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L'olympisme en action

par le Musée Olympique

Publication : 16 septembre 2019
Le sport au service de l’humanité

Entre le poids de l’histoire et le poids des médailles, les Jeux olympiques rassemblent les peuples.

L’occasion rêvée pour en savoir encore plus, en cliquant sur

les thèmes du set documentaire

Sa philosophie

L'Olympisme est une philosophie de la vie, exaltant et combinant en un ensemble équilibré les qualités du corps, de la volonté et de l'esprit. Alliant le sport à la culture et à l'éducation, l'olympisme se veut créateur d'un style de vie fondé sur la joie dans l'effort, la valeur éducative du bon exemple et le respect des principes éthiques fondamentaux universels.

Langage universel empreint de valeurs positives, le sport et l’Olympisme peuvent être considérés comme vecteurs d’espoir. En effet, les valeurs olympiques que sont l'excellence, le respect et l'amitié visent le mieux-vivre ensemble et encouragent donc la paix.

La poursuite de la paix 

L’Olympisme est une philosophie de vie, exaltant et combinant en un ensemble équilibré les qualités du corps, de la volonté et de l’esprit. Alliant le sport à la culture et à l’éducation, l’Olympisme se veut créateur d’un style de vie fondé sur la joie dans l’effort, la valeur éducative du bon exemple et le respect des principes éthiques fondamentaux universels. 

Ses valeurs humanistes

Le but de l’Olympisme est de mettre le sport au service du développement harmonieux de l’homme en vue de promouvoir une société pacifique, soucieuse de préserver la dignité humaine. 

Encourager l’effort

Viser l’excellence

« Encourager l’effort » vient de la devise olympique « Citius, Altius, Fortius » et du principe fondamental de l’Olympisme, qui stipule que « l’Olympisme se veut créateur d’un style de vie fondé sur la joie dans l’effort, la valeur éducative du bon exemple ». 

Dans l'idéal olympique, cette valeur exprime le fait de donner le meilleur de soi-même, sur le terrain ou dans la vie de tous les jours, sans se mesurer aux autres, afin d'atteindre avant tout des objectifs personnels avec détermination. Il ne s'agit pas seulement de gagner, mais surtout de participer, de progresser par rapport à ses propres buts, de donner le meilleur de soi au quotidien et de tirer parti de la force combinée du corps, du mental et de la volonté.

Préserver la dignité humaine

Faire preuve de respect

« Préserver la dignité humaine » se fonde sur plusieurs principes fondamentaux : le respect des principes éthiques fondamentaux universels, la préservation de la dignité humaine et la pratique du sport comme un droit de l’homme. 

Cette valeur renvoie à la volonté de bâtir un monde meilleur et en paix à travers la solidarité, l'esprit d'équipe, la joie et l'optimisme dans le sport. Les Jeux Olympiques inspirent l'humanité à dépasser les différences d'ordre politique, économique, racial, religieux ou de genre, et à forger des amitiés malgré ces différences. Les athlètes expriment cette valeur à travers les liens durables qu'ils tissent avec leurs coéquipiers et leurs concurrents.

Favoriser l’harmonie

Célébrer l’amitié

« Favoriser l’harmonie » implique la combinaison en un ensemble équilibré des qualités du corps, de la volonté et de l’esprit. Le sport doit donc être au service du développement harmonieux de l’homme.

Cette valeur comprend le respect de soi et de son corps, le respect des autres, des règles et de l'environnement. Elle renvoie au fair-play dont tout athlète doit faire preuve, ainsi qu'à la lutte contre le dopage.

La fiche ci-dessous propose des activités et des pistes à explorer en classe autour du thème de la diffusion et de la médiatisation des Jeux Olympiques.

Téléchargez la fiche d'activités

 

Ses symboles

C’est Pierre de Coubertin qui a l’idée du drapeau olympique. Il présente les anneaux et le drapeau en juin 1914 à Paris, à l’occasion du Congrès olympique. La Première Guerre mondiale empêche la célébration des Jeux prévus à Berlin en 1916, Il faudra attendre ceux d’Anvers en 1920 pour voir le drapeau et ses cinq anneaux flotter dans un stade olympique pour la première fois.

Le Baron Pierre de Coubertin est le rénovateur des Jeux. Né en 1863, il consacre sa vie à la réforme de l’éducation de la jeunesse en France. Fasciné par le système éducatif anglais qui inclut le sport dans les programmes scolaires (chose tout à fait nouvelle à l’époque), il essaie de convaincre ses contemporains en France que le sport peut être bénéfique pour les jeunes. Tout le monde ne partage pas son avis et Coubertin cherche un moyen de faire évoluer les mentalités. C’est alors qu’une idée se dessine dans son esprit : le rétablissement des Jeux Olympiques. Si ce n’est pas la première tentative de rétablissement des Jeux, Coubertin leur apporte une dimension internationale et moderne et parvient à les faire perdurer dans le temps. Pour lui les Jeux ne sont toutefois pas une fin en soi, mais s’inscrivent dans un projet plus vaste, celui de l’éducation par le sport.

Pierre de Coubertin © 1894 / Comité International Olympique (CIO) 

Les valeurs et la signification de l’Olympisme sont exprimées par le symbole olympique des cinq anneaux et par les autres éléments identitaires olympiques : la flamme, le relais, la devise, la maxime, l’hymne et les serments.

Les cinq anneaux

Symbole très puissant, les cinq anneaux sont la représentation visuelle de l’Olympisme. Ils ont été dessinés par Pierre de Coubertin lui-même. Les cinq anneaux représentent les cinq continents. Ils sont entrelacés pour indiquer l’universalité de l’Olympisme et la rencontre des athlètes du monde entier au moment des Jeux Olympiques. Sur le drapeau olympique, les anneaux apparaissent sur un fond blanc. Combinées de cette façon, les six couleurs du drapeau (bleu, jaune, noir, vert, rouge et blanc) représentent toutes les nations. Il est donc faux de croire que chacune des couleurs est associée à un continent précis. 

Photothèque © Musée olympique

 

 

Aujourd’hui le symbole compte parmi les plus reconnus de la planète. Son utilisation est soumise à des règles très strictes, édictées par le CIO. Il est important de préciser qu’il existe un seul symbole olympique. 

 

La flamme et le relais

Avec le drapeau, la flamme olympique et le relais sont les éléments les plus connus des Jeux. Dans le cadre des Jeux modernes, la flamme olympique est l'expression des valeurs positives que l'être humain associe depuis toujours à la symbolique du feu.

La symbolique du feu

De tout temps, le feu occupe une place très importante dans la vie de l’homme. La connaissance du feu, sa maîtrise et son utilisation figurent parmi les conquêtes les plus importantes de l’humanité. La place qu’occupe le feu dans les croyances de la plupart des peuples le prouve. Les Grecs de l’Antiquité, par exemple, expliquent la présence du feu sur terre à travers le mythe de Prométhée.

L’origine divine du feu en fait un élément sacré. Les Grecs faisaient brûler un feu en permanence devant les principaux temples. La pureté de ce feu était garanti par la technique d’allumage : la flamme était obtenue par les rayons du soleil. Captés au centre d’un récipient appelé skaphia, l’ancêtre du miroir parabolique utilisé aujourd’hui pour l’allumage de la flamme olympique, les rayons provoquaient une chaleur intense qui permettait l'obtention d'une flamme.

Le feu à Olympie

Au sanctuaire d’Olympie, là où se déroulaient les Jeux Olympiques de l’Antiquité, une flamme brûlait en permanence sur l’autel de la déesse Hestia situé dans le Prytanée (bâtiment utilisé pour les grands banquets offerts aux athlètes à la fin des Jeux). Obtenu également par la chaleur des rayons solaires, ce feu servait à allumer les autres feux du sanctuaire. De tels feux étaient allumés sur les autels de Zeus et d’Héra, situés devant leur temple. En l’honneur des dieux, des sacrifices d’animaux avaient lieu au même endroit. Aujourd’hui il ne reste plus aucune trace des autels, mais la cérémonie actuelle d’allumage de la flamme olympique devant le temple d’Héra rappelle ces faits.

L'allumage de la flamme olympique

De nos jours tout commence à Olympie, en Grèce. À quelques mois de l'ouverture des Jeux, une cérémonie est organisée sur le site antique de Jeux Olympiques. La flamme est allumée devant les ruines du temple d'Héra par des actrices jouant le rôle des prêtresses. La chorégraphie et les costumes utilisés lors de la cérémonie sont inspirés de ceux de l'Antiquité. La flamme est allumée à la manière ancienne grâce aux rayons du soleil recueillis dans le miroir parabolique. La flamme olympique ne peut être allumée que de cette façon. La flamme est placée dans une urne et transportée dans le stade antique où elle est remise au premier relayeur par la grande prêtresse chargée de cette opération. Ce processus est effectué plusieurs mois avant l'ouverture des Jeux pour permettre au relais de la flamme de s’acheminer jusqu'à la ville hôte.

Et s’il n’y a pas de soleil ?

Par précaution, un jour de beau temps avant la cérémonie officielle, une flamme est allumée selon le procédé traditionnel. De cette manière, même si le ciel est couvert le jour de la cérémonie, la torche peut être allumée à partir de cette flamme conservée dans une lampe de sécurité.

La flamme

 

La flamme rappelle les Jeux Olympiques de l’Antiquité, pendant lesquels un feu sacré brûlait sur l’autel de Zeus. En revanche, la symbolique du relais ne remonte pas à ces Jeux, mais plutôt aux courses aux flambeaux, les lampadédromies, organisées à Athènes en l’honneur des dieux du feu. Aux Jeux Olympiques modernes, un feu est allumé pour la première fois dans le stade à Amsterdam, en 1928. Le relais de la flamme est quant à lui instauré seulement à l’occasion des Jeux de Berlin en 1936.

L’importance du premier et du dernier relayeur

Parmi les milliers de relayeurs, le premier et surtout le dernier (qui allumera la vasque dans le stade pendant la cérémonie d’ouverture des Jeux) sont choisis pour la relation particulière qu’ils entretiennent avec le pays de la ville hôte des Jeux. Ils sont tous porteurs de messages très forts :

  • Tokyo 1964 : Le dernier relayeur Yoshinori Sakai est choisi car il est né à Hiroshima le jour même du largage de la bombe atomique sur la ville
  • Sydney 2000 : la dernière relayeuse Cathy Freeman est choisie pour incarner la cause des Aborigènes d’Australie

La devise et la maxime

Une devise est une phrase ou quelques mots traduisant une manière de vivre, un code de conduite. La devise olympique se compose de trois mots latins :

CITIUS-ALTIUS-FORTIUS, ce qui signifie PLUS VITE - PLUS HAUT – PLUS FORT

Devise

Ces trois mots encouragent l’athlète à donner le meilleur de lui-même au moment de la compétition. Pour mieux comprendre la devise, on peut la comparer à la maxime olympique :

L’important dans la vie n’est pas de vaincre mais de lutter. L’essentiel n’est pas d’avoir gagné mais de s’être battu.

Ensemble, la devise et la maxime olympiques représentent un idéal auquel Coubertin croit et dont il fait la promotion comme une leçon de vie importante découlant de la participation à une activité sportive et aux Jeux Olympiques. Donner le meilleur de soi-même et s’efforcer d’atteindre l’excellence personnelle est un objectif louable. C’est une leçon qui continue de s’appliquer aujourd’hui, non seulement aux athlètes mais aussi à chacun de nous.

Les trois mots latins deviennent la devise olympique en 1894, date de la création du CIO. C’est Pierre de Coubertin qui propose cette devise empruntée à son ami Henri Didon, un prêtre dominicain qui enseignait le sport à ses élèves près de Paris. L’idée de la maxime remonte à plus tard, suite à un sermon prononcé par l’Evêque de Pennsylvanie, Ethelbert Talbot, durant les Jeux de Londres en 1908.

L’hymne et les serments

L’hymne et les serments olympiques (de l’athlète, de l’arbitre et de l’entraîneur) font partie du protocole officiel des cérémonies d’ouverture des Jeux Olympiques. Les personnes qui les prononcent, originaires du pays organisateur, tiennent un coin du drapeau olympique pendant qu'ils parlent.

 L’hymne olympique a été composé par Spiros Samaras (musique) et Kostis Palamas (paroles). Joué pour la première fois en 1896, à l’occasion des premiers Jeux Olympique modernes d’Athènes, il ne devient l’hymne officiel du Comité International Olympique qu’à partir de 1958.

Comme les athlètes des Jeux antiques, les athlètes modernes prêtent serment. Ce texte, écrit par Pierre de Coubertin, est prononcé pour la première fois lors des Jeux d’Anvers en 1920. Le serment des arbitres est intégré dans les cérémonies d’ouverture des Jeux Olympiques en 1972 ; le serment des entraîneurs lors de ceux de Londres en 2012.

Il est important de souligner que les serments ont été modifiés dans le temps afin de répondre à la nature changeante de la compétition sportive. Par exemple, des mots concernant le dopage ont été rajoutés au serment de l’athlète des Jeux de Sydney en 2000.

La Trêve olympique

La tradition de la Trêve olympique a été établie dans la Grèce antique au IXe siècle avant J.C. par trois rois qui avaient signé un traité de paix pour la durée des Jeux, afin de garantir la sécurité des athlètes et des spectateurs allant et revenant des Jeux. 

La trêve sacrée était une période de paix qui permettait à chaque cité de se réconcilier. Quiconque violait cette trêve était sanctionné et exclus des Jeux. Cette trêve était dite sacrée car pendant plus de mille ans, les Jeux se sont déroulés sans problème et cela, selon les légendes, grâce à Dieu. Ces trêves étaient rares car les cités étaient quasiment tout le temps en guerre. Cette période rassemblait les grecs et partageaient tous ensemble : courage, beauté, amour... 

Aujourd'hui, la Trêve olympique est symbolisée par la colombe de la paix, avec la traditionnelle flamme olympique en arrière-plan. Elle représente les idéaux du CIO et l'ambition de bâtir un monde meilleur et en paix grâce au sport.

Jeux de l’Antiquité

Les Jeux Olympiques tels que nous les connaissons aujourd’hui ont une longue histoire qui remonte à l’Antiquité. Si certains éléments de ces Jeux ont été repris « tels quels » lors de l’instauration des Jeux Olympiques modernes, d’autres ont été écartés ou modifiés.

Tout commence en Grèce, dans le Péloponnèse, il y a 3 000 ans environ. Des concours sportifs sont organisés à Olympie et sont désignés d’après le nom du site, soit les « Jeux Olympiques ». On ne sait pas exactement quand ils commencent, mais leur première trace écrite date de 776 av. J.-C. Il est difficile de connaître l’origine exacte des Jeux de l’Antiquité. Il existe de nombreuses versions tentant de l’expliquer. Historiquement, les Jeux sont instaurés afin de donner une unité au monde hellénique, alors fragmenté en cité-états, constamment en guerre. La mythologie se mêle à l’histoire, et on explique souvent les événements vécus à cette époque comme des conséquences de l’intervention des dieux.

Ces Jeux ont lieu tous les quatre ans. Cette période de quatre années prend le nom d’Olympiade et sert de système de datation : le temps ne se compte pas en années, mais en Olympiades.

Représentation d’Héraklès (Hercule pour les Romains) luttant contre le lion de Némée. © CIO / Chaman Atelier Multimédia

Les Jeux Panhelléniques

Les Jeux organisés à Olympie sont à l’origine des Jeux Panhelléniques. Ces derniers englobent :

  • les Jeux d’Olympie (Jeux Olympiques) : tous les quatre ans
  • les Jeux de Delphes (Jeux Pythiques), 582 av. J.-C. : tous les quatre ans (3e année de chaque Olympiade)
  • les Jeux de l’Isthme de Corinthe (Jeux Isthmiques), dès 580 av. J.-C. : tous les deux ans (2e et 4e année de chaque Olympiade)
  • les Jeux de Némée (Jeux Néméens), dès 573 av. J.-C. : tous les deux ans (2e et 4e année de chaque Olympiade)

Les Jeux Panhelléniques ont la particularité de rassembler le monde grec (pan = tout, hellène = grec) à une époque où la Grèce n’est pas encore un état mais est formée de cités-états (communautés politiquement et économiquement indépendantes). De la Grèce et de ses colonies (Italie, Afrique du Nord et Asie Mineure), les gens se déplacent pour participer ou assister aux Jeux, animés par un sentiment commun : leur appartenance à une même culture et à une même religion. Les quatre Jeux Panhelléniques n’ont jamais lieu dans la même année.

L’athlète

Devant une sculpture ou une scène peinte sur un vase, on peut facilement reconnaître un athlète à sa nudité. En effet, pour l’entraînement et les compétitions, les athlètes sont toujours nus car ils doivent refléter l’idéal d’un équilibre harmonieux entre le corps et l’esprit. Selon cet idéal, celui qui entraîne son corps peut développer aussi son esprit.

Gymnase et palestre

Chaque cité grecque a son gymnase et sa palestre. C’est là que s’entraînent les athlètes et que les jeunes garçons reçoivent leur éducation. L’enseignement, très complet, comprend l’exercice du corps et de l’esprit : éducation physique, musique, arithmétique, grammaire, lecture.

Hygiène et soins corporels

Lorsqu’il arrive au gymnase ou à la palestre, l’athlète se déshabille complètement. Ainsi privé de ces vêtements, l’athlète doit protéger sa peau. Pour se préparer à l’entraînement, il s’enduit le corps d’huile d’olive et le recouvre ensuite de sable fin. L’huile et le sable servent à régulariser la température du corps, à le protéger du soleil et des coups de bâton que l’entraîneur peut lui infliger si les exercices ne sont pas faits correctement ! Après l’entraînement, l’athlète prend son strigile, sorte d’instrument recourbé, et racle la sueur, l’huile et le sable de sa peau. Il termine ensuite sa toilette avec de l’eau et une éponge. À l’occasion des compétitions, l’athlète soigne sa peau de la même manière.

La sélection des participants aux Jeux

Les principaux critères de participation aux Jeux sont au nombre de trois. Il faut être un homme, être d’origine grecque et être libre. Les femmes, les esclaves et les étrangers sont exclus. La plupart des athlètes sont issus de familles riches. Si on ne peut pas parler d’amateurs ou de professionnels comme on l’entend de nos jours, seuls les meilleurs sont admis aux Jeux. Les participants s’entraînent individuellement pendant des mois, puis, quatre semaines avant les Jeux, ils se rendent à Elis, cité proche d’Olympie, pour retrouver tous les autres participants. Une sélection détermine ceux qui peuvent se rendre à Olympie. Ils prêtent alors serment, promettant ainsi de participer aux compétitions avec loyauté et dans le respect des règles.

Les femmes sont exclues des Jeux à Olympie et ne peuvent y accéder en tant que spectatrices que si elles ne sont pas encore mariées. Malgré cela, des concours de course à pied pour les jeunes filles sont attestés à Olympie et dans d’autres lieux antiques.

Les sports au programme

Les Jeux Olympiques sont célébrés durant plus d’un millénaire et connaissent de nombreux changements. A leur apogée (autour du 5e siècle avant J.-C.), ils durent cinq jours et les compétitions sportives occupent une place centrale. Le programme des Jeux Olympiques ne comporte que des sports individuels, les sports d’équipe sont absents. Les compétitions ont lieu dans le stade et sur l’hippodrome.

Les athlètes ainsi que les juges prêtent le serment d’agir dans le respect des règles. Ont lieu ensuite les concours pour les trompettistes et les hérauts, dont les gagnants auront l’honneur de faire les annonces tout au long des Jeux. Précédés par la trompette, le nom de l’épreuve, l’arrivée des concurrents et le nom des vainqueurs sont proclamés bien fort par ces véritables « speakers » de l’époque.

 

Les compétitions hippiques se déroulent sur l’hippodrome. L’épreuve reine est la course des quadriges, chars tirés par quatre chevaux. Il y a aussi les courses de chars tirés par des poulains et une course de chevaux montés. Les vainqueurs ne sont ni les jockeys, ni les auriges (conducteurs de chars), mais les propriétaires des chevaux. C’est ainsi que Kyniska de Sparte, femme et propriétaire d’une écurie, a pu devenir championne olympique.

Le pentathlon a lieu dans le stade pendant l’après-midi. Il comporte cinq épreuves : lancer du disque, saut en longueur, lancer du javelot, course et lutte.

Le lancer du disque : pratiqué sans élan. Tous les athlètes utilisent le même disque.

Le saut en longueur : utilisation d’haltères en pierre ou en métal, de forme variable. L’épreuve consiste probablement en une suite de cinq sauts à pieds joints et sans élan, ce qui suppose de l’harmonie et un sens du rythme. Le rythme est souligné par un joueur de flûte qui est souvent représenté sur les vases à côté des sauteurs.

Le lancer du javelot : utilisation d’une lanière de cuir fixée sur la hampe du javelot afin de lui conférer une rotation supplémentaire.

Ces trois disciplines se pratiquent uniquement dans le cadre du pentathlon. La course et la lutte, en revanche, se pratiquent également hors pentathlon, comme discipline particulière.

Le stade à Olympie est rectangulaire et non pas ovale comme aujourd’hui. Son sol est en terre battue. Il est délimité par des talus herbeux sur lesquels s’assoient les spectateurs. Les officiels (organisateurs et juges, les Hellanodices) bénéficient d’une tribune.

Ce jour est considéré comme le point culminant des Jeux. Il est réservé au grand sacrifice : cent bœufs sont abattus en l’honneur de Zeus et d’autres divinités. La viande est partagée lors d’un repas auquel assistent tous les participants aux Jeux.

 

Les courses à pied se déroulent dans le stade. Il existe plusieurs types de courses :

 

  • La course du stade couvre une longueur de stade, soit environ 192 m.
  • Le diaulos comporte deux longueurs ou double stade.
  • Le dolichos est une course de longue distance (de 7 à 24 stades).

La course en armes (à Olympie, il s’agit d’un diaulos), est une course où les athlètes sont revêtus d’un casque et de jambières et portent un bouclier. Les concurrents prennent place sur une ligne de départ signalée par des pierres en calcaire blanc. Une barrière s’abaisse pour signaler le départ. La course s’effectue en ligne droite. Pour les longues distances, les concurrents contournent une borne ou un poteau à chaque fin de stade.

L’après-midi est consacré aux sports de combat : pugilat (boxe), lutte et pancrace. C’est par tirage au sort que les concurrents savent avec qui ils vont combattre. Il n’existe pas de catégories de poids comme aujourd’hui. Pour mettre fin au combat, un des adversaires peut lever le doigt, scène représentée sur certains vases.

  • Le pugilat : Les mains des pugilistes sont protégées par de longues lanières de cuir. Ces ancêtres des gants de boxe subissent de nombreuses modifications au cours des Olympiades. Des pièces de métal sont même ajoutées sur les jointures des mains, rendant ainsi les coups beaucoup plus violents.
  • La lutte : les lutteurs combattent debout, à mains nues. Il existe différentes prises. Celui qui touche le sol à trois reprises au moins a perdu. Le pancrace : sorte de lutte qui autorise tous les coups, à part mordre, arracher les yeux et introduire les doigts dans le nez de l’adversaire.

 

Cinquième jour

Les vainqueurs sont à l’honneur. Dans le stade, ils sont couverts de rubans et reçoivent des palmes. On leur remet ensuite des couronnes d’olivier lors d’une cérémonie solennelle. Enfin, les vainqueurs sont conviés à un banquet avec les politiciens et les juges.

 

La tricherie et les amendes

Lorsque les athlètes ne respectent pas les règles, le juge sévit directement pendant le concours en usant du fouet. Pour des fautes plus graves, les athlètes doivent payer une amende. Avec cet argent, on fait ériger des statues de Zeus à Elis et à Olympie, et on inscrit les noms des tricheurs sur leur socle. À Olympie, ces statues (les Zanes) sont disposées le long du chemin qui mène au stade ; à Elis, elles sont placées dans le gymnase. De cette manière, on rappelle aux athlètes l’exemple à ne pas suivre !

Jeux olympiques modernes

Les Jeux Olympiques (JO) sont uniques. Des athlètes du monde entier y participent. Leurs exploits sont suivis, de près ou de loin, par des centaines de millions de spectateurs. Les cinq anneaux représentés sur le drapeau olympique symbolisent cette rencontre internationale.

Un événement sportif pas comme les autres

Pourquoi les Jeux Olympiques sont-ils si différents des autres événements sportifs ? Organisés tous les quatre ans, les JO sont la plus grande fête sportive par le nombre de sports au programme, par le nombre d’athlètes présents et par le nombre d’individus de différentes nations réunis en même temps dans un même lieu. Les JO sont un évènement ponctuel, mais ils s’inscrivent dans un cadre plus large qui est celui du Mouvement olympique. Ce Mouvement a pour mission de favoriser la pratique du sport dans le monde et de faire connaître ses valeurs. C’est précisément dans cet esprit que les Jeux Olympiques sont organisés et célébrés.

Les Jeux d’été et les Jeux d’hiver

Les Jeux Olympiques regroupent les Jeux de l’Olympiade (= les Jeux d’été) et les Jeux Olympiques d’hiver. La première édition des Jeux d’été de l’ère moderne se déroule en 1896 à Athènes (Grèce) ; celle des Jeux Olympiques d’hiver, en 1924 à Chamonix (France). Le mot Olympiade désigne la période de quatre ans qui sépare chaque édition des Jeux d’été.

Jusqu’en 1992, les Jeux d’été et les Jeux d’hiver ont lieu la même année. Puis, les Jeux d’hiver sont décalés de deux ans par rapport aux Jeux d’été. Les Jeux d’été et d’hiver continuent d’être organisés respectivement tous les quatre ans.

Aux Jeux d’été, les athlètes pratiquent une grande variété de compétitions sur piste, sur route, sur gazon, dans l’eau, sur l’eau, à l’extérieur et dans les salles omnisports. 28 sports au total.

Aux Jeux d’hiver, les athlètes pratiquent des sports sur la neige et sur la glace, à l’extérieur et à l’intérieur. 7 sports au total.

C’est le Français Pierre de Coubertin qui est à l’origine de ce grand projet. D’autres avant lui ont essayé, mais en vain. S’inspirant des Jeux Olympiques de l’Antiquité, Coubertin décide de créer les Jeux Olympiques modernes. Dans ce but, il fonde à Paris en 1894 le Comité International Olympique (CIO). Le nouveau Comité se fixe comme objectif d’organiser les premiers Jeux Olympiques de l’ère moderne.

La date de ces premiers Jeux, 1896, marque le début d’une aventure exceptionnelle qui dure maintenant depuis plus d’un siècle !

SERIOUS GAME

Un stade olympique doit respecter l’environnement, répondre aux besoins des jeux et au-delà, être utile à la population et à l’économie locale. Il faut faire les bons choix pour que le futur stade soit durable et décrocher ainsi son diplôme. A vous de jouer !

 

Les caractéristiques des jeux olympiques modernes

Les emprunts du passé

Les racines des JO remontent à l’Antiquité grecque. Lors de la première édition des Jeux modernes, en 1896, les références à la période antique sont nombreuses :

  • Les Jeux ont lieu à Athènes, en Grèce, pays où avaient lieu les Jeux Olympiques de l’Antiquité.
  • La majorité des compétitions se déroulent dans l’ancien stade (le stade panathénaïque), restauré pour l’occasion.
  • La plupart des sports au programme des Jeux antiques se retrouvent au programme des premiers Jeux modernes.
  • Les organisateurs inventent une course inspirée d’un événement historique qui remonte à l’Antiquité : le marathon.

De façon globale, les Jeux modernes invitent à un monde plus pacifique. La Trêve olympique qui promulgue l’arrêt des conflits reprend le concept de la trêve observée pendant les Jeux de l’Antiquité.

Sacrée et respectée dans toute la Grèce antique, la Trêve olympique annoncée par des messagers avant les Jeux, permettait aux spectateurs, sportifs et officiels d’aller et revenir d’Olympie en traversant en toute sécurité les nombreuses zones de conflit. Aujourd’hui, la Trêve olympique est l’objet d’une résolution des Nations Unies, qui demande la cessation des hostilités autour de la période des Jeux, et la recherche de moyens de dénouement pacifique dans les zones de tension. Les athlètes qui soutiennent cette initiative sont invités à signer un « mur de la trêve » situé dans le village olympique.

Je suis né à Olympie…

Le poète Pindare a célébré Olympie, la terre natale des jeux olympiques. Les organisateurs des J.O. 2004 d'Athènes s'en sont souvenus : le premier vers du poète figure sur les médailles.

 

Médaille JO 2004, cndp.fr/archive-musagora

 

Les innovations

Si les Jeux Olympiques modernes s’inspirent du passé, ils s’en distinguent aussi. Dès le début, Coubertin propose :

  • Des Jeux laïcs. Les Jeux modernes sont laïcs et se différencient donc complètement des Jeux de l’Antiquité dédiés aux Dieux.
  • Des Jeux en mouvement. Contrairement aux Jeux Olympiques de l’Antiquité, chaque édition des JO modernes a lieu en principe dans un pays et dans une ville différents.
  • Des Jeux plus longs. Dans l’Antiquité, les Jeux se déroulent d’abord sur une journée, et finalement sur cinq.

Aujourd’hui la durée officielle est de 16 jours maximum. Ensuite, les JO évoluent en permanence :

Dès 1896, des athlètes de tous les pays. Les Jeux anciens étaient réservés aux citoyens grecs, mâles et libres. Dès le début, la participation aux Jeux modernes est ouverte aux athlètes du monde entier. Les 245 participants à Athènes en 1896 viennent de 14 pays différents. C’est à partir des Jeux de Stockholm (Suède), en 1912, que des délégations nationales des cinq continents sont présentes : l’universalité des Jeux Olympiques modernes se confirme. Aujourd’hui, les Jeux d’été accueillent des athlètes provenant de tous les pays du monde, sans exception.

Dès 1900, des femmes aux Jeux. Comme dans l’Antiquité, les athlètes femmes sont absentes de la première édition des JO modernes. En 1896 à Athènes, seuls les hommes participent aux compétitions. A cette époque, les sportives doivent faire face à beaucoup de préjugés : on craint qu’elles perdent leur féminité, qu’elles soient trop musclées ou encore qu’elles deviennent stériles. Elles doivent donc combattre ce genre de mentalité et, petit à petit, faire leur place aux Jeux. Leur première participation a lieu aux Jeux de Paris (France) en 1900, au tennis et au golf. Par la suite, tout au long du siècle, de plus en plus de sports s’ouvrent à elles (ex. natation dès 1912, athlétisme dès 1928, volleyball dès 1964, aviron dès 1976, cyclisme dès 1984, football dès 1996…), mais il faudra attendre les Jeux de Londres en 2012 avec l’introduction de la boxe féminine pour voir les femmes concourir dans tous les sports au programme. Depuis les Jeux d’Athènes en 2004, plus de 40% des athlètes présents aux Jeux sont des femmes.

JO 1900 Paris

JO Barcelone 1992

JO Beijing 2008

JO 1900 Paris, Tennis, simple Femmes - Hélène PREVOS © 1900 / Comité International Olympique (CIO)
JO Barcelone 1992, Athlétisme, 10000m Femmes - Finale, Derartu TULU (ETH) 1re et Elana MEYER (RSA) 2e . © 1992 / IOPP / SASAHARA, Koji
JO Beijing 2008, Athlétisme, saut à la perche - Finale, Elena ISINBAEVA (RUS) 1re. © 2008 / Kishimoto/IOC / KISHIMOTO, Tsutomus

Dès 1924, des Jeux pour les sports d’hiver. Lorsque Coubertin rétablit les Jeux Olympiques, cela ne concerne que les sports d’été. Dans les années 1920, la popularité des sports de neige et de glace augmente de manière spectaculaire. Certains membres du CIO décident de réagir : en 1924, on organise à titre d’essai une Semaine internationale des Sports d’Hiver à Chamonix (France). 258 athlètes de 16 pays (essentiellement européens et nord-américains) sont présents. Le projet remporte un vif succès et, deux ans après, cette « Semaine » est officiellement reconnue comme les premiers Jeux Olympiques d’hiver. Désormais, des Jeux dédiés exclusivement aux sports de neige et de glace sont définitivement établis.

Aux Jeux de Vancouver (Canada), en 2010, les 2 566 athlètes qui participent aux compétitions proviennent de 82 pays très divers, allant du Ghana au Brésil, et de la Nouvelle Zélande au Pakistan.

Dès 1984, des sportifs professionnels aux Jeux. Les Jeux Olympiques modernes ont longtemps été réservés aux athlètes amateurs, selon les souhaits de Pierre de Coubertin. Cette règle est supprimée par le Comité International Olympique en 1984 (Jeux de Los Angeles), date à partir de laquelle les sportifs professionnels ont aussi la possibilité de concourir.

 

 

Les affiches olympiques

L’affiche est un support papier qui permet de communiquer visuellement des connaissances ou des messages dans des lieux publics. L’affiche a ses racines dans l’Antiquité : en Grèce, des panneaux de bois mobiles appelés axons servaient à informer la population des décisions prises par les autorités ; les citoyens romains consultaient l’album public, un mur blanchi à la chaux où étaient inscrites les décisions officielles.

Les JO à l’affiche

Qu’est-ce qu’une affiche olympique ?

Une affiche olympique communique des informations directement liées aux Jeux Olympiques (JO). Chaque édition des JO donne naissance à un grand nombre d’affiches sur des thèmes divers : le relais de la flamme, les sites de compétition, les sports au programme, les mascottes, le recrutement des volontaires, le festival culturel, etc.

Qu’est-ce qu’une affiche olympique officielle ?

L’affiche olympique officielle annonce les JO. Choisie par le comité d’organisation des Jeux Olympiques (COJO), elle permet, grâce à son graphisme, d'identifier facilement les Jeux Olympiques, devenant en quelque sorte une ambassadrice des JO. Les premiers Jeux Olympiques modernes ont lieu à Athènes (Grèce) en 1896. Aucune affiche officielle n’est réalisée pour assurer la promotion de cette édition des JO. Il faut attendre les Jeux de Stockholm (Suède) en 1912 pour qu’une affiche officielle soit réalisée. Depuis 1912, les villes hôtes sont chargées d’organiser la promotion et la publicité de chaque édition des Jeux. En 1924 ont lieu les premiers Jeux Olympiques d’hiver ; depuis, des affiches olympiques officielles sont produites aussi bien pour les Jeux d’été que pour les Jeux d’hiver.

Ouverture sur le monde

Les affiches olympiques officielles retracent visuellement l’histoire et l’atmosphère de chaque édition des Jeux Olympiques. Elles sont le témoin des styles et des valeurs du moment ainsi que du contexte social et politique de leur époque. L’étude des affiches olympiques permet de suivre l’histoire des JO. C’est aussi un moyen d’entrer en contact non seulement avec une époque, mais aussi avec une culture, celle de la nation hôte des Jeux. Les affiches olympiques deviennent ainsi de véritables petites fenêtres ouvertes sur le monde.

La lecture d’une affiche olympique

Affiche officielle des Jeux Olympiques d’été : Rome 1960

Artiste : Armando Testa (1917-1992)

Dimensions : 99,5 x 70 cm

Procédé d’impression : Lithographie

Tirage : 290 000 exemplaires, en 11 langues

Le contexte

Rome (Italie) est désignée pour organiser les Jeux de 1960. Les JO fournissent à la ville l’occasion de mettre en avant son riche passé : parallèlement à la construction de nouvelles infrastructures sportives, des sites antiques sont restaurés et utilisés pour des épreuves olympiques ; les épreuves de lutte se déroulent dans la basilique de Maxence, la gymnastique dans les thermes de Caracalla, et l’arc de triomphe de Constantin sert de ligne d’arrivée pour le marathon.

L’affiche représente la partie supérieure d’une colonne : un chapiteau historié (= orné de personnages) avec à son sommet un animal allaitant deux enfants. L’image est complétée par du texte, des dates et les anneaux olympiques.

La louve allaitant Romulus et Remus

La louve allaitant Romulus et Remus

Le groupe composé de l’animal et des deux enfants fait référence à la fondation légendaire de Rome. Selon la légende, les enfants étaient les fils de Mars, dieu romain de la guerre et les neveux du roi d’Alba Longa. Ce dernier, craignant que les enfants lui contestent sa couronne, les fit déposer dans un panier qui fut ensuite abandonné sur les flots du Tibre. Le panier échoua sur le rivage et les enfants furent recueillis par une louve. Nourris grâce au lait de l’animal, les jumeaux furent ensuite adoptés par un berger. Ils reçurent les noms de Romulus et de Remus. Devenus adultes, les deux frères fondèrent en 753 avant J.-C. la ville de Rome sur le site où ils avaient été découverts par la louve. Plus tard, Romulus tua son frère Remus et devint l’unique maître de Rome. L’image de la louve et des jumeaux se rapporte à la Louve du Capitole (Lupa capitolina) une sculpture du 6e siècle avant J.-C. Abîmée déjà dans l’Antiquité, l’œuvre a été restaurée à la Renaissance. Les jumeaux que nous voyons aujourd’hui datent de cette époque. Cette sculpture est devenue le symbole de la ville de Rome.

Le chapiteau du Belvédère

Le chapiteau représenté sur l’affiche fait référence au chapiteau du Belvédère. Cet élément architectonique a été retrouvé dans les thermes de Caracalla, construits au début du 3e siècle de notre ère. Ces thermes, richement décorés d’œuvres d’art, comportaient des piscines d’eau froide, chaude ou bouillante, des chutes d’eau, un espace pour la pratique de la gymnastique, une grande enceinte destinée à la course et aux jeux, une bibliothèque et des jardins. Le chapiteau du Belvédère a été retiré des thermes de Caracalla pour décorer les palais du Vatican. La présence de ce chapiteau sur l’affiche olympique rappelle, par son allusion aux thermes, l’activité physique chez les Romains. Pour les mêmes raisons, le COJO décida d’organiser les épreuves de gymnastique dans cet édifice.

Les personnages du chapiteau

Le chapiteau représente un athlète nu, en train de déposer une couronne sur sa tête. Dans sa main gauche, il tient une palme. Il est entouré d’autres athlètes couronnés, qui eux sont habillés. Couronnes et palmes sont des symboles de la victoire. Il s’agit donc là d’athlètes victorieux.

 

Le texte et les anneaux olympiques

Sur le haut de l’affiche, on peut lire : « Jeux de la XVII Olympiade, Rome, 25.VIII-11.IX » et au-dessus du chapiteau : « Roma MCMLX ». L’utilisation des chiffres romains renforce l’identité de cette édition des Jeux. Les informations fournies sont exhaustives : genre de la manifestation, édition des Jeux, dates de début et de fin des JO (jour, mois, année). Dans un souci de communiquer l’événement à l’étranger, le texte est traduit en 11 langues. Les anneaux olympiques sont placés entre le nom de la ville et les dates des Jeux. 

Le créateur

Personnage clé du graphisme italien, Armando Testa est très actif dans le domaine de la publicité. Il crée l’agence de publicité Studio Testa en 1956 et travaille pour des clients renommés (les pneus Pirelli, le café Lavazza, la compagnie aérienne Alitalia, etc.). Testa fait preuve d’une créativité peu conventionnelle ainsi que d’un grand sens de l’humour. « Armando Testa » est aujourd’hui une agence publicitaire italienne internationale, qui travaille dans le domaine de la communication (télévision et Internet) en s’inspirant de la vision initiale de son fondateur.

Le style et la composition

L’affiche officielle est mise au concours trois ans avant les Jeux. Dans leur projet, les candidats doivent tenir compte d’un certain nombre d’exigences : l’idée des JO à Rome, les anneaux olympiques et le texte « Jeux de la XVIIe Olympiade – Rome – MCMLX ». 249 projets sont déposés, mais le jury n’en trouve aucun à son goût. Un deuxième concours est proposé. 12 créateurs d’affiches italiens parmi les plus qualifiés sont présélectionnés. C’est le projet d’Armando Testa qui est choisi. Pourtant, on lui demande d’apporter plusieurs modifications tout en conservant la même inspiration et la même ligne artistique d’ensemble. Testa présente alors un nouveau projet, qui encore une fois ne satisfait pas complètement. On lui indique alors plus précisément ce que l’affiche doit contenir : une colonne avec un chapiteau, la louve du Capitole, les anneaux olympiques et le texte déjà mentionné plus haut. Testa exécute l’affiche selon les nouvelles directives. La composition est symétrique et s’articule autour d’un axe central, ce qui renforce l’impression d’équilibre. Le chapiteau et la colonne sont monochromes et se détachent sur un fond blanc. L’artiste a trouvé une combinaison harmonieuse entre les éléments classiques imposés et son style personnel. Il propose une version moderne du chapiteau et de la louve, en simplifiant le dessin (les éléments apparaissent comme des silhouettes).

Quel est le message ?

Louve du Capitole, chapiteau du Belvédère, thermes de Caracalla, JO, l’affiche fait se rencontrer le passé et le présent, la Rome antique et la Rome moderne qui accueille les Jeux Olympiques.

Set documentaire enseignant

Set documentaire - enseignants

 

Ce set documentaire est un document de référence utile à tout enseignant souhaitant se documenter ou préparer un travail en classe sur les Jeux Olympiques et leurs dérivés.

Le set est composé de cinq thèmes comportant des informations simples et pratiques sur les Jeux Olympiques d’été et d’hiver, leur histoire, leur origine antique, leur signification.

A la fin de chaque fiche figurent des propositions d’activités. 

 

 

 

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