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La robotisation en marche

Picardie - Amiens / Publication : 21 novembre 2017, Mise à jour : 2 juillet 2019
La prochaine révolution industrielle pourrait être celle de la robotisation. Les entreprises françaises rattrapent leur retard dans ce domaine, avec des emplois qualifiés à la clef.

La robotique en marche

La robotique comprend trois domaines : la robotique humanoïde (le C3PO des films Star Wars), la robotique mobile ou embarquée (drones, chariots autoguidés dans les entrepôts de logistique, véhicules autonomes…) et la robotique industrielle.

La robotique industrielle : appelée à se développer

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Aurélie, mécatronicienne, conçoit des exosquelettes.

Dans l'industrie, on utilise des bras poly-articulés sur lesquels sont fixés des outils pour saisir des pièces, souder, visser ou peindre… L'équipement en robotique industrielle des entreprises françaises, notamment des PME, est très inférieur à celui de l'Allemagne et de l'Italie. Soutenues par les pouvoirs publics, elles devraient progressivement rattraper leur retard. Tous les domaines industriels sont concernés : l'automobile, l'industrie pharmaceutique, l'agroalimentaire, l'aéronautique…

Le "cobot" : un nouveau type de collègue

Les robots collaboratifs travaillent conjointement avec les êtres humains à la réalisation d'une tâche. Les "cobots" cohabitent en toute sécurité avec les opérateurs et les opératrices dans un même espace de travail, sans barrières physiques. Aujourd'hui, ils accomplissent majoritairement des tâches d'assemblage. Le cobot peut adopter la forme d'un exosquelette motorisé qui multiplie par dix les performances physiques d'un humain.

Leur nombre devrait bien augmenter tandis qu'ils deviendront capables d'effectuer des tâches de plus en plus complexes.

 

Les entreprises de robotique

En France, le secteur comprend quelques constructeurs qui fabriquent et vendent les robots, et des intégrateurs. Il y a environ 450 sociétés d'intégration en France, majoritairement des PME et des TPE. Quand une entreprise souhaite automatiser une partie de sa production, elle s'adresse à un intégrateur qui va l'aider à choisir un robot parmi ceux proposés par les constructeurs, l'adapter à ses besoins, le programmer et l'installer dans son usine.

L'emploi

Peu nombreux, les fabricants de robots recrutent des personnels très qualifiés : chercheurs (bac+8), ingénieurs (bac +5), techniciens (bac+3).

L'emploi se situe essentiellement chez les intégrateurs et, dans une moindre mesure, dans les entreprises utilisatrices, industrie automobile en tête. Les techniciens en robotique, de niveau bac+2/+3, sont très appréciés des recruteurs.

Automate vehicule

La robotique de service

Promue à un beau développement, la robotique de service comprend deux grandes catégories : la robotique professionnelle et la robotique personnelle.

Dans la première catégorie, les robots effectuent des tâches de nettoyage industriel, livraison, surveillance des locaux, intervention en milieu extrême… La logistique est aujourd'hui un marché en croissance pour la robotique de service. Elle ne concerne pas que les entrepôts mais aussi, par exemple, les bureaux et les hôpitaux, où des robots sont déjà utilisés pour transporter des médicaments.

La robotique personnelle comprend les produits "grand public" : aspirateur ou tondeuse-robot, fauteuils roulants automatisés, robots d'assistance à la motricité, robots-compagnons (des robots parlants dotés d'intelligence artificielle)…

 

Deux diplômes à bac+3 en robotique

Deux Licences professionnelles (LP) robotique sont proposées au sein du Campus des métiers et des qualifications de la métallurgie et de la plasturgie.

Ces Licences professionnelles se préparent en 1 an après des BTS ou DUT industriels, orientés automatismes, électrotechnique, génie mécanique…

Vient de paraître