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L’insertion des lycéens dans la vie active en Ile-de-France en 2018

Enquête IVA au 1er février 2018

Ile-de-France - Créteil Paris Versailles / Publication : 25 septembre 2019
L’enquête Insertion vie active (IVA) rend compte chaque année de l’insertion des jeunes franciliens sept mois après leur sortie d’une formation professionnelle en lycée : CAP, bac professionnel, BTS. La dernière étude indique un taux d’emploi global de 48 % au 1er février 2018, soit 2 points de plus que celui relevé en 2017. L’étude montre que l’obtention de diplôme, son niveau, le sexe et la spécialité suivie influent les conditions d’insertion.

Enquête IVA

Un niveau de formation élevé et le diplôme augmentent les chances d’insertion

Globalement chaque année, le taux d’insertion des sortants s’accroît avec le niveau de diplôme. Ainsi, en 2018, les sortants d’une année terminale de CAP sont 33 % en emploi, contre 47% après un bac professionnel et 68%, à l’issue d’un BTS. L’obtention du diplôme favorise aussi l’accès à l’emploi à tous les niveaux de formation. Les sortants diplômés affichent un taux d’insertion supérieur de 8 à 14 points environ à celui des non diplômés, qu’il s’agisse du CAP (respectivement 37 % et 23 %), du Bac pro (50 % contre 39 %) ou du BTS (70 % contre 62 %).

Les filles bénéficient d’une insertion plus rapide

Autre constat. Les filles s’insèrent plus rapidement que les garçons. Après une classe terminale, le taux d’emploi des filles atteint 54 % contre 50 % pour les garçons. L’écart à l’avantage des filles s’explique d’une part par un niveau d’études plus élevé pour elles. Elles obtiennent d’autre part plus facilement leur diplôme (80% contre 71%), quel que soit le niveau de formation. Elles sont aussi très présentes dans les formations des services (89 %), domaine bénéficiant d’un taux d’emploi plus élevé que celui de la production (52 % contre 45 %). Néanmoins, 37 % des filles trouvent un emploi stable contre 39 % des garçons. Elles sont en outre beaucoup moins nombreuses à occuper un poste à temps complet (62 % pour les filles contre 71 % pour les garçons).

 Le taux d’insertion varie selon la spécialité préparée

 L’accès à l’emploi diffère d’une spécialité de formation à l’autre. C’est ainsi que se démarquent nettement dans le domaine de la production, la spécialité "Transformations chimiques et apparentées" avec un taux d’emploi de 69 % et dans le domaine des services, les spécialités "Santé" (77 %), "Applications des droits et des statuts des personnes" (77 %) et "Banques finances, assurances" (75 %). Pour ces spécialités, les taux d’insertion sont supérieurs d’environ 20 points au taux moyen.

Le fait d’obtenir son permis de conduire impacte enfin assez nettement le taux d’insertion. Au niveau baccalauréat, 60 % des sortants titulaires du permis ont un emploi contre 40 % des jeunes sans permis. Au niveau BTS, ils sont respectivement 73% et 59 %.

Téléchargez ou feuilletez l'enquête "IVA 2018 : l’insertion des lycéens dans la vie active" 

L'enquête est proposée en téléchargement gratuit sur notre site.

Evolution du taux d’emploi des lycéens franciliens sur 10 ans (2008-2018)

Entre 2008 et 2014, en raison de la crise économique, l’étude montrait une dégradation des taux d’insertion à tous les niveaux de formation. Depuis 2015, l’insertion professionnelle s’améliore. Pour les sortants de BTS et CAP, les taux d’emploi 2018 atteignent même leurs niveaux les plus élevés depuis 2009.

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