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Décrochage scolaire et souffrance psychique : le dispositif "fil harmonie"

publication : 29 mars 2013

Derrière le désinvestissement ou l’échec scolaire se cachent parfois des troubles souvent liés à des problèmes individuels (affectifs, cognitifs, familiaux…). Afin d’aider les enseignants et les éducateurs à identifier les situations de décrochage scolaire et à trouver des solutions adaptées, la FSEF (Fondation santé des étudiants de France) a mis en place un dispositif d’écoute téléphonique "Fil Harmonie" dédié aux professionnels de l’académie de Paris.

Décrochage scolaire et souffrance psychique : le dispositif "fil harmonie" (1)

Gérer les cas complexes

La résolution du problème fait appel en priorité aux ressources internes à l’établissement et à la famille.

L’anonymat est garanti tant pour les appelants que pour les jeunes, pour leur permettre d’exprimer leurs difficultés.

Une psychologue clinicienne de la FSEF répond au professionnel qui devient alors, pour Fil Harmonie, le référent de la situation.

Elle collecte les informations puis, sous la responsabilité d’un psychiatre, réfléchit avec les personnels de l’établissement scolaire (infirmière, CPE, professeur principal, direction…) à une solution. Lorsque la situation du jeune le nécessite, une orientation vers une structure adaptée est envisagée.

Repérer les troubles

Si certains troubles sont rapidement repérables (troubles du comportement), d’autres attirent moins l’attention (désinvestissement progressif, absentéisme, décrochage), mais sont tout aussi graves.

L’absentéisme présent dans un tiers des cas est le principal indicateur. Une interruption de cours sans raison apparente peut avoir pour origine une situation de précarité, des jeunes scolarisés sans logements par exemple.

Dans la moitié des cas, il s’agit de jeunes vivant dans une famille monoparentale ou en foyer.

Proposer une orientation thérapeutique

En interne : au sein de l’établissement scolaire : une information systématique du service de santé scolaire est mise en place afin de permettre une évaluation clinique. Puis une réunion de médiation a lieu avec l’élève, la famille, le service éducatif et pédagogique afin de définir une solution. Celle-ci est ensuite proposée au jeune.

En externe : l’équipe de "Fil Harmonie" accompagne le référent dans les démarches auprès des parents, services de santé, services éducatifs ou direction de l’établissement. Elle aide à trouver l’interlocuteur de soins adapté à la situation et recontacte le référent 6 mois après le 1er appel pour s’assurer du suivi ou de la résolution de la situation.

L’orientation thérapeutique se fait, le plus souvent, vers des structures externes à l’établissement (structures publiques, gratuites et adaptées à la situation), car généralement les solutions internes ont déjà été explorées avant le premier appel.

Résultats de l'année 2011 - 2012

Les résultats de l’année 2011 – 2012 montrent que la majorité des cas concerne l’émergence ou l’installation de troubles dépressifs : repli et isolement (20,2 %), tristesse (15,1%), menaces suicidaires (9,2%), comportements auto-agressifs (7,6 %).

Certains comportements se retrouvent en majorité dans certaines filières ou niveaux.

Ainsi au collège, on retrouve en majorité des comportements violents.

Au lycée, ce sont plutôt les addictions. La tristesse, l’isolement et les comportements bizarres étant particulièrement présents en seconde.

Les troubles du comportement alimentaires (TCA) et l’anxiété sont plus fréquents en post-bac.

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