Bretagne - Rennes / Publication : 2 mai 2018
Où l’on découvre que l’analyse du mouvement chez des sportifs permet de rendre les personnages virtuels plus... humains.

« La réalité virtuelle permet par exemple de simuler la façon dont le corps peut compenser un muscle absent ou déficient dans un membre. On travaille avec des chirurgiens. Difficile d’expérimenter dans ce domaine : on ne peut enlever un muscle juste pour voir... » Richard Kulpa est enseignant-chercheur dans l’UFR Staps (Sciences et technologies des activités physiques et sportives) de l’université Rennes 2. Au sein du laboratoire M2S (Mouvement, sport et santé) et de l’équipe de recherche mixte (avec l’Inria) Mimetic, il s’intéresse à la simulation du mouvement humain.

« On essaie de comprendre »

« A partir de l’analyse du mouvement humain, nous tentons de modéliser certaines lois. » Dans le domaine sportif, la réalité virtuelle pourrait devenir un outil d’entraînement. « On en est pas encore là, souligne l’enseignant-chercheur. Aujourd’hui, on essaie de comprendre. Nous avons des partenariats avec la fédération de tennis et avec des clubs de rugby et de handball. On observe par exemple comment fonctionne un gardien de but en handball. On crée un tireur virtuel auquel on peut faire faire à peu près n’importe quoi et on analyse les réactions du gardien réel. On s’est ainsi rendu compte que les gardiens expérimentés observent d’abord les mouvements du tireur et pas la balle. » 

Ces recherches sont pleine d’intérêt pour les spécialistes de réalité virtuelle. « Analyser le mouvement humain, comprendre puis modéliser les interactions permettent d’améliorer l’animation de personnages virtuels, en rendant leurs mouvements plus réalistes et leurs actions plus autonomes. »

 

Parcours.

Richard Kulpa programmait déjà au lycée. « J’ai toujours aimé les sciences et aussi le sport. » Après le bac, il entre à l’université, y passe deux années puis intègre l’Insa de Rennes pour y devenir ingénieur en informatique. « Je n’étais pas parti pour être chercheur. » C’est un stage en dernière année de formation qui lui fait approcher la réalité virtuelle. Ingénieur pendant dix ans, il passe en parallèle un doctorat et devient maître de conférence à l’université Rennes 2. A côté de ses activités de recherche, Richard enseigne aujourd’hui l’algorithmique et la biomécanique en licence et master Staps.

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