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Filles et sciences : 5 idées reçues

Franche-Comté - Besançon / publication : 7 avril 2017
Les sciences et les technologies peinent à attirer les filles, la faute à de nombreux préjugés sexistes. Pourtant, celles qui tentent leur chance sont courtisées par les écoles d’ingénieurs, les facs de sciences et les recruteurs. Voici quelques idées reçues et battues en brèche !

Filles et entrepreunariat

Idée reçue n°1 : les filles n'ont pas un cerveau fait pour les maths.

Toutes les études sur ce sujet montrent que le cerveau n’a pas de… sexe ! Ce sont des clichés "vieux comme le monde" qui expliquent le peu d’engouement des filles pour les mathématiques et pour les sciences en général. Quelques exemples de ces stéréotypes dans les films, BD, livres : le scientifique est souvent un homme barbu, plutôt vieux, qui porte une blouse blanche et des lunettes. Et à l’image du Professeur Tournesol dans les albums de Tintin, il est incapable de communiquer avec les autres !  

Consultez à ce sujet les sites des associations qui luttent contre les stéréotypes et promeuvent les métiers et les formations scientifiques auprès des filles. Avec à la clé de nombreux témoignages d’ingénieures et techniciennes qui adorent leur métier !

 

Idée reçue n°2 : vous serez la seule fille de votre classe si vous poursuivez des études scientifiques.

Les filles représentent la moitié des titulaires du bac S et obtiennent plus souvent que les garçons les mentions "bien" et "très bien".  En formation post-bac, elles sont majoritaires dans les cursus de santé (médecine, orthodontie et pharmacie) et de vétérinaire, qui sont des études scientifiques difficiles.

Si les garçons sont les plus nombreux dans les écoles d’ingénieurs, cela n’empêche pas les élèves-ingénieures de s’y épanouir et de réussir leurs études.

Les témoignages d'Alicia, apprentie ingénieure en optique et de Myriam, technicienne supérieure en analyse de défaillances en sont la preuve !

 

 

 

 

Idée reçue n°3 : certains métiers ne sont pas faits pour les filles.

Là aussi, les stéréotypes ont la vie dure. Par exemple, il vaut mieux être un garçon pour piloter un avion. C’était (peut-être) vrai dans les années 1930 car manipuler le manche à balai d’un "coucou" exigeait de la force physique ! Aujourd’hui, garçons et filles peuvent piloter un Airbus grâce à l’automatisation des commandes. Et on peut citer des tas d’exemples dans tous les secteurs d’activité (industries, bâtiment, maintenance…) de métiers dits "virils" alors qu’ils sont accessibles à tous et à toutes : chef/fe de chantier dans le bâtiment, technicien/ne de maintenance en mécanique…

Rendez-vous sur OnisepTV pour visionner de nombreux témoignages de filles exerçant des métiers prétendument réservés aux garçons, comme par exemple Marianne, électricienne en maintenance industrielle :

 

Ou des témoignages de garçons exerçant des métiers dits de filles, comme par exemple Alexandre, auxiliaire de puériculture :

 

 

Idée reçue n°4 : à compétences égales, les groupes industriels choisissent toujours un homme plutôt qu’une femme.

Tous secteurs d’activité confondus, les recruteurs exigent des compétences, seulement des compétences ! Si en chiffres, la mixité au travail n’est pas une évidence partout et s’il existe encore des secteurs d’activité où les hommes sont majoritaires, les métiers évoluent beaucoup plus vite que l’image que peut en avoir le grand public. Et les fédérations professionnelles sont nombreuses à promouvoir leurs métiers pour enrôler les filles, à l’image du bâtiment (Les femmes ont toutes leur place dans le bâtiment), de la métallurgie (Les femmes sont des hommes comme les autres) et de tant d’autres. Leurs arguments sont simples : inciter tous les jeunes et donc les filles à rejoindre des secteurs qui manquent de candidats/es et favoriser la mixité des équipes professionnelles pour mieux répondre aux attentes des clients et des clientes. Alors, il n’y a aucune raison de s’autocensurer en tirant un trait sur ces carrières, car le meilleur moyen d’être embauché/e c'est d’oser postuler !

 

Idée reçue n°5 : être mère et faire une carrière scientifique sont deux choix incompatibles.

La grande disparité homme/femme que l’on observe dans les filières scientifiques ou techniques est souvent attribuée, à tort, aux difficultés à concilier vie professionnelle et vie privée. Pourtant, nombreuses sont les femmes qui ont montré, dans tous les domaines, qu'il était possible de s'occuper de sa famille et de réussir de belles carrières professionnelles. L'argument tient d’autant moins que les hommes, eux aussi, contribuent à la vie de famille et sont de plus en plus nombreux à s’y consacrer pleinement.

L'association Elles en sciences et OnisepTV proposent de nombreux témoignages de femmes qui concilient avec bonheur carrière professionnelle et vie privée comme cette jeune ingénieure d'intégration télécoms :

 
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