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L'apprentissage

Déficience intellectuelle et insertion, un cas d'école

Publication : 4 décembre 2017
Une formation permettant à de jeunes adultes atteints de déficience intellectuelle légère ou modérée de s’insérer en milieu ordinaire : c’est l’expérience pilote menée par le réseau des Greta d’Auvergne. Explications d’Alexandra Hornung, coordinatrice du dispositif au Greta Riom Volvic.

Déficience intellectuelle et insertion, retour d’expérience

Le dispositif est financé par le Conseil Régional d’Auvergne Rhône-Alpes et appuyé par le rectorat, qui met un personnel à disposition dans le Puy-de-Dôme. Il constitue un sas entre la sortie du système scolaire et une solution d’insertion en milieu ordinaire. Objectif : apporter des outils pour aborder le monde professionnel. En ligne de mire, le plus souvent, des métiers du bâtiment, de la restauration collective ou encore de l’entretien des espaces verts.

À qui s’adresse cette formation ?

"À un public jeune, entre 18 et 30 ans, sachant que la majorité a entre 18 et 20 ans. Certains viennent d’Ulis (unité localisée pour l’inclusion scolaire) lycée. Après la formation FPIPH, ils poursuivent parfois en apprentissage. Ils entrent alors en CFA (centre de formation d’apprentis) et bénéficient du CFAS (CFA spécialisé) pour l’accompagnement dans les matières générales et le suivi en entreprise."

Comment est-elle organisée ?

"C’est ce qu’on appelle un espace permanent. On est en entrées/sorties permanentes, les candidats pouvant être intégrés à tout moment en fonction des places disponibles. La formation de 1 150 heures en moyenne (30 heures par semaine) dure entre 8 et 12 mois. Elle se déroule en alternance, environ 3 semaines en centre, 3 semaines en entreprise."

En quoi consiste-t-elle ?

"La formation concerne essentiellement le positionnement professionnel : normes de l’entreprise, difficultés éventuelles, communication avec les pairs, comprendre une consigne, l’organisation du travail... Elle porte aussi sur des attendus présents à tous les métiers, par exemple les normes d’hygiène et de sécurité. Des temps de sensibilisation à la culture générale ou à l’environnement sociétal permettent aux futurs travailleurs de mieux communiquer. Pour ceux qui souhaitent passer des diplômes, on les prépare au niveau requis. Enfin, elle vise à l’autonomie dans la vie quotidienne, comme de savoir remplir un chèque, les documents administratifs…"

Les candidats sont-ils fixés sur un métier précis dès le départ ?

"Certains arrivent avec un projet déterminé et ont déjà fait des stages. Le projet est alors vérifié, c’est-à-dire que l’on s’assure que dans l’environnement économique local, il est possible de trouver un emploi et qu’ils ont les compétences requises. D’autres jeunes n’ont pas d’idées sur leur orientation professionnelle. D’autres encore ont déjà passé un diplôme, mais savent qu’ils ne souhaitent pas continuer dans cette voie-là."

Parviennent-ils à exercer le métier choisi ?

"Le plus souvent, oui. Avec parfois de bonnes surprises. Par exemple dans le Puy de dôme, une jeune fille atteinte de trisomie 21 est arrivée avec le projet de travailler dans le bien-être. Elle a fini par trouver un contrat saisonnier en tant qu’agent thermal. Ce contrat est renouvelé chaque saison thermale depuis 4 ans. Elle aurait aimé évoluer davantage du côté esthétique, mais cela répond en partie à son projet. Nous avons en moyenne 60 % d’insertion. Des jeunes qui ont suivi la formation travaillent maintenant depuis plus de 10 ans."

Implantation de la formation

Actuellement, quatre Greta dispensent cette formation :

  • Greta Bourbonnais Combrailles (03) - 04 70 08 32 60
  • Greta des Monts du Cantal (15) - 04 71 43 37 26
  • Greta du Velay (43) - 04 71 09 80 20
  • Greta Riom Volvic (63) - 04 73 64 69 60

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