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Les CRP : un nouveau départ pour les travailleurs handicapés

Publication : 5 novembre 2019

Reprendre contact avec le milieu professionnel à la suite d’un accident ou d’une maladie, se former à un nouveau métier, le CRP (centre de réadaptation professionnelle) permet de se réinsérer tout en étant accompagné. Exemple avec le centre Jean-Pierre Timbaud à Montreuil.

le CRP (centre de rééducation professionnelle) permet de se réinsérer tout en étant accompagné

Des équipes au service du stagiaire

Le CRPS (centre de réadaptation professionnelle et sociale) Jean-Pierre Timbaud à Montreuil (93) vise l’insertion en milieu ordinaire de travail. Il propose des formations dans le secteur Tertiaire (secrétariat, comptabilité, gestion de paie), les métiers des Télécommunications et de l’Industrie. Si la plupart des stagiaires ont plus de 30 ans, certains ont moins de 24 ans. Ces formations, de niveau équivalent au BEP/CAP jusqu’au BTS, permettent de découvrir ou redécouvrir le monde professionnel. Tout est fait pour recréer les conditions et contraintes de l’entreprise. Des formateurs certifiés mettent en œuvre une pédagogie adaptée respectant le rythme de chacun et son projet professionnel. Une équipe médico-psycho-sociale (médecins, psychologue, psychiatre, infirmières, ergonome, assistantes sociales et secrétaires sociales) travaille en étroite collaboration avec les formateurs pour soutenir les stagiaires tout au long de leur formation.

Trouver sa voie

Franck, stagiaire au CRP Jean-Pierre Timbaud, a été employé dans l’hôtellerie pendant 20 ans. Il a dû se réorienter à la suite d’une maladie. « J’ai suivi une remise à niveau, pendant six mois, pour déterminer l’orientation qui me convenait le mieux. » C’est dans l’informatique que Franck se dirige. Il prépare une formation qualifiante de Technicien réseau télécommunication d’entreprise, niveau bac pro. Une fois diplômé, il effectue un remplacement de six mois à l’AP-HP (Assistance Publique-Hôpitaux de Paris) dans la téléphonie. « Je devais changer des prises de réseau, installer des écrans… J’y suis resté 3 ans mais ma maladie ayant évolué, j’ai dû à nouveau être réorienté. » Il prépare actuellement le diplôme de Technicien supérieur systèmes et réseaux, de niveau bac+2. « Nous ne sommes pas tous au même niveau et travaillons par petits groupes. Cela favorise une progression individuelle. »

Une insertion très suivie

Au cours de la formation, des stages en entreprise permettent de mettre en pratique les compétences acquises. A la fin, un titre professionnel est délivré par le ministère en charge de l’emploi et un suivi de l’insertion professionnelle est effectué périodiquement pendant 2 ans. Au centre Jean-Pierre Timbaud, les résultats sont significatifs, plus de 94 % de réussite à l’examen et 60 % de placement en entreprise. Le centre est adhérent à la Fagerh (Fédération des associations, groupements et établissements de réadaptations pour les personnes en situation de handicap), qui anime un réseau de 150 établissements de rééducation professionnelle sur toute la France.

Accéder à un CRP

Les formations des CRP sont sanctionnées par des titres professionnels délivrés par le ministère de l’Emploi. Pour en bénéficier, il faut s’adresser à la MDPH (maison départementale des personnes handicapées) afin d’obtenir la RQTH (reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé). Les bénéficiaires sont alors accompagnés par Pôle Emploi ou un Cap Emploi afin de définir le métier auquel ils peuvent être formés (évaluation des limitations de santé, tests, enquêtes métier…). Une fois le projet professionnel défini, la CDAPH (Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées) délivre la décision d’orientation vers une formation professionnelle.

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