Publication : 30 novembre 2015
Voici un cas auquel vous êtes confronté en tant que médecin légiste. À vous de le résoudre. Vous disposez des ressources proposées dans ce dossier.

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Modalités pratiques

  • Discipline : mathématiques
  • Niveau : terminale

 

Découverte du métier

En utilisant le navigateur de votre choix répondez aux questions suivantes :

  • Lister les qualités nécessaires pour exercer ce métier.
  • Identifier les patients du médecin légiste.
  • Indiquer les voies de formation à suivre pour exercer ce métier.

Sites web à consulter :

 

 

À vous de jouer !

Voici un cas auquel vous êtes confronté en tant que médecin légiste. À vous de le résoudre. Vous disposez des ressources proposées dans ce dossier.

 

Cas du décès de M. X

Après autopsie, le procureur de la république vous demande de déterminer l’heure du décès de monsieur X.

Celui-ci a été retrouvé à 19h30, il faisait 22°C dans la pièce, la victime était modérément habillée et pesait 70 kg ; la température du corps était alors de 26°.

Dans un premier temps, à l’aide du nomogramme de Henssge, vous déterminez un intervalle dans lequel se trouve le délai post mortem, puis, vous en déduisez un intervalle dans lequel se trouve l’heure présumée du décès.

Le procureur estimant cet intervalle trop large, vous affinez vos résultats et vous lui rédigez un rapport. Vous devez créer une lettre à en-tête montrant votre parcours universitaire et détaillant vos conclusions.

 

 

Fiche ressources

 

Témoignage d'un professionnel

Cédric, médecin légiste

"Très loin des clichés véhiculés par les séries télévisées en provenance d’outre-Atlantique, le médecin légiste en France n’est pas le médecin des morts mais plutôt le médecin de la violence. Dans 80 à 90 % de ses interventions, il s’occupe de personnes vivantes. Ces personnes de tous âges peuvent être le plus souvent des victimes d’agression, de violences sexuelles ou de maltraitance, mais également des victimes d’accidents domestiques, de la route ou du travail. Seuls les 10 à 20% restant sont dédiés à la thanatologie et donc aux investigations post mortem plus connues du grand public.

Installé à l’interface du monde médical et judiciaire, le médecin légiste se distingue de ses confrères par l’utilisation qu’il fait de ses douze années d’études universitaires car bien qu’elles lui soient absolument indispensables, ses connaissances médicales ne sont que très rarement utilisées pour le soin. Le médecin légiste n’est pas juge, il n’a pas de pouvoir d’investigation et ne peut mener une enquête : il est et reste auxiliaire de justice. Il a le devoir de remplir sa mission avec neutralité, dans le respect de ses patients et de la déontologie médicale,  en conformité avec les données scientifiques les plus récentes.

Outre des qualités d’humanité indispensables, le choix de la médecine légale implique une grande capacité à prendre du recul pour affronter quotidiennement (de jour comme de nuit) des situations dramatiques souvent humainement très difficiles !"

 

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