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Polyhandicap

Définition du polyhandicap

Publication : avril 2014
Handicap grave à expressions multiples, le polyhandicap limite beaucoup les capacités d’autonomie et d’expression de la personne.

Jambes d'un jeune polyhandicapé en fauteuil

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Définition

Le polyhandicap (terme apparu vers les années 1970) se définit comme un "handicap grave à expressions multiples associant toujours une déficience motrice et une déficience intellectuelle sévère ou profonde, entraînant une restriction extrême de l'autonomie et des possibilités de perception, d'expression et de relation". Souvent les personnes polyhandicapées souffrent aussi d'insuffisance respiratoire chronique, de troubles nutritionnels, de troubles de l'élimination et de fragilité cutanée.

Les personnes polyhandicapées ne peuvent rien faire par elles-mêmes et ont besoin de l'assistance constante d'une tierce personne pour tous les actes de la vie quotidienne. Elles ne marchent pas, ne parlent pas et donc communiquent peu. Elles sont sujettes à des crises d'épilepsie (dans la moitié des cas). Parfois, elles ne peuvent pas avaler les aliments et doivent être alimentées par sonde gastrique. Cependant, les personnes polyhandicapées comprennent sûrement beaucoup plus de choses qu'elles ne peuvent en dire et il n'est pas toujours facile de saisir ce qu'elles voudraient exprimer. En 1998, on estime à 880 nouveau cas d'enfants polyhandicapés par an et on évalue à 19 600 le nombre d'enfants de moins de 20 ans.

Les causes du polyhandicap

Étant donné la complexité du développement du cerveau, il est difficile de rattacher un cas donné de polyhandicap à une ou plusieurs causes. On sait que le polyhandicap dépend toujours d'un problème cérébral, mais les origines peuvent être diverses :

  • anomalies du développement du cerveau pendant la grossesse liées à des aberrations chromosomiques ou à une anomalie génétique ;
  • anomalies de développement survenant pendant l'accouchement (manque d'oxygène) ou dans le cas d'un enfant de faible poids né très prématurément ;
  • anomalies survenant plus tard à la suite d'une maladie ou d'un accident (traumatisme crânien, noyade, séquelles de méningite, encéphalite).

On s'accorde en général à retenir la répartition suivante pour les causes : 20% génétiques, 20% accidentelles, 20% virales, le reste est inexpliqué.

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