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Télétravail : concilier travail et handicap

publication : 24 novembre 2017

Souplesse des horaires, moins de stress et de fatigue… le télétravail peut permettre au professionnel handicapé d’organiser son emploi en fonction de son état de santé. Tout en ayant les mêmes droits que n’importe quel salarié de l’entreprise. Petit tour d’horizon.

Télétravail : concilier travail et handicap

Le télétravail est un mode d’exercice en développement très récent. Un décret du 11 février 2016 précise les conditions de sa mise en œuvre. S’il ne convient pas à tous les types de handicap et à toutes les fonctions, il présente de nombreux avantages. C’est d’abord un véritable outil de maintien dans l’emploi. Il nécessite cependant une bonne préparation associant le télétravailleur, l’entreprise et ses collègues (définition des tâches, visite de l’entreprise, rencontres avec les collègues, réunions régulières, formations…).

Une solution gagnante

Directrice générale adjointe de la ville de St Lô, Agnès Bourre-Fournier est atteinte d’une sclérose en plaques qui engendre, entre autres, une fatigabilité et des problèmes de motricité irréguliers. Le télétravail lui permet de réduire sa mobilité, et donc sa fatigabilité. Au final : plus de confort, un gain de temps et un meilleur équilibre personnel. "C’est gagnant-gagnant. Pour moi, c’est un mode de travail complémentaire et indispensable. Lorsque je dois faire des heures sup, en dehors des réunions, je les fais chez moi. Cette formule est idéale pour maintenir ou avoir un poste à responsabilité."

Une aide à l’adaptation

"Le financement de l’adaptation du poste de travail est pris en charge par le FIPHFP (Fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique), précise Agnès Bourre-Fournier. Un plus pour l’employeur que, souvent, les candidats handicapés ne mettent pas en avant lors du recrutement." Dans le secteur privé, cet aménagement est pris en charge par l'Agefiph (association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées).

Des précautions d’usage

Mais la directrice ne cache pas qu’il est difficile d’être recruté directement en télétravail. "Il est nécessaire d’avoir un temps d’adaptation, de formation au poste. C’est bien pour les personnes déjà en place et connaissant leur travail." Autre préalable : être autonome et maîtriser l’outil informatique.

Il faut par ailleurs rester vigilant aux répercussions sur les conditions de travail : respecter un rythme et des horaires réguliers, séparer vie privée et vie professionnelle... En effet, la question de l’isolement, centrale pour le télétravailleur, l’est plus encore pour les personnes en situation de handicap. Le télétravail ne convient pas à tous les publics, en particulier ceux atteints d’un handicap mental ou psychique.

Trois exemples de recours au télétravail

Adapter les horaires de travail en fonction de ses obligations de soins

Un rendez-vous chez le médecin, une séance chez le kiné… cette forme d’organisation permet de concilier exigence des soins et travail.

Réduire le temps de transport et la fatigue

Le télétravail permet de résoudre, en grande partie, les difficultés de déplacement. Une solution intéressante pour certains handicaps, tel que le handicap moteur notamment.

Reprendre son travail après une maladie ou un accident

Utilisé temporairement, lors d’un mi-temps thérapeutique par exemple, il permet aux personnes en situation de handicap de travailler avec une fatigue compatible avec leur état de santé.

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