Sommaire du dossier

Imprimer Imprimer Imprimer Envoyer à un ami

Les métiers de l'économie sociale et solidaire

Économie sociale et solidaire : des emplois porteurs de valeurs

Ile-de-France - Créteil Paris Versailles / Publication : 2 mars 2017
Qu'est-ce que l'économie sociale et solidaire ? L’ESS regroupe un ensemble de structures (associations, coopératives, fondations, ...) qui cherchent à réconcilier recherche de profit et intérêt général. Objectif : recomposer du lien social.

La notion de service rendu est primordiale dans le monde de l'économie social et solidaire.

Crédit coopératif, Macif, Emmaüs France, Amap (association pour le maintien d’une agriculture paysanne), missions locales… on vit tous en contact avec des établissements appartenant à l’ESS, parfois sans le savoir. Il suffit de fréquenter une association de quartier ou d’acheter des produits issus du commerce équitable… 

Travailler autrement

L’ESS regroupe les coopératives agricoles, artisanales ou commerciales, les banques coopératives, les sociétés d’assurance mutuelles, les fondations et les très nombreuses associations sportives, culturelles, humanitaires ou médico-sociales. Des structures qui placent les services à la personne, l’insertion sociale et professionnelle, le handicap, le logement, l’éducation populaire, la finance solidaire ou le développement durable au cœur de leur mission.

Dans le monde de l’ESS, la recherche du profit n’est pas une fin en soi, mais un moyen au service du projet collectif. Et la notion de service rendu est primordiale. C’est bien par motivation que l’on intègre une entreprise de l’ESS.

Une large palette de métiers

Infirmier, auxiliaire de vie, éducateur spécialisé, animateur socioculturel ou sportif, conseiller clientèle en banque ou en assurance, gestionnaire, chargé de communication, informaticien… les quelque 2 300 000 salariés de l’ESS (soit 10 % de l’emploi en France) exercent tous les métiers traditionnels. Auxquels s’ajoutent des fonctions spécifiques, comme chargé d’accompagnement social et professionnel, responsable d’entreprise d’insertion, conseiller en microcrédit… En Ile-de-France, 1 salarié de l’économie sociale sur 2 travaille dans les champs de l’éducation, de la santé et de l’action sociale.

Des places à prendre

Plus du quart des effectifs de l’ESS partira à la retraite d’ici 10 ans, en particulier des cadres. Les besoins sont criants dans les associations du domaine sanitaire et social et les sociétés mutualistes. Cependant, il est difficile de tabler sur le remplacement intégral des 600 000 emplois qui seront libérés. Le secteur associatif est très dépendant des subventions publiques.

Compétences pro attendues

Une cinquantaine de licences professionnelles et de masters dédiés à l’ESS apportent une compétence transversale préparant aux fonctions de chargé de projet ou de gestionnaire de structure. On y accède généralement après un cursus en économie-gestion ou en droit.

Mais on peut intégrer l’ESS par bien d’autres voies car "c’est la compétence à exercer le poste qui prime. L’acculturation à l’ESS peut se faire par le biais du bénévolat, du service civique ou de stages pendant les études", souligne Guillaume Chocteau.

Autre compétence très prisée par les associations : la capacité à lever des fonds. C’est la pierre angulaire du développement des associations.

 

À lire aussi

Sur le même sujet

Fiche secteur

Haut de page

Vient de paraître