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La maintenance des véhicules industriels

Publication : 30 mai 2012

« C’est du lourd » !

Plus gros, plus grands, plus durables, plus endurants que les voitures, les véhicules industriels peuvent parcourir plus d’un million de kilomètres. Ils portent de très lourdes charges. Dans les longues descentes, leur système de freinage maitrise la gigantesque force générée par leur poids et leur chargement. Les bus et les cars, qui transportent des personnes mettent l’accent sur le confort et la sécurité des voyageurs : la climatisation pour les passagers, le système interactif de gestion des arrêts aux stations, la vidéo, la gestion de l’ouverture automatique des portes...

Des connaissances multiples

La maintenance ne se résume pas à la mécanique même si elle occupe toujours une place importante tout comme l’électricité. Toutefois, au cœur du moteur et autres organes, se dissimulent des capteurs, des calculateurs et des boîtiers électroniques. Leur but est d’effectuer des mesures, de les transmettre à un « cerveau » qui les analyse et commande à son tour des actions. Par ces systèmes d’asservissement, la direction est alors assistée, la trajectoire corrigée, la vitesse régulée, la consommation optimisée. Il est donc nécessaire de connaître l’électronique, les automatismes. En outre, pour veiller sur les équipements spécifiques tels les vérins, il faut avoir des compétences en hydraulique ou en pneumatique. Les véhicules sont aussi communicants et géo localisés. Grâce aux télécommunications et à l’informatique, il est possible d’intervenir à distance sur le paramétrage de certaines applications afin de dépanner un camion ou un bus loin de sa base. La maintenance des véhicules industriels demande donc des professionnels aux compétences polyvalentes même si pour des interventions plus pointues on a recours à des spécialistes.

La maintenance des poids dits lourds n’est pas une question de gros bras. Pour le levage des pièces, le dévissage, le serrage…des outils sont là pour se simplifier la vie et ces métiers ne sont pas réservés aux plus musclés (eés).

Une logique de service

A l’écoute des indications du client, le mécanicien examine le véhicule émet une hypothèse sur l'origine de la panne, réalise des tests et établit un diagnostic. Il fait le bilan des réparations à exécuter, dresse un devis, commande les pièces détachées, démonte les organes défectueux, remplace ou remet en état, vérifie, procède aux essais avant de remettre le véhicule au client. Il réalise aussi des interventions rapides (assistance 24 heures sur 24), des pré-contrôles techniques, des forfaits révision-entretien...

Un métier où l’on peut évoluer

Comme le soulignent Messieurs Brémaud et Bruand formateurs au CFA de l’AFT-IFTIM de Poitiers : « en mécanique poids lourds, on peut se spécialiser dans la motorisation ou dans l’électricité, dans l’hydraulique, évoluer vers d’autres métiers comme le magasinage, On propose à nos élèves de passer le permis poids lourds ce qui permet de faire l’essai des véhicules en entreprises. On a aussi des futurs conducteurs routiers qui ont envie d’avoir des connaissances en mécanique ».

Il est également possible d’accéder à des métiers à plus forte responsabilité sur les plans technique et encadrement comme chef d’équipe ou d’atelier, responsable du parc de véhicules ou du service après vente.

 

Pourquoi ils et elles aiment ce métier

Alexis et Simon apprentis en 2ème année de CAP Maintenance de véhicules industriels au CFA de l’AFT IFTIM de Poitiers aiment les gros engins.

« On aime les camions, voir comment le moteur fonctionne. C’est gros. On se sent plus à l’aise qu’avec une voiture. »

Une autre motivation pour la maintenance c’est d’aimer résoudre les problèmes. « La 1ère panne on n’a pas voulu la laisser passer. Quand on a une panne et puis qu’au bout de 2 heures on en trouve la cause, c’est un plaisir. C’est ce qu’on recherche tous les jours, une panne qui nous fasse creuser la tête. La valise de diagnostic ne résout pas tout, il y a toujours le travail du mécanicien ».

poids lourd 2

 

Des professionnels très recherchés

Les besoins en emploi pour ce métier sont importants, ils se répartissent sur tout le territoire, pas uniquement dans les plus grandes villes.

« Les emplois sont principalement dans des entreprises de transport et dans les concessions. Cela concerne le transport de marchandises, de voyageurs (car et bus). Il y a aussi le transport fluvial, c’est la même mécanique puisque les moteurs de bateaux sont des moteurs de poids lourds marinisés. Certains travaillent dans les travaux publics. « Aujourd’hui avec la pénurie de salariés, il est beaucoup plus facile de négocier son salaire à condition de le valoir c'est-à-dire avoir les qualifications » assurent les formateurs.

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