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Faites carrière dans l’administration pénitentiaire

Devenez : surveillant ou surveillante pénitentiaire

Bourgogne - Dijon / Publication : 6 juin 2018
Le surveillant ou la surveillante de centre pénitentiaire est chargé de la garde des personnes emprisonnées. Une mission délicate qui requiert de l'autorité, mais aussi beaucoup de diplomatie et d'humanité.

Recrutement

Le recrutement se fait sur concours de catégorie C. Il concerne les personnes remplissant les conditions suivantes :

-  Titulaire d’un diplôme de niveau V (DNB, CAP, BEP),
-  Avoir au moins 19 ans et pas plus de 42 ans au 1er janvier de l’année du concours,
-  Posséder la nationalité française,
-  Jouir de ses droits civiques et ne pas avoir de mention au casier judiciaire (B2) incompatible avec l’exercice du métier.

Les épreuves du concours 

Épreuves d’admissibilité de 3h (coefficient 3) :

- questionnaire à choix multiple(QCM) portant sur l’histoire et la géographie,

- épreuve écrite : rédaction d’un compte-rendu à partir de documents relatifs à un événement en lien avec l’exercice des fonctions de surveillant. L’objectif de l’épreuve est de mettre en avant la capacité du candidat à synthétiser des informations et à réagir face à une situation donnée,

- questionnaire de raisonnement logique ayant pour but de mettre en lumière les qualités d’analyse, d’observation, de déduction du candidat.

Attention : toute note inférieure à 5 est éliminatoire.

Épreuves d’admission :

- entretien personnalisé avec un jury (coefficient 5) : exprimant la motivation et les aptitudes du candidat ou de la candidate à la prise de fonction. Cette épreuve est couplée avec un entretien avec un psychologue,

- épreuve sportive (coefficient 2) : se composant d’une course de vitesse, d’une course de demi-fond et d’un lancer de poids.

Formation

Une fois le concours réussi, le surveillant stagiaire ou la surveillante stagiaire suit une formation de 8 mois, rémunérée, dans l’unique École nationale d’administration pénitentiaire (ÉNAP) située à Agen.

La formation alternant période en milieu scolaire et stages fait l’objet d’une évaluation continue. Les stagiaires suivent des enseignements théoriques : droit pénitentiaire, gestion du stress, techniques d’intervention, sécurité, informatique… et des enseignements pratiques : sport, simulation…

Pendant cette spécialisation, le ou la stagiaire a 3 mois pour renoncer à sa nomination. Au-delà des trois mois, il ou elle doit, soit travailler 3 ans au sein des services publics de l’État, soit rembourser la formation suivie.

Affectation et titularisation

À l’issue de la formation, le ou la stagiaire effectue un an de stage dans un établissement pénitentiaire. Selon son rang de classement obtenu, il ou elle est affecté dans l’établissement de son choix. La localisation des postes à pourvoir n’est connue qu’à l’issue de la scolarité. Toutefois, une majorité de ces postes se situe en région parisienne. Les autres se localisent à Toulouse, Lyon, Marseille, Lille, Dijon, dans les DOM TOM…

Suite aux évaluations satisfaisantes des stages, il ou elle est titularisé par sa hiérarchie, en cas contraire, il ou elle peut être licencié ou voir sa période de stage prolongée après accord de l’administration.

Missions

Agent/e de l’État, le surveillant ou la surveillante pénitentiaire a des tâches très diversifiées selon la structure dans laquelle il ou elle travaille. Cependant deux objectifs sont communs à tous :

- assurer la protection des français à travers l’accompagnement et la prise en charge des personnes détenues,

- contribuer à la réinsertion des personnes détenues.

Journée type d’un surveillant ou d'une surveillante pénitentiaire dans un centre de détention (7h-13h) :

1-      Prise en charge de la zone de vie : transmission des informations avec le collègue relevé, appel, état des lieux des cellules et point sur la situation physique et psychique des détenus
2-      Gérer le flux des rendez-vous (infirmerie, visites,…) et des activités (sport, enseignements, bibliothèque…) de chaque personne détenue
3-      Distribution des repas

En moyenne un surveillant a en charge 120 personnes détenues. Ce chiffre ne correspond pas toujours à la réalité.

Le surveillant doit régulièrement faire des rappels aux règles, accompagner les personnes dans leurs réinsertions ; pour ces raisons il doit faire preuve d’empathie. Le métier nécessite une concentration importante, afin de veiller à la sécurité des collègues, des personnes détenues et des visiteurs (professionnels ou proches).  Tout changement de comportement, d’attitude doit  alerter le surveillant afin de veiller au bon fonctionnement de son unité.

 

Spécialisations

Selon les motivations, les formations et la réussite aux examens internes, différentes spécialisations sont proposées dans différents domaines et pour des missions diversifiées :

- Équipe régionale d’intervention et de sécurité (ÉRIS) pour intervenir en centre en cas d’incidents ou en appui d’opérations spéciales,

- Équipe d’escorte/de sécurité pénitentiaire des personnes détenues pour un transfert dans une autre prison, à l’hôpital, au tribunal…

- Monitorat sportif pour organiser des activités sportives en milieu carcéral dans le but de faire intégrer et respecter les règles de la société aux détenus,

- Formateur ou formatrice des personnels pour développer et animer des formations auprès des surveillants stagiaires

 

Évolutions

La première évolution envisageable est de devenir premier surveillant et encadrer une équipe. Par la suite il est possible d’accéder, par concours internes et ancienneté (4 ans), à des postes de commandement en tant qu’officier (lieutenant) puis officier expérimenté. La fonction de chef d’établissement dans des établissements pénitentiaires de moins de 200 places est ensuite envisageable.

La mobilité est un critère important pour l’évolution de carrière.

 

Sources
Unité de recrutement, formation et qualifications / UPMP
Direction interrégionale des services pénitentiaires de Dijon

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