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Le Bâtiment et les Travaux publics dans les Hauts-de-France

Nord-Pas-de-Calais - Lille / publication : 16 octobre 2017
Avec 15 633 établissements qui emploient 105 051 salariés, les Hauts-de-France sont en 2016, la 5e région française en termes d’effectifs salariés dans le BTP, soit 8 % de l’ensemble des emplois nationaux.
Le secteur est composé majoritairement d’artisans et de petites entreprises. 95,8 % des entreprises ont moins de 10 salariés. On dénombre 92 % d’hommes et 8 % de femmes. Près d’un salarié sur 2 travaille dans le second œuvre. Les entreprises se concentrent notamment dans les zones d’emplois de Lille Roubaix Tourcoing et Roissy-Sud Picardie.

Bâtiment, travaux publics

Après une période difficile, ce secteur connait une relance de son activité. Ses effectifs, qui étaient en baisse depuis plusieurs années consécutives, se stabilisent en 2017.

Dans ce secteur, les compétences s’acquièrent principalement dans l’entreprise et sur le terrain. L’alternance, qui favorise un apprentissage pratique, constitue l’une des meilleures portes d’accès à ces métiers. 26657 personnes se sont formées aux métiers du BTP en 2015/2016 dans les Hauts-de-France, dont 4889 par apprentissage, soit 18,3 %. Le CAP, le Bac pro et le BTS sont les 3 premiers diplômes préparés. Le Bac pro chauffagiste, le CAP maçon et le Bac pro menuisier sont les 3 formations les plus suivies. Le secteur offre des possibilités d’évoluer en interne, d’ouvrier ou ouvrière à chef ou cheffe d’équipe puis à chef ou cheffe de chantier.

Quelle différence entre le bâtiment et les travaux publics ?

Le bâtiment concerne les activités de conception, construction, rénovation, aménagement ou démolition d’édifices (publics ou privés, industriels ou non). Il englobe le gros œuvre et le second œuvre.
Le gros œuvre construit les bases de l’édifice : terrassement, maçonnerie, coffrage, charpente. Il regroupe 34 % des entreprises. Les maçons ou les conducteurs d’engins y sont en bonne place.
Le second œuvre correspond à tous les travaux d’aménagement et de finitions, de la toiture à la peinture en passant par l’électricité, l’étanchéité (plombiers, menuisiers, carreleurs, chauffagistes, charpentiers…). Il regroupe 59 % des entreprises du secteur. Près d’un salarié sur 2 travaille dans le second œuvre.

Les travaux publics (TP) concernent les activités de conception, de construction, de rénovation ou de destruction des infrastructures (routes, tunnels, canalisations) et des ouvrages d’art et de génie civil (ponts,  barrages, pistes d’aéroport…). Il regroupe 7 % des entreprises du secteur.

Le secteur du bâtiment domine largement tant en nombre d’entreprises qu’en termes d’effectifs (qui se répartissent comme suit : 49% dans le second œuvre, 33 % dans le gros œuvre et 18 % dans les travaux publics).

La relance se confirme en 2017

Si depuis 2008, les années ont été difficiles, on a constaté une hausse de 2,1 % du nombre de projets de recrutement en 2016.

L’amélioration des perspectives d’embauche se poursuit pour 2017 avec plus de 134 400 projets de recrutement annoncés par les entreprises de la région : 60 500 projets dans le département du Nord, 30 180 dans le Pas-de-Calais, 17 220 dans l’Oise, 12 960 dans la Somme et 13 540 dans l’Aisne. Cette évolution est supérieure à celle du national (+8,2%).
7 projets sur 10 proviennent des entreprises de moins de 50 salariés.

Ce renouveau est dû à un contexte national favorable : augmentation du nombre de logements et des mises en chantier de constructions neuves (augmentation plus timide en Hauts de France), taux d’intérêt historiquement bas et politique d’incitation à l’amélioration énergétique des logements.

Le secteur va être très fortement boosté par les futurs chantiers lancés par la Région et le début des aménagements du futur canal Seine-Nord Europe.

RÉPARTITION DES EMPLOIS

Répartition des emplois par niveau de diplôme (actifs de moins de 30 ans)

Répartition des emplois par niveau de diplôme

  • Niveau 5 bis : 23 %
  • Niveau 5 : 42 %
  • Niveau 4 : 22 %
  • Niveau 3 : 13%

Répartition des emplois par type de contrat

 

Répartition des emplois par type de contrat

  • CDI et fonction publique : 69 %
  • Intérim : 4%
  • CDD et emplois aidés +  Contrat d’apprentissage : 13 %
  • Indépendants : 14 %

 

Taux d’insertion des apprentis (7 mois après la sortie de formation)

Insertion des jeunes sortants de centre de formation d’apprentis :

  • Niveau V : 48,6 %
  • Niveau IV : 66,8 %
  • Niveau III : 73,7 %

Source : Région Hauts de France – Rectorat de Lille et d’Amiens –Pôle Emploi

 

Selon le « Journal des Entreprises », la Région, le groupe Ramery et le GEIQ (Groupement d'Employeurs pour l'Insertion et la Qualification) du BTP régional ont signé le 6 juin 2017 une convention pour améliorer, grâce à la formation par apprentissage, l'insertion des jeunes peu qualifiés, dans les entreprises et sur les chantiers. La Région est en mesure d'exiger que les entreprises qui se portent candidates aux marchés publics dont elle est maîtresse d'ouvrage comptent dans leurs rangs un minimum de jeunes en apprentissage ou en alternance. Une façon de pousser les entreprises du BTP à intégrer davantage de jeunes en apprentissage, comme le groupe Ramery s'y engage.

 

Le bâtiment

Il regroupe 4 grandes familles : Structure et gros œuvre (maçonnerie, charpente, démolition), enveloppe extérieure (étanchéité, couverture, métallerie), équipement technique (plomberie, chauffage, électricité), aménagement et finition (peinture, carrelage, plâtrerie).
Le secteur  emploie majoritairement des ouvriers qualifiés : 75% des actifs ont un diplôme de niveau CAP ou BEP. Les saisonniers représentent 13,2 % des recrutements dans le secteur de la construction.
Les créations d’entreprises prédominent surtout dans le second œuvre : 66 % par rapport au gros œuvre (30%) et aux Travaux publics (4%).
Les besoins de main d’œuvre sont en tension pour les ouvriers qualifiés (maçons, plâtriers, charpentiers, menuisiers) et les postes d’encadrement (chef de chantier, conducteur de travaux…) : la moitié des recrutements du secteur sont déclarés difficiles par les entreprises (enquête BMO).
La spécialité la plus recherchée est la construction durable.

Les travaux publics

1130 entreprises sont implantées dans les Hauts-de-France en 2015. Sur les 18863 salariés  dans ce secteur, 62 % occupent des métiers de production, 26 % sont sur des postes de support technique et d’encadrement et 12 % ont des emplois administratifs, commerciaux et de direction.

 Ce secteur est marqué par :

  • la part très importante d’ouvriers parmi les salariés. Ils représentent 62 % des salariés et plus de la moitié d’entre eux sont qualifiés (56%), voire très qualifiés (18%).  
  • la taille des entreprises de plus de 50 salariés (70% des effectifs).

Les métiers du BTP

Dans le Bâtiment comme dans les Travaux publics, une trentaine de métiers interviennent aux différentes étapes d’un programme de construction.

On peut identifier 4 familles de métiers :

- Métiers liés à l’encadrement de chantier et à la gestion d’entreprise

A l’origine de toute opération du BTP, il y a la signature d’un contrat avec le client et l’élaboration de propositions techniques. C’est le métier des commerciaux. Puis les chargés d’études préparent l’ouverture du chantier en réalisant des plans et des devis, en fixant les plannings et en déterminant les moyens nécessaires. Les travaux sont ensuite organisés sur le terrain par les personnels d’encadrement.

Exemples de métiers : assistant ou assistante de gestion de PME, chargé ou chargée d’affaires, chef ou cheffe de chantier, conducteur ou conductrice de travaux, dessinateur-projeteur ou dessinatrice/projeteuse, économiste de la construction, ingénieur ou ingénieure d’études….

- Métiers liés à la construction

Déconstruction, préparation du terrain, mise en place des fondations et des éléments porteurs, pose de la toiture…ces professionnels montent les structures du bâtiment et le mettent à l’abri des intempéries. On rencontre aussi certains de ces métiers sur les chantiers de travaux publics pour la conduite d’engins, l’installation de coffrages ou de charpentes métalliques.

Exemples de métiers : charpentier ou charpentière, conducteur ou conductrice d’engins, couvreur ou couvreuse, maçon ou maçonne, métallier ou métallière…

- Métiers liés à l’aménagement du bâtiment

Pour qu’un bâtiment soit utilisable, il faut l’intervention de spécialistes de la plomberie, du chauffage et de l’électricité. Les spécialistes de la finition et de l’aménagement apportent la dernière touche : pose de carrelage, installation de placards…

Exemples de métiers : carreleur ou carreleuse, chauffagiste, électricien ou électricienne, menuisier ou menuisière, peintre, plâtrier ou plâtrière, plombier ou plombière…

- Métiers liés aux Travaux publics

Routes, ponts, voies ferrées, canalisations, réseaux électriques…à chacun sa spécialité.

Exemples de métiers : canalisateur ou canalisatrice, constructeur ou constructrice de routes, constructeur ou constructrice en ouvrages d’art, conducteur ou constructrice d’engins de chantier…

 

 

 

Les formations dans le domaine du BTP

Les formations vont du CAP au diplôme d’ingénieur/e et permettent de travailler sur le chantier, en conduite de travaux, comme chef/fe de chantier, en bureau d’étude, en ingénierie…

Les spécialités des diplômes sont nombreuses: maçonnerie, charpente, taille de pierre, chauffage, carrelage, peinture, conduite d’engin ou de grue, construction métallique …

- Études et encadrement de chantier

Pour travailler en bureau d’études, mieux vaut viser un bac+2 même si un niveau bac pro  permet d’acquérir les bases de certains métiers : agenceur ou agenceuse, géomètre-topographe, économiste de la construction, assistant ou assistante en architecture. Au-delà du bac toute une palette de formations prépare aux fonctions en bureau d’études. Si les métiers de chargé ou chargée d’affaires et d’économiste de la construction sont accessibles à partir d’un bac+2, le niveau ingénieur est requis dès que l’on touche à la conception d’ouvrage. L’accès aux fonctions d’encadrement exige une expérience de chantier. La gestion de travaux et le suivi de chantier sont au programme de tous les cursus dès le bac pro. Certains diplômes post-bac offrent une spécialisation en conduite de travaux.

- Construction

Une dizaine de CAP apportent un premier niveau de qualification dans les métiers de la construction gros œuvre. Les 5 bacs pro du domaine couvrent un champ de compétences plus large. En BTS la polyvalence est encore plus marquée.

- Aménagement du bâtiment

Les métiers de l’aménagement-finition sont accessibles dès le CAP. Ils sont proposés dans toutes les spécialités de métiers. Au niveau bac pro, le domaine de compétence visé s’élargit. En BTS l’accent est mis sur la réalisation d’études et l’organisation de chantier.

- Travaux publics

Chaque métier de cette famille fait l’objet d’un CAP spécifique. Plus qualifié, le bac pro aborde tous types d’opérations : voirie, réseaux, ouvrages d’art…Le BTS lui, cible à la fois l’assistance à la conception d’ouvrages et la conduite de travaux.

 

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