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Alternatives à la PACES : les projets mis en place par les universités

publication : 4 juillet 2017
Pour diversifier le profil des étudiants en études de santé, des universités testent des alternatives à la PACES, avec des places réservées pour les plus sérieux des candidats. Alter-Paces, PluriPASS... un même esprit les rassemble : proposer une voie alternative pour intégrer la 2e année de licence (L2). Panorama des différents projets.

Expérimentation PACES

Alter-Paces, PluriPASS, licences spécifiques... un même esprit rassemble les dispositifs testés depuis 2015 : proposer une voie alternative pour intégrer une 2e année de licence (L2) dans l’une des quatre filières médicales (médecine, odontologie, pharmacie et maïeutique). En cas d'échec, les étudiants peuvent ainsi continuer leur cursus sans perdre d'années. 

Les 3 modèles : PluriPASS, Alter-Paces, licence spécifique

Avec le modèle PluriPASS expérimenté à Angers et prochainement à Brest, la PACES est complètement remplacée par un cursus pluridisciplinaire commun aux études de santé. Ce cursus prépare aussi à d'autres licences en santé et permet aussi de se diriger vers des filières ingénieur.

À Angers : le "pluriPASS"

Ce dispositif est unique. La PACES est supprimée, remplacée par un parcours "PluriPASS". Les étudiants suivent un programme mêlant sciences de la vie, sciences de l’ingénieur et sciences humaines et sociales.

Quelle sélection ? En fin de L1, les étudiants candidatent pour intégrer la 2e année de l’une des 4 filières médicales. La sélection est basée sur les notes (contrôle continu) et un oral de motivation. En cas d’échec, l’étudiant peut réessayer en fin de 1er semestre de la L2.

Et en cas d'échec ? Cette licence permet d’accéder à une L3 sciences physiques et chimiques, une L3 sciences du vivant et géosciences, une L3 droit, économie et gestion, une L3 psychologie, une L3 informatique ou encore à une école d’ingénieur.

A la rentrée 2017, l'université d'Angers devrait également ouvrir un dispositif de type "Alter-Paces" en complément de "PluriPass".

 

Le modèle Alter-Paces permet aux étudiants en L2 et L3, parfois dans des filières éloignées du monde médical, de candidater (sur dossier et entretien) pour rentrer directement en 2e année d’études médicales. L'étudiant suit ainsi sa licence "classique", par exemple biologie ou chimie, mais aussi des unités d'enseignement complémentaire qu'il doit valider pour présenter son dossier. La licence déjà existante (biologie, chimie, etc) est ainsi adaptée.

À Paris 5, Paris 7, Paris 13 et Saint-Étienne : après une L2 ou une L3 adaptée

Ces universités se sont groupées autour d’un projet, avec des variantes. Le principe ? L’étudiant ou l'étudiante suit une licence, renforcée par des cours complémentaires, proches de ceux suivis en PACES. À Paris 13 et à l'université de Saint-Etienne, toutes les licences sont concernées. À Paris 7, seules certaines licences (notamment sciences du vivant et chimie) permettent cette passerelle.

Quelle sélection ? Sous réserve de validation des cours et de bons résultats en licence, l’étudiant de L2 passe un oral qui détermine son passage en 2e année de la filière médicale choisie. Nuances à Saint-Étienne où l’accès se fait avec une L3 validée et où seules les filières médecine et pharmacie sont concernées.

Et en cas d'échec ? Poursuite d’études dans la licence d’origine.

À Poitiers : après une L2 sciences de la vie ou chimie

Les étudiants en 2e année de licence en sciences de la vie de l'université de Poitiers peuvent accéder à une 2e année de médecine, de pharmacie ou de maïeutique. Et ceux en L2 chimie peuvent viser la 2e année de pharmacie.

Quelle sélection ? Admissibilité sur dossier puis oral portant sur la motivation et le projet professionnel, vers avril ou mai. Durant l’été, les sélectionnés rattrapent les cours de PACES de leur filière.

Et en cas d'échec ? Poursuite d’études dans la licence d’origine.

À Strasbourg : après une L2 sciences de la vie ou chimie

Les étudiants de L2 sciences de la vie de l’université de Strasbourg peuvent intégrer la 2e année de l’une des 4 filières médicales. Ceux de L2 chimie peuvent postuler uniquement pour la filière pharmacie.

Quelle sélection ? Sur dossier puis sur entretien jugeant des motivations et du projet professionnel. Les candidats admis suivent ensuite des cours en ligne pour se mettre à niveau dans certaines matières.

Et en cas d'échec ? Poursuite d’études dans la licence d’origine.

À Tours et Orléans : après une L2 ou L3 sciences de la vie ou chimie

C’est après une L2 ou une L3 sciences de la vie que les étudiants de l'université de Tours pourront intégrer la 2e année de médecine, pharmacie, maïeutique ou odontologie. Une L2 ou une L3 de chimie permettant, comme à Strasbourg et Poitiers, d’accéder à la filière pharmacie. Le dispositif est étendu à l'université d'Orléans à la rentrée 2017-2018.

Quelle sélection ? L’université retient les meilleurs élèves de leur licence (dans les 20% les mieux classés). Ils doivent avoir validé des cours complémentaires, basés sur le programme de PACES. L’admission finale s’effectue par un oral, prenant en compte les résultats, le projet professionnel et la motivation.

Et en cas d'échec ? Poursuite d’études dans la licence d’origine.

 

Le dernier modèle est la création d'une licence spécifique : les universités de Rouen et de Clermont-Ferrand ont ainsi créé une nouvelle licence "sciences pour la santé" renforcée de modules pour mener à une 2e année d’études médicales.

À Clermont-Ferrand I : après une L2 ou une L3 "sciences pour la santé"

Davantage axée sur le médical, la licence sciences pour la santé de l'université de Clermont-Ferrand débouche sur les 4 filières médicales.

Quelle sélection ? Après une L2 ou une L3 validée, les étudiants présentent un dossier de candidature. Ceux qui sont retenus - selon leurs résultats et la solidité de leur projet peuvent entrer en 2e année de médecine, odontologie, pharmacie ou maïeutique.

Et en cas d'échec ? Poursuite d’études en licence sciences pour la santé, parcours nutrition ou pharmacologie.

À Rouen : après une L2 ou L3 de la nouvelle licence "sciences pour la santé"

Récemment créée, la licence sciences pour la santé de l’université de Rouen, propose un programme de L1 et L2 basé sur les cours de PACES, avec des enseignements complémentaires.

Quelle sélection ? Les étudiants de L2 ou de L3 peuvent candidater pour la 2e année de l’une des quatre filières médicales. Pour être admissible, il faut avoir au moins 12/20 à l’ensemble des matières. Vient ensuite un oral qui évalue le cursus universitaire, la motivation ainsi que le projet professionnel.
Et en cas d'échec ? Accès à des L3 ou des masters sciences et techniques et à des écoles d’ingénieurs.

8 autres universités rentrent dans l'expérimentation

Les universités de Brest, Grenoble, Aix-Marseille, Caen, Lyon-I, Paris 12 (Paris Est-Créteil), Reims et Rennes-I vont s'engager dans des alternatives à la PACES, essentiellement avec le modèle Alter-Paces : l'étudiant doit valider une L2 ou L3 "classique" (biologie, chimie, etc) ainsi qu'une à quatre unités d'enseignement complémentaire pour présenter son dossier à la poursuite d'études dans les filières médicales proposées par l'université.

L'université de Brest, quant à elle, devrait aussi proposer à côté de la PACES et de l'Alter-Paces, décrite ci-dessus, un dispositif similaire au PluriPASS d'Angers : l'UBOPASS, un parcours pluridisciplinaire dédié et commun à un ensemble de licences.

Ces nouvelles expérimentations démarrent soit à la rentrée 2017-2018 soit à la rentrée 2018-2019 : renseignez-vous directement auprès des universités que vous visez.

A savoir : l'université de Nouvelle-Calédonie devrait aussi entrer dans le dispositif des expérimentations alternatives à la PACES en partenariat avec l'université d'Angers pour les filières pharmacie et médecine.

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