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Ces fondeurs qui valent de l'or

Picardie - Amiens / Publication : 25 janvier 2018, Mise à jour : 30 avril 2019
Si le principe de la fonderie existe depuis l’Age de fer, ces métiers sont en perpétuelle évolution et intègrent les dernières technologies. Zoom sur le BTS Fonderie du lycée Marie-Curie de Nogent-sur-Oise et rencontre avec ses étudiants, très attendus par les entreprises.

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"Aujourd’hui, c'est au tour de Cloé et d'Antoine d'être responsables de la fusion. J'organise différents ateliers, sur lesquels les étudiants tournent à tour de rôle, en binôme", explique Yannick Tremenec, professeur de fonderie.

Esprit d'équipe et d'analyse

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Alexandre, au premier plan, apprécie l'aspect concret de la fonderie. Hugo est sensible à son aspect créatif.

Objectif : les préparer à tous les postes de la fonderie que l'on peut trouver dans une fonderie. La fonderie ne se résume pas à la coulée du métal en fusion dans un moule. Il y a aussi tout un travail d'analyse "avant-après".

Au laboratoire, les étudiants apprennent à préparer l'alliage, réalisent des analyses physico-chimiques sur le sable utilisé, étudient au microscope la structure de l'alliage de la pièce obtenue. "Nos étudiants apprennent également à maîtriser la chaîne numérique qui va de la définition de la pièce, à la simulation de la coulée du métal dans le moule", ajoute l'enseignant.

La formation, dont le contenu vient d'être revu, est parfaitement adaptée aux besoins des fonderies qui sont engagées dans une modernisation de leurs processus de production.

Une approche scientifique

En travaux pratiques, les étudiants s'appuient sur leurs cours de physique, chimie des matériaux, métallurgie et mathématiques. Pour intégrer la section, un bagage scientifique et technique est préférable. Cependant, les origines scolaires des étudiants sont variées. "Avec du travail et de la motivation, les difficultés sont surmontables, j'apprécie beaucoup cette diversité", témoigne l'enseignant.

Créativité

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"En première année, on commence par du moulage main. Cette technique n'est pas utilisée dans l'industrie mais elle permet d'en comprendre le principe". En fin de première année, les étudiants travaillent sur des mini-projets. La créativité d'Hugo, d'Antoine et de Cloé a été mise à profit pour concevoir et réaliser une médaille, à la demande d'une association historique.

Le BTS comprend également un stage de huit semaines et la réalisation d'un projet évalué à l'examen. Notons que la formation est aussi accessible en apprentissage.

Seuls 7 lycées en France préparent au BTS Fonderie. Le nombre de jeunes formés ne suffit pas à répondre aux besoins en recrutement des entreprises, d'autant que certains d'entre eux poursuivent leurs études. Quel que soit leur choix, de très belles carrières s'offrent à eux, en France comme à l'étranger.

 

Ce qu'ils aiment en BTS Fonderie

L'aspect créatif. "Ce que j'aime, c'est créer. Dès le premier cours, le procédé m'a plu : créer le moule, couler l'alliage, sortir la pièce, voir le résultat final…", se souvient Romain. "J'ai découvert la fonderie en Bac STI2D, c'est devenu une passion", Cloé.

L'esprit d'équipe. "Il faut que les rôles s’emboitent bien. On n'a pas vraiment le droit à l'erreur, côté sécurité. Et on ne peut pas rater une pièce", Alexandre. "Le travail du métal, potentiellement, c'est dangereux. On doit tous être vigilants", Amandine.

Les débouchés. "La fonderie, c'est très varié. On trouve forcément une activité qui nous plaît, que ce soit au bureau des études ou des méthodes, au labo, à la production…", Killian. "On ne le sait pas mais la fonderie est partout : dans votre voiture, votre sac à main… ", Amandine. "Après mon BTS, j'ai envie de découvrir tous les types de fonderie et au bout de quelques années je reprendrai mes études", Romain.

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