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L’EPIDE de VELET pour une deuxième chance

Bourgogne - Dijon / publication : 17 juillet 2013
Trois ministères Défense, Ville et Emploi ont associé leurs savoir-faire pour donner une nouvelle chance à des jeunes âgés de 18 à 25 ans sans diplôme et sans travail.

Les ÉPIDE (établissements publics d’insertion de la défense) ont pour principal objectif  d’assurer une insertion sociale et professionnelle durable grâce à des parcours adaptés et individualisés. Vies parfois difficiles, ruptures scolaires et/ou familiales, risques de marginalisation : il faut éloigner les jeunes de leur environnement et leur réapprendre la vie en collectivité.

De la discipline mais pas que

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Des entrées sont possibles tous les 2 mois. L’encadrement est assuré par des professionnels issus de divers horizons : éducateurs, travailleurs sociaux, anciens personnels du ministère de la défense, formateurs…(le taux d’encadrement est de 40%). Pour accompagner ces jeunes qui ont perdu leurs repères : un règlement intérieur et une discipline issus des pratiques et valeurs militaires… porter un uniforme, chanter la marseillaise, entretenir les locaux…du lundi au vendredi où l’internat est obligatoire.

Les jeunes, tous volontaires, restent en moyenne de 8 à 10 mois.

Une formation générale et citoyenne

Deux formateurs assurent une remise à niveau en français et en mathématiques par petits groupes de 10 à 15.Pour retrouver une bonne hygiène de vie, les jeunes font également beaucoup de sport. Les rencontres sportives sont l’occasion de rencontrer d’autres EPIDE, des « Bike and Run » sont organisés avec le lycée forestier, l’université du Creusot. Après 3 mois de formation, des sorties de cohésion, organisées à la mer ou la montagne, aident à renforcer l’esprit de groupe.

Du bienfait d’être ensemble

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Des ateliers artistique et « philosophique », toujours en petits groupes, participent à la restauration de l’estime de soi et de la confiance en soi. Pendant l‘atelier philo, on choisit un thème dans une liste, on échange et on débat avec le souci de s’écouter sans se juger et de se respecter. « On avance avec des pas en arrière ; de temps en temps, il faut des soupapes… »

Pendant l’atelier photo, on travaille le volet comportemental, la relation à l’autre…

Être digne, donner confiance à son employeur

En informatique, le formateur s’attache à travailler les bases : traitement de texte, logiciel de dessin, création d’adresses mail, lettres de motivation, techniques de recherche d’emploi. Des « conférences métiers » sont organisées ; comme tous les jeunes, ils ont des clichés sur les métiers.

8 jeunes sur 10 concrétisent  leur projet soit en trouvant un travail soit en poursuivant une formation professionnelle principalement dans les secteurs d’activités en tension comme le BTP, l’agroalimentaire, l’hôtellerie-restauration, la logistique, les services aux personnes.

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Dans ses bagages en sortant

Tout ce qu’on peut avoir en quittant l’ÉPIDE : le code de la route, une aide financière au permis de conduire, le CFG (certificat de formation générale), le PCIE (passeport de compétences informatiques européen), le SST (Sauveteur Secouriste du Travail), l’ASR (attestation de sécurité routière) et le BSR (Brevet de sécurité routière).

Tout est pris en charge (logés, nourris, blanchis) ;  210 euros par mois sont alloués pour les frais personnels et 90 euros sont placés. Si on décroche un contrat de travail après 10 mois de formation, on part avec un petit capital de  900 euros.

Et dans tous les cas de figure ;  en 6 à 7 mois on change, on ne retrouve plus la même personne.

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