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La métallurgie

Picardie - Amiens / Publication : 6 novembre 2017
La métallurgie produit tout ce qui flotte, vole ou roule… Elle conçoit et fabrique des machines et des équipements (moteurs, cartes à puces, câbles…) pour les secteurs de l'agroalimentaire, du BTP, de la chimie, de l'éolien... Les industries technologiques, l'autre nom des entreprises de ce secteur, offrent une très grande diversité de métiers dans des univers très variés.

La métallurgie

Un secteur qui recrute

Avec ses 42 000 entreprises employant 1,5 millions de salariés, la métallurgie est un poids lourd de l'économie nationale. Un constat qui vaut aussi pour les Hauts-de-France puisque le secteur représente 40% de l'emploi industriel régional, réunit 3 800 entreprises et 126 500 salariés. 

Malgré un contexte économique difficile, les entreprises continuent de recruter, notamment pour compenser les départs en retraite. Selon l'Observatoire de la métallurgie, les besoins moyens de recrutement pourraient s'élever de 103 000 à 115 000 emplois par an, entre 2021 et 2025.

Des places à prendre dans de nombreux métiers

Les métiers de la soudure, de la chaudronnerie, de l'usinage, des automatismes, du contrôle qualité, de la maintenance ou encore du technico-commercial sont parmi les profils les plus demandés et les candidats manquent à l'appel !

La tendance est à l'élévation du niveau de qualification. Si le CAP demeure suffisant pour certaines entreprises, d'autres considèrent que le Bac pro deviendrait le seuil d'accès à l'emploi. Les techniciens et les techniciennes sont aujourd'hui davantage recrutés à bac+2.

L'usine du futur

La métallurgie : robot et humain

Robots et humains travaillent ensemble à la réalisation d'une tâche

Concurrencés par les pays émergents, les entreprises innovent pour développer de nouveaux produits et moyens de production. Impression 3D, objets connectés pour suivre une ligne de production, réalité augmentée pour faciliter le travail des opérateurs, collaboration avec les robots, développement de la simulation numérique à toutes les étapes… Le numérique transforme en profondeur les entreprises industrielles. Des métiers émergent ou se transforment et les entreprises ont besoin de jeunes diplômés.

 

 

5 familles de la métallurgie à découvrir

Ferroviaire

L'industrie ferroviaire construit "tout ce qui roule sur des rails" ! Ce secteur regroupe les constructeurs de matériel roulant (TGV, trains, métros et tramways) et les entreprises qui permettent de les faire circuler : équipementiers ferroviaires, industriels de la voie et de la signalisation, centres d'essais… La France a une expertise mondialement reconnue dans ce secteur et exporte son savoir-faire aux quatre coins du monde.

Les entreprises régionales

Les Hauts-de-France sont la première région pour l'industrie ferroviaire, avec 40 % de la production nationale, 196 entreprises et 13 000 emplois.

La région accueille des groupes mondiaux (Alstom Transport et Bombardier Transport) et de grands équipementiers comme MGValdunes, fabricant d'essieux, ou Faiveley Transport, fabricant de systèmes de freinage, implanté à Amiens. Pour s'approvisionner, ces grands groupes font eux-mêmes appel à de nombreux sous-traitants, spécialisés dans le travail des métaux (forge, fonderie, usinage…), les composites, etc

L'innovation et la recherche

Implanté dans les Hauts-de-France, RAILENIUM est un institut de recherche technologique au service de la filière industrielle ferroviaire et des entreprises du secteur.

Les pistes de recherche ? Réduire le coût du transport et des opérations de maintenance, développer de nouveaux systèmes de signalisation, réduire la consommation d'énergie, utiliser des nouveaux matériaux durables et recyclages en fin de vie, limiter le bruit et les vibrations dans les trains, etc.

Des métiers qui se transforment

Les évolutions technologiques ont un impact sur les métiers. L'usage accru d'aluminium ou de composites, par exemple, fait évoluer le métier de soudeur ou soudeuse. Il faut maîtriser la soudure au laser et de nouveaux procédés d'assemblage.

Le métier de stratifieur ou stratifieuse mouliste (spécialiste des matériaux composites) se développe ainsi que le métier d'opérateur ou opératrice à commande numérique (qui usine les pièces). Les entreprises ont également besoin de spécialiste de l'informatique, de l'électronique, d'ingénieur.e en maintenance prédictive et en sûreté de fonctionnement.

Sergio, Ingénieur d'essai ferroviaire

La mission de Sergio ? Assurer que les trains sont sûrs et confortables avant leur mise en circulation. Il est responsable d'une équipe : essais en atelier sur les prototypes puis sur le terrain dans les conditions les plus critiques, vérification de la sécurité, de la résistance des structures, du freinage, du confort acoustique et thermique, des vibrations, du respect de l'environnement...

 

Transformation des métaux

Des bijoux en cuivre, fabriqués en Asie mineure il y a plus de 9000 ans, aux 36 000 tonnes d'acier du Viaduc de Millau, les êtres humains ont toujours cherché à élaborer de nouveaux alliages et transformer le métal.

Les entreprises de ce vaste secteur transforment l'acier, l'aluminium, le zinc, l'étain ou encore le cuivre en tubes, profilés, portes et fenêtres en métal, radiateurs, vis, ressorts, couvercles de réacteurs nucléaires…

 

 

Les entreprises régionales

Dans les Hauts-de-France, ce secteur représente 1447 entreprises et près de 43 500 emplois.

Il est constitué pour plus de la moitié de TPE (moins de 10 salariés), pour plus d'un tiers de PME (entre 10 et 250 salariés) et d'une dizaine de grands donneurs d'ordre : ARCELORMITTAL (Dunkerque), Le Creuset (fabrication de cocottes, poêles en fonte émaillée dans l'Aisne), EJ Picardie (fabrication de plaques d'égouts en fonte, dans l'Oise)…

Innovation et recherche

La recherche porte sur la création de nouveaux alliages (mélange de différents métaux) pour l'aéronautique, l'automobile, le nucléaire… Elle permet de développer des métaux plus légers, performants et résistants, intégrant des composés électroniques. Elle contribue également à la mise au point de nouveaux procédés de fabrication ou d'assemblage des métaux.

Des métiers qui apparaissent et qui évoluent

Pour fabriquer des produits hauts de gamme, les industriels français ont besoin, en petit nombre, d'ingénieurs.es et de chercheurs ou chercheuses en métallurgie, de thermiciens.nes (spécialistes de la chaleur)…

Dans les grandes entreprises, la robotisation et l'arrivée du numérique (capteurs intégrés dans les machines et les pièces, par exemple), entrainent le développement des métiers suivants : architecte logiciel, ingénieur.e modélisation ou procédés, spécialiste méthodes et industrialisation, spécialiste de la robotique et des automatismes…

Pour fonctionner, l'usine du futur a également besoin de conducteurs et conductrices de ligne automatisée, de techniciens.nes d'usinage et de pros de la maintenance.

Trois métiers de la transformation des métaux

Ingénieur/Ingénieure matériaux

L'ingénieur.e matériaux crée de nouveaux alliages. Il ou elle intervient sur toutes les étapes de fabrication d'une pièce ou d'un produit, de la conception aux différents tests avant la mise en production.

 

 

Outilleur/Outilleuse

Léa prépare un bac pro technicien outilleur par alternance. L'outilleur ou l'outilleuse fabrique et entretient des moules obtenus à l'unité grâce à une précision extrême qui permet ensuite la production de milliers d'exemplaires d'une même pièce.

Technicien/Technicienne méthodes forge

Sans marteau ni enclume, dans des usines automatisées et informatisées qui produisent pour l'aéronautique, l'automobile, la robinetterie, le nucléaire... le technicien de forge définit les moyens de fabrication et organise la production en atelier.

 

 

 

Construction automobile

De la conception d'un véhicule à sa sortie de l'usine, plusieurs acteurs interviennent dans la construction automobile.

Différents acteurs interviennent dans la construction d'une automobile : qui sont-ils ?

  • Les constructeurs automobiles conçoivent les véhicules, fabriquent les moteurs et boites de vitesse et réalisent l'assemblage final.
  • Les équipementiers conçoivent, améliorent et fabriquent... tout le reste : sièges, leviers de vitesse, embrayages, freins, parechocs...
  • Les sous-traitants, ou fournisseurs, approvisionnent en pièces les équipementiers.

 

 

 

Les entreprises régionales

Dans les Hauts-de-France, la filière automobile représente 407 entreprises et 55 000 emplois.

3 constructeurs représentant près de 50% des emplois du secteur en région y sont implantés : PSA, RENAULT et TOYOTA.

La région accueille aussi de grands équipementiers comme Valéo, Faurecia ou Learseating. De nombreux sous-traitants, notamment dans le domaine de la plasturgie et de la mécanique fournissent ces entreprises.

 

Le véhicule de demain : autonome, électrique et connecté

  • Face à la baisse programmée des voitures diesel et essence, les constructeurs et les équipementiers planchent sur les motorisations électriques et explorent différentes pistes de recherche. Faurecia et Plastic Omnium regardent de très près les piles à combustible et les réservoirs à hydrogène.

Construction automobile_2

Le véhicule autonome est attendu pour 2030.

  • Sans les mains ! La voiture totalement autonome est prévue pour 2030. En France, PSA et Renault font déjà rouler des véhicules capables de se déplacer seuls sur les autoroutes. Le conducteur, présent à bord, peut à tout moment reprendre le volant. Depuis leur entrée en circulation à l'été 2015, les 20 prototypes de PSA ont parcouru plus de 125 000 kilomètres.
  • Les véhicules connectés seront équipés de technologies comme la conduite hautement automatisée, l'assistant de freinage d'urgence ou encore l'intégration du smartphone. Les voitures évoluant dans une même zone pourront s'échanger directement des informations utiles sur l'état de la circulation, la présence à proximité d'un cinéma ou d'un restaurant…

L'emploi dans la construction automobile

Depuis 2015, l'emploi repart dans le secteur. 15 600 emplois supplémentaires pourraient être créés d'ici 2021. Cette croissance se concentrerait sur les métiers d'ingénierie, pour lesquels elle atteindrait 21%. La filière automobile concentre 1/3 des emplois en recherche et développement en France. (Observatoire de la métallurgie).

Des métiers qui apparaissent et qui évoluent

Plusieurs métiers rendent les véhicules plus propres, plus sûrs et plus intelligents : ingénieur.e.s en intelligence artificielle, systèmes, calcul, électricité de puissance…, spécialistes de l'informatique embarquée et de la cybersécurité, du Big Data…

Le développement des automatismes et de la robotisation dans les usines donne une place centrale aux conducteurs et aux conductrices de ligne de fabrication, aux techniciens méthodes (pour programmer les robots) et aux pros de la maintenance ou de la mécatronique.

Quatre métiers de la construction automobile

 

Aéronautique

L'aéronautique construit "tout ce qui vole" ! Le secteur regroupe la conception, la fabrication et la commercialisation des aéronefs, ainsi que des équipements qui y sont associés (moteurs, systèmes de navigation...).

Aéronefs ou astronefs ?

Les aéronefs sont des appareils capables de voler seuls dans l'atmosphère terrestre : avions, hélicoptères, planeurs, mais aussi drones militaires. Par opposition, les véhicules spatiaux ou astronefs (satellites, fusées, navettes) évoluent en dehors de l'atmosphère de la Terre (au-delà de 100 km d'altitude).

En résumé : Airbus est un aéronef et Ariane, un astronef !

Les entreprises régionales

En Hauts-de-France, la filière aéronautique représente 120 établissements et 9600 emplois.

C'est à Méaulte (80), que sont construits les "nez", des Airbus. Le site de STELIA Aérospace, filiale du groupe Airbus, emploie 1 500 salariés.

La région accueille également les sites de production de grands équipementiers :

  • Zodiac Aérospace (60), qui équipe les avions du monde entier en tuyauterie et flexibles de haute précision ;
  • Thales (60), spécialisé dans le développement des systèmes électriques ;
  • Matra Électronique (60), qui produit des systèmes électroniques embarqués.

Les acteurs de la chaine aéronautique

Les avionneurs, que l'on appelle également maîtres d'œuvre, conçoivent, assemblent et vendent les aéronefs. Avec 136 000 salariés, Airbus Group est la première entreprise européenne du secteur.

Moteurs, trains d'atterrissage, logiciels, systèmes électriques, mécaniques et hydrauliques, aérostructures… tous ces éléments sont élaborés et fournis aux constructeurs par de grands équipementiers : Thales, Daher, Zodiac Aerospace, Latécoère…

Pour s'approvisionner, ces grands groupes font eux-mêmes appel à des sous-traitants, dont une multitude de PME (petites et moyennes entreprises).

Les étapes de la fabrication d'un moteur d'avion

À Safran Aircraft Engines, l’un des principaux motoristes français, plus de 5 000 personnes s’activent pour fabriquer les moteurs d’avions Airbus ou Boeing, ainsi que ceux du célèbre Rafale. Du travail de recherche et de développement à l’assemblage final, suivons les différents temps de la fabrication d’un moteur.

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Les métiers et l'emploi

Aéronautique_2

Ingénieure méthode industrialisation : un profil qui intéresse les recruteurs.

Les perspectives de recrutement demeurent globalement bonnes, en particulier chez les équipementiers et dans les services production et méthodes.

Parmi les postes à pourvoir figurent des ingénieur.e.s en mécanique, matériaux, structures, systèmes ou méthodes. Les entreprises recherchent également des techniciens et des techniciennes en production, méthodes et qualité, ainsi que des opérateurs ou opératrices en logistique.

Les ajusteurs-monteurs ou ajusteuses-monteuses, les techniciens ou techniciennes d'usinage, les drapeurs ou drapeuses, les câbleurs ou câbleuses manquent à l'appel, en particulier dans les PME.

En raison d'importants développements dans les logiciels, les ingénieur.e.s en électronique sont aussi très recherchés.

Particularité du secteur : plus de 80 % des recrutements se font en CDI et à temps plein.

Industries mécaniques

Ces industries regroupent des activités très diverses, depuis l’usinage de pièce pour le nucléaire jusqu’aux machines-outils destinés à la production, en passant par la fabrication d’appareils médico-chirurgicaux de haute précision. La mécanique est le premier employeur industriel de France avec un peu plus de 30 000 entreprises et 600 000 salariés.

Les entreprises régionales

Les Hauts-de-France sont la 4e région mécanicienne. Le secteur est composé essentiellement de TPE (moins de 10 salariés) et de PME (entre 10 et 250 salariés).

La région accueille quelques grandes entreprises:

  • Agco Massey Ferguson, implantée à Beauvais (60), qui fabrique des tracteurs ;
  • JSPM (59) : équipements pour les réacteurs nucléaires ;
  • CMD (59) : équipements de grande dimension pour les sucreries, le traitement de l’eau et des ordures ménagères, la chimie… ;
  • COMAP (80) : produits de robinetterie et de chauffage et des raccords en laiton.

Pénurie de candidats et de candidates

Le secteur pourrait recruter 47 000 personnes par an d'ici 2025.

Les métiers de la soudure, de la chaudronnerie, de l'usinage, des automatismes, du contrôle qualité, de la maintenance ou encore du technico-commercial sont parmi les profils les plus demandés dans tous les secteurs des industries technologiques et les candidats manquent à l'appel.

Des qualifications en hausse pour des métiers qui évoluent

Les usines se transforment : nouveaux matériaux, développement de l'impression 3D, robots collaboratifs, arrivée du numérique (capteurs intégrés dans les machines et les pièces produits, par exemple).

Si le CAP demeure suffisant pour certaines entreprises, d'autres considèrent que le Bac pro deviendrait le seuil d'accès à l'emploi. Les technicien.ne.s sont aujourd'hui davantage recrutés à bac+2. À terme les recrutements de niveau bac vont représenter 25 %, les bac +2 (BTS ou DUT) 23 %, les bac+5, 17 %.

(Source : observatoire de la métallurgie)

Roboticienne : un métier que les entreprises s'arrachent

6 mois : c'est le temps que mettent en moyenne les entreprises à recruter un technicien ou une technicienne en robotique. Ce métier, accessible à bac+3, est présent dans de nombreux secteurs.

La "révolution des robots" pourrait être la prochaine révolution industrielle, comparable à celle d'Internet. La relance des achats de robots industriels (La France se situe loin derrière l'Allemagne et l'Italie en matière d'équipement), l'arrivée des cobots et le développement de robots de service pourraient constituer un vivier d'emplois.

Un cobot est un robot collaboratif : dans un même espace de travail l'être humain et le robot travaillent ensemble pour réaliser une tâche.

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