence bien remplie, un peu tumultueuse, c'est vrai. Aucun homme ne m'a comblée autant que l'océan ; c'est la  mer qui me fait vibrer, l'océan qui m'emporte. La vie de couple ne m'a jamais fait rêver. J'aime trop ma liberté !" Florence Arthaud

C'est la veste de combat portée par Laura Flessel lors de ses dernières participations au championnat du monde d'escrime, avec son portrait réalisé par le Street-Artiste Christian Guémy.

 

Tous les deux ans, le musée laisse carte blanche à un artiste contemporain afin de lui permettre de s’exprimer dans un espace d’exposition temporaire de 500 m2. Après avoir accueilli le sculpteur Laurent Perbos en 2015, il invite aujourd’hui C215 à dévoiler sa perception du sport par la force de son talent.

 

Christian Guémy, alias C215 

© C215
https://c215.fr/C215/ABOUT.html

C215 est l'un des street-artistes les plus reconnus en France et dans le monde. Ses œuvres, exposées dans des musées, trouvent leur meilleure expression dans la rue"C'est un art politique, dans le sens où on le fait dans la cité. C'est un art qui s'inscrit dans le tissu urbain et qui s'adresse à tout le monde, comme une agora, explique l'artiste. J'aborde les questions essentielles à mes yeux, comme les identités françaises, nos origines, nos enfants, les sans-abri, la place accordée aux immigrés en France. Avec, je l'espère, une vision optimiste et pacifique."

Né à Bondy (93)  en 1973, Christian Guémy peuple les rues de portraits au pochoir hauts en couleurs. Habitant à Vitry-sur-Seine (94) où il a ses ateliers, il réalise ses premières œuvres en 2005 sur les murs de sa ville contribuant ainsi à en faire l’une des capitales mondiales de la discipline. Il revient sur son parcours et son regard sur le street art.

    

Dès ses premiers pas dans le milieu, C215 a réussi à se faire une place. "J'ai eu la chance d'être repéré par un artiste très célèbre qui s'appelle Banksy. J'ai aussitôt exposé dans des galeries et des musées, raconte l'artiste. Mais la plus grande galerie pour nous, c'est la rue."

"Adolescent, j’avais un peu taggé, mais ça n’avait rien de sérieux. Je n’ai pas fait d’école de Beaux Arts, ni de graphisme, mais des études d’histoire, de langue et d’économie. Je suis passionné par la Renaissance et je voulais une formation humaniste. J’ai tenté de collecter les savoirs pour devenir moi-même un humaniste moderne. Et je pensais que ça m’emmènerait vers de vrais métiers. J’ai donc été historien de l’art pour les Compagnons du devoir, puis chargé d’études pour le syndicat du meuble. Ensuite j’ai travaillé pour un industriel du textile, j’étais responsable export, je vendais du jacquard et des soies. Mais l’art m’a rattrapé !"

"Quand j’ai commencé, en 2006, la plupart des pochoirs étaient moches ! Là aussi, j’ai voulu aller à rebours. Ce n’était pas le sens qui m’intéressait plus, mais l’esthétique. Et au-delà de l’esthétique, l’identité. L'atelier est une sorte de caverne platonicienne où je m'isole. J'y passe des heures, des jours et parfois des semaines, à découper à la main des photographies que je transforme en pochoirs de manière artisanale, à imaginer de nouvelles créations, à méditer sur celles que je prépare, à réfléchir sur mon métier, aussi."

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