Imprimer Imprimer Imprimer Envoyer à un ami

une classe de mise à niveau pour intégrer un BTS :

La classe passerelle

Bourgogne - Dijon / Publication : 8 juillet 2019
Ce dispositif, créé par le BO du 19 juillet 2018 permet à des bacheliers refusés en BTS dans "parcoursup" d’augmenter leurs chances d’être sélectionnés après un an de remise à niveau. La seule classe passerelle de l’académie s’est ouverte au lycée Janot de Sens le 28 septembre 2018.

Orlan et Jason l’ont intégrée après un entretien de motivation.

classe passerelle 2019

Jason, âgé de 20 ans, a passé en 2018 un bac pro MELEEC. Ses voeux dans « Parcoursup » étaient des BTS SIO uniquement en Île de France où il a été refusé.
La commission académique d’accès à l’enseignement supérieur lui a proposé cette nouvelle formule.
Orlan, 19 ans, issu d’un bac technologique STMG s’est vu refuser les BTS tertiaires demandés, essentiellement en apprentissage sur la région parisienne où il n’a pas trouvé d’employeur. Après son passage à la CAAES, il a accepté la classe passerelle.

Tous deux étaient un peu sceptiques, voire inquiets, sur ce dispositif sans emploi du temps fixe. La venue de la rectrice de Dijon et de l’IA-DASEN de l’Yonne leur a prouvé que "c’était du sérieux".
Ils y ont rencontré d’autres jeunes dans la même situation avec des profils variés : essentiellement bac pro, techno mais aussi des abandons de L1 ou de 1re année de BTS. La bonne ambiance de classe et la solidarité qu’ils ont trouvées les ont définitivement convaincus de rester. Ils ont bénéficié d’une formule à la carte : avec des remises à niveau communes (culture générale-français /anglais) et d’autres adaptées au profil de chacun et des BTS envisagés. Un travail sur l’orientation (en lien avec le CIO), des immersions en BTS et des stages en entreprises ont permis une reconfiguration plus large et plus réaliste de leurs voeux dans "Parcoursup".

Ces 2 jeunes qui, selon eux, "se sont pris une claque" en étant refusés dans leurs demandes en 2018 ont gagné en maturité et en autonomie dans leur travail. Ils se disent plus adultes et motivés, étant maintenant considérés comme des étudiants et plus comme des élèves. Ils ont retrouvé l’envie de réussir, d’améliorer leurs dossiers. Ils veulent prouver qu’ils sont capables de réussir leurs études et de ne pas baisser les bras.

Sûr que ces 2 là, le 15 mai 2019 ne vont pas se retrouver dans la situation de 2018…

 

Véronique Lemonnier
Directrice CIO SENS

Haut de page

Vient de paraître