Onisep.fr, l'info nationale et régionale sur les métiers et les formations

Les métiers en tension et en développement

Picardie - Amiens / publication : 14 octobre 2016
Repérer les métiers en tension et en développement sur un territoire donné est une des démarches proposées par le référentiel du parcours Avenir pour aider les élèves à découvrir le monde économique et professionnel.

Visuel Repérer les métiers en tension et en développement

Comment éclairer les élèves sur la réalité du marché du travail et ses évolutions ?

Alors que la question des "métiers qui recrutent" est récurrente dans les médias et préoccupe beaucoup les familles, comment éclairer les élèves sur la réalité du marché du travail et ses évolutions ?

Les métiers qui embauchent ne se limitent pas aux métiers en tension, ceux pour lesquels les employeurs rencontrent des difficultés de recrutement. Les métiers émergents ou en développement, qui apparaissent pour répondre aux nouveaux besoins des entreprises, offrent de belles opportunités aux jeunes diplômés. Les expert.e.s en prospective sur les métiers et les qualifications repèrent les métiers d'avenir qui devraient offrir un grand nombre de postes à pourvoir dans les années à venir, notamment sous l'effet des départs à la retraite.

Enfin, tous les métiers recrutent. Toutes les professions connaissent des flux d'embauche permanents (départs à la retraite, mobilités familiales ou professionnelles, évolution du niveau ou du contenu de l'activité des entreprises). Par ailleurs, certains secteurs, méconnus ou souffrant d'un déficit d'images, manquent de candidat.e.s.

3 catégories de métiers qui embauchent

Les métiers en tension

L'enquête BMO

Chaque année, Pôle emploi adresse un questionnaire à plus de 1,6 million d'entreprises afin de connaître leurs besoins et leurs difficultés de recrutement par secteur d'activités et par bassin d'emplois. Les métiers en tension sont les métiers qui peinent à recruter. Selon l'enquête Besoins en main-d'œuvre (BMO) réalisée par Pôle emploi et le Crédoc, près de 33% des recrutements sont jugés difficiles par les employeurs. Ce taux est stable après 3 années consécutives de baisse.

Les métiers d'ouvriers qualifiés de l'industrie (chaudronniers, tôliers, serruriers, forgerons, moulistes, usineurs, soudeurs…) et du bâtiment (charpentiers, couvreurs, plombiers, chauffagistes…) apparaissent particulièrement en tension. C'est aussi le cas des métiers de bouche et de certains métiers de la santé (médecins, dentistes, professions paramédicales…). Ces métiers, qui présentent des taux de recrutements difficiles compris entre 60% et 79%, portent sur de faibles volumes de recrutement.

D'autres métiers ont des taux de recrutement assez difficiles et portent sur de gros volumes d'embauches : serveurs de cafés et de restaurants, aides à domicile et aides ménagères, aides-soignants, cuisiniers, employés de l'hôtellerie, ingénieurs, cadres d'études et R & D en informatique.

Les résultats de l'enquête Besoins en main- d'œuvre 2016 en Hauts-de-France

Un tiers des projets se concentre dans trois secteurs d'activité : la santé et l'action sociale, les services aux entreprises (nettoyage, sécurité, centres d'appel, études techniques...) et l'administration publique/enseignement.

En 2016, figurent encore parmi les profils les plus demandés certains métiers du secteur tertiaire, soit des services (animateurs socioculturels, agents d’entretien de locaux, aides à domicile ou aides ménagères), soit de la vente et de la distribution (vendeurs en habillement-loisirs/sport, caissiers, employés de libre-service et télévendeurs) ou bien encore de la restauration (serveurs de café et employés de la restauration). Les métiers liés à l’agriculture sont également fortement représentés comme les agriculteurs salariés/ouvriers agricoles, les viticulteurs/cueilleurs ainsi que les jardiniers salariés/paysagistes.

Les contrats saisonniers représentent un tiers des anticipations d’embauche, en hausse notable par rapport à 2015.

Source : Enquête besoins en main d'œuvre 2016

Les métiers émergents

Fondamentalement les métiers de demain ne seront pas si différents de ceux d'aujourd'hui car nos besoins fondamentaux ne changent pas. Mais sous l'effet de l'automatisation de la production et de la diffusion du numérique leur contenu évolue. Les mécaniciens automobiles, par exemple, doivent savoir entretenir et réparer des véhicules truffés d'équipements électroniques. Les diplômes professionnels sont régulièrement rénovés pour répondre aux besoins en qualification des entreprises.

En 2013, l'APEC (Association pour l'emploi des cadres), a recensé 60 métiers émergents : métiers nouveaux et métiers en transformation.

Les métiers nouveaux sont créés en réponse au besoin d'adaptation des entreprises à un environnement changeant (nouvelles technologies, nouvelles réglementations…). Par exemple, les nouvelles exigences environnementales contribuent à développer de nouveaux métiers : consultant.e bilan/carbone, écotoxicologue, ingénieur.e sites et sols pollués…

Les métiers en transformation correspondent à la modernisation de certaines fonctions traditionnelles, notamment liées à l'évolution des technologies : chargé.e de clientèle en ligne, journaliste on line…

Source : Les métiers en émergence au travers des offres d'emploi de l'APEC, janvier 2015

Les métiers d'avenir

Il s'agit des métiers qui devraient offrir un grand nombre de postes à pourvoir dans les années à venir. Depuis la fin des années 1990, des exercices de prospective sur les métiers et les qualifications sont régulièrement menés par les pouvoirs publics. Ils permettent notamment d'estimer les métiers qui progressent et ceux en perte de vitesse.

Cet exercice de projection est décliné selon trois scénarios : un scénario central (sortie de crise progressive contrainte par l'ajustement des finances publiques), un scénario "de crise" et un scénario "cible" de rebond de l'économie française.

Selon ces scénarios, entre 735 000 et 830 000 postes par an seraient à pourvoir entre 2012 et 2022. Environ 80 % d'entre eux correspondent à des départs en fin de carrière ; les autres sont des créations nettes d'emploi.

Métiers qui offriraient le plus de postes à pourvoir entre 2012 et 2022 dans le scénario central

Lecture : sur la période 2012-2022, 387 000 postes d'agents d'entretien seraient à pourvoir, dont 375 000 pour remplacer des départs en fin de carrière et 12 000 pour répondre à des créations nettes d'emploi. Les métiers d'employés administratifs de la fonction publique de catégorie C ou assimilés perdraient 51 000 emplois entre 2012 et 2022 et compteraient 262 000 départs en fin de carrière. Au total, 211 000 postes seraient donc à pourvoir (262 000 - 51 000), soit un nombre inférieur à celui des départs en fin de carrière.

Source : Les métiers en 2022, rapport du groupe prospective des métiers et des qualifications, France stratégie, DARES, juillet 2014.

 

Zoom sur les secteurs d'activités en Hauts-de-France

Visuel 80x80 découvrir mep

Territoire à fort héritage industriel et agricole, durement frappé par la crise, l'économie des Hauts-de-France a su s'adapter et se montre très présente sur des marchés porteurs de l'industrie et des services... ( Lire la suite)

Imprimer

À lire aussi

À la une

Les publications de l'Onisep

  • métiers
  • Quels métiers demain ?, collection Dossiers
    Quels métiers demain ?
    Quels métiers demain ?
    collection Dossiers
    parution en juillet 2016
    Ce dossier brosse un tableau des perspectives d'emploi et de l'évolution des métiers. Quelle voie choisir pour trouver un emploi ? Quels seront les métiers de demain ?
    Les métiers qui embauchent, collection Ouvrages en partenariats
    Les métiers qui embauchent
    Les métiers qui embauchent
    collection Ouvrages en partenariats
    parution en janvier 2016
    Pour mieux comprendre le monde du travail tout en bousculant au passage quelques idées reçues
* Prix hors frais de port

Haut de page

Vient de paraître

Pour
les professionnels

Accueil Toute l'actu nationale

monorientationenligne.fr