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Publication : mai 2018

Ma 1re année en BTS Maintenance des véhicules option voitures particulières

Deux semaines en entreprise, deux semaines au CFA à Meaux (IMA du Pays de Meaux) : c’est le rythme de vie de David, apprenti en 1re année de BTS maintenance des véhicules option voitures particulières. Retour sur cette formation qui alterne cours théoriques et immersion professionnelle au sein d’une concession automobile.

Pourquoi avoir choisi ce BTS ?

"J’ai choisi cette formation parce que j’ai toujours été passionné par l’univers de l’automobile, explique David. Et j’ai un cousin mécanicien qui m’a transmis cette passion depuis mon plus jeune âge !" Avant le BTS, le jeune homme a préparé un bac pro maintenance des véhicules option voitures particulières. Ce diplôme lui permettait d’accéder à un emploi, mais David a préféré poursuivre ses études. "Avec ce cursus en alternance, je serai plus qualifié, assure l’apprenti. Je serai également capable de suivre les évolutions technologiques des voitures. Mon objectif est de devenir technicien diagnostic, et pas seulement mécanicien !"

Pourquoi avoir opté pour l’apprentissage ?

"Être apprenti me permet d’avoir un salaire, se réjouit David. Et surtout, on apprend mieux le métier sur le terrain qu’à l’école !" Lors de ses périodes en entreprise, l’apprenti travaille main dans la main avec un technicien de maintenance expérimenté : "En exerçant avec lui, j’apprends concrètement à faire du diagnostic, c’est-à-dire à détecter l’origine de la panne pour ensuite effectuer la réparation moi-même."

Qu’est-ce qui change par rapport au bac pro ?

"Le BTS, c’est vraiment un niveau supérieur !" constate David. Par rapport au bac pro, il y a beaucoup plus de leçons à apprendre et devoirs à rendre. "Pour être dans le coup, j’étudie mes cours et fais mes exercices à la maison presque tous les soirs de la semaine… Je travaille trois fois plus qu’au lycée !"

Quelles sont les difficultés rencontrées ?

David reconnait qu’il a "un peu de mal en physique-chimie". Une difficulté que le jeune homme ne prend pas à la légère : "C’est une matière importante que je travaille avec assiduité. Car il est beaucoup question de la combustion, et donc de la maintenance et de la mise au point des moteurs et des organes tels que les carburateurs, les injecteurs…"

À quel rythme de travail a-t-il fallu s’adapter ?

Le travail personnel étant plus important qu’en bac pro, David a dû apprendre à s’organiser : "Chaque soir, j’étudie une heure, voire deux. Je ne fais aucune impasse sur telle ou telle matière. Et je respecte les consignes données par les professeurs !" Cette régularité dans l’effort permet à David de bien suivre la formation. "Bien travailler toute la semaine me permet d’être à jour… et d'avoir du temps le week-end !"

Et après ?

Pour la suite, David espère continuer ses études en préparant une licence professionnelle dans “son” domaine. L’objectif ? Consolider son expérience. "Cela dépendra de mon dossier scolaire et de mes résultats au BTS, explique David, parce que l’entrée en licence pro est sélective". Si David ne parvient pas à intégrer cette formation, alors il arrêtera ses études pour travailler à temps plein : "Mon employeur a l’intention de me recruter définitivement après mon cursus.", conclut le jeune homme. C’est l’un des atouts de l’apprentissage.

BTS maintenance des véhicules option voitures particulières, fiche d’identité

Durée : 2 ans après le bac.

Sélection : sur dossier, via le portail d’inscription dans l'enseignement supérieur Parcoursup.

Profil des admis : une majorité de bacheliers professionnels de la spécialité, mais aussi des bacheliers technologiques STI2D. On trouve également des bacheliers généraux.

Cadre : dans 78 établissements, dont 43 avec possibilité de formation par apprentissage.

Emploi du temps : sous statut scolaire, 33 heures par semaine, auxquelles s’ajoutent 6 semaines de stage en entreprise ; en apprentissage, 35 heures de formation par semaine pendant 20 semaines et 32 semaines en entreprise.

Matières : cours théoriques (culture générale et expression, anglais, mathématiques) et enseignements professionnels et/ou pratiques : mécanique, électrotechnique, électronique, hydraulique, pneumatique…

Charge de travail : moyenne sous statut scolaire ; plus importante en apprentissage.

Vie de classe : entre une vingtaine et une trentaine d’élèves par classe.

Encadrement : sous statut scolaire, proximité des professeurs avec leurs élèves ; en alternance, accompagnement par un tuteur en cours et par un maître d’apprentissage en entreprise. Lors de TP ou en entreprise, les élèves doivent savoir faire preuve d’autonomie.

Vie extrascolaire : les activités extrascolaires sont possibles, à condition de bien s’organiser.

Validation : contrôle continu et examens.

Diplôme : le BTS est délivré aux candidats qui ont obtenu une moyenne générale supérieure ou égale à 10/20 à l’ensemble des épreuves générales et technologiques. Le BTS est reconnu à bac + 2 et donne droit à 120 crédits ECTS.

Coût de la scolarité : gratuit dans les établissements publics ; payant dans les établissements privés sous contrat ou hors contrat. Les frais sont pris en charge par l’employeur dans le cas de l’apprentissage.

Poursuite d’études : en licence professionnelle dans les secteurs de la production industrielle ou de la maintenance automobile, en classe préparatoire ATS pour entrer dans une école d'ingénieur ou en école professionnelle du commerce des réseaux de l'automobile (EPCRA).

Métiers accessibles : technicien automobile ou électronicien automobile, contrôleur technique. Les diplômés de ce BTS peuvent également devenir chef d’équipe ou d’atelier au sein d’un service de maintenance, voire responsable SAV (service après-vente).

Débouchés : dans les entreprises de maintenance automobile (concessions, garages), dans les centres de contrôle technique, entre autres.

 

 

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