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Aménagement urbain. Guillaume pense la ville pour les vélos

Bretagne - Rennes / publication : 12 septembre 2017
Chargé d’études vélo à Rennes Métropole, Guillaume Porcher pense l’aménagement de la ville pour les cyclistes. Dans un espace où l’automobile a longtemps été reine, il doit trouver les meilleures solutions pour faciliter et sécuriser les déplacements à vélo.

Guillaume Porcher, chargé d’études vélo à Rennes Métropole

"La spécificité du cycliste, c’est qu’il se comporte tantôt comme un véhicule sans moteur tantôt comme un piéton accéléré. Il peut rouler sur une piste cyclable et au besoin rouler sur le trottoir s’il rencontre un obstacle. C’est un mode de déplacement particulièrement bien adapté à la ville : il déjoue facilement les aléas de la circulation." Guillaume Porcher est chargé d’études en mobilité durable à Rennes Métropole. Sa mission : prévoir les aménagements des rues et des voies pour les vélos, et améliorer le réseau existant.

Loin d’être anecdotique, le développement du vélo devient aujourd’hui un enjeu. Les villes sont confrontées à des problèmes de pollution et de congestion liés au trafic automobile. A Rennes, l’objectif de la municipalité est d’atteindre 20% de déplacements en vélo d’ici 2020.

 

A différentes échelles

Dans un espace urbain déjà bien occupé par la voiture, il faut faire de la place aux vélos. Leur circulation est d’abord pensée à l’échelle de la ville, sur les grands itinéraires. L’objectif : leur permettre d’accéder aux principaux quartiers et au centre-ville.

Guillaume étudie ensuite précisément l’aménagement de certaines rues et places. Poser un marquage au sol ne suffit pas. "Certains aménagements ne fonctionnent pas car on a pensé que le vélo se comporterait comme une voiture. Or, vu la disposition de certains lieux, les cyclistes préfèrent prendre le trottoir plutôt que de côtoyer les voitures."

 

Sur site et sur plans

Guillaume peut se rendre sur place et observer les pratiques des cyclistes pour ensuite proposer un autre aménagement plus adapté. Il travaille également à partir de plans précis de la ville et de photos aériennes. Il regarde la largeur des rues, le positionnement des arrêts de bus, des stationnements, la présence d’arbres, de terrasses de commerçants ou encore l’éclairage public…. Il repère les répercussions d’un aménagement vélo sur la circulation des bus et des voitures. Son but : proposer des solutions adaptées, techniquement faisables, qui n’impacteront pas trop le fonctionnement de la ville. "Je ne réalise pas les plans techniques, je donne des directives pour l’aménagement d’un lieu. Ce document est envoyé au gestionnaire de voirie qui émet un avis sur la proposition. Puis le projet part en exécution à la voirie."

 

Avoir une vision globale

Guillaume détaille cependant certains points de l’aménagement. Il peut préciser des distances à prévoir à certains endroits. "Pour le vélo, il y a certains détails qui peuvent faire la différence entre un aménagement moyen et un aménagement "top" : l’angle d’insertion dans une voie, par exemple, ou l’absence de dénivelé entre deux voies."

Si Guillaume est attentif aux détails c’est qu’il pratique lui-même le vélo. "Etre cycliste est important dans mon métier, même si ça ne suffit. Il faut bien connaître la circulation routière, la règlementation… Et surtout avoir une vision globale des problématiques de mobilité. On ne peut pas créer des aménagements pour les vélos sans prendre en compte les autres usagers."

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