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Après Le Bac 2017

Les cordées de la réussite

Martinique - Fort de France / publication : 12 décembre 2016
Le dispositif des cordées de la réussite vise à favoriser l’accès à l’enseignement supérieur de jeunes quel que soit leur milieu socio-culturel, en leur donnant les clés pour s’engager avec succès dans les filières d’excellence.
Aujourd’hui, plus de 375 Cordées de la Réussite se répartissent sur le territoire national.

 

Les établissements têtes de cordées et leurs établissements sources en Martinique:

Ferrandi, l'école française de gastronomie

28 rue de l'Abbé Grégoire

75006 Paris 6e

Tél. : 01 49 54 28 00

Mél : cconansignor@ferrandi-paris.fr

Site : http://www.ferrandi-paris.fr

 

 

Bellefontaine

Lycée polyvalent du Nord Caraïbe

 

Fort-de-France

Lycée de l'Association martiniquaise d'éducation populaire

 

Le François

Lycée polyvalent la Jetée

 

HEC Paris

Ecole de gestion et de commerce

1 rue de la Libération

78350 Jouy-en-Josas Cedex

Tél. : 01 39 67 70 00

Fax : 01 39 67 74 40

Mél : hecinfo@hec.fr

Site : http://www.hec.fr

 

Institut d'études politiques (Sciences Po Bordeaux)

33600 Pessac Cedex

Tél. : 05 56 84 42 52

Fax : 05 56 37 44 00

Mél : admissions@sciencespobordeaux.fr

Site : http://www.sciencespobordeaux.fr

 

Institut national des sciences appliquées de Lyon

20 avenue Albert Einstein

69100 Villeurbanne Cedex

Tél. : 04 72 43 83 83

Site : http://www.insa-lyon.fr

 

Présentation de l'INSA Lyon pour les élèves des DOM-TOM-COM (Téléchargez le Powert Point)

 

 

 

Bellefontaine

Lycée polyvalent du Nord Caraïbe

 

Fort-de-France

Lycée Joseph Gaillard (lycée avec CPGE)

 

Fort-de-France

Lycée Victor Schoelcher

 

Le François

Lycée polyvalent la Jetée

 

Le Lamentin

Lycée Acajou 1

 

Le Lamentin

Lycée Acajou II

 

Le Lorrain

Lycée polyvalent Joseph Pernock

 

Le Marin

Lycée Montgérald

 

Rivière-Salée

Lycée polyvalent Joseph Zobel

 

Sainte-Marie

Lycée polyvalent du Nord Atlantique

 

Résultats de la campagne 2016 en Martinique:

 13 admis à l’INSA de Lyon

 5 admis à l’école Ferrandi

 

L’ONISEP Martinique a rencontré Anne GAUDIN et Pascal JAN de l’IEP (Institut d’Études Politiques) de Bordeaux

Pouvez-vous nous présenter l’IEP de Bordeaux ?

L’IEP dans le vocabulaire, c’est un peu compliqué pour les élèves car IEP signifie Institut d’études politiques mais c’est Sciences Po. C’est la même chose.

L’IEP de Bordeaux est 1 des 10 IEP existant en France.

Au départ, les IEP ont été créés après la guerre pour former des cadres  de la fonction publique. Peu à peu, la formation dispensée s’est révélée très utile pour les cadres du secteur privé. Aujourd’hui 60% des étudiants diplômés travaillent dans le secteur privé. Sciences Po, ce n’est pas pour faire de la politique, même si on peut faire de la politique après, ce n’est pas l’objectif.

L’IEP offre un parcours en sciences humaines pluridisciplinaire (droit, histoire, sociologie, économie...)

Il offre également des outils pour comprendre et analyser l’actualité. Une méthodologie pour collecter les informations et les trier. Puis, exprimer des synthèses à l’écrit et à l’oral.

Les débouchés résident dans des domaines très variés. On distingue 4 grands domaines :

-          Carrières publiques

-          International et développement

-          Communication et journalisme

-          Entrepreneuriat, management et marketing

La pluridisciplinarité de l’IEP n’est-elle pas parfois un inconvénient auprès des élèves concernant la lisibilité des débouchés en termes de métier ?

Beaucoup d’élèves choisissent l’IEP pour devenir journaliste ou juge et changent d’avis en cours d’études. Ils s’intéressent à des domaines variés et se rendent compte des débouchés. Certains élèves arrivent sans projet précis. Ils viennent à l’IEP pour ça. Notre travail c’est de les accompagner pour leur montrer les nombreux débouchés. Il y a de nombreuses rencontres avec les professionnels. C’est vrai que pour la lisibilité ce n’est pas parfait mais en termes de débouchés c’est absolument remarquable. On peut devenir directrice d’Opéra comme une de nos anciennes étudiantes, travailler chez Hermes ou Vuitton, ou encore diriger un hôpital.

 

Les élèves de terminale qui ont un projet professionnel précis, choisissent d’autres parcours de formation et ne choisissent pas l’IEP peut-être à cause des débouchés méconnus?

Il y a bien évidemment d’autres cursus en dehors de l’IEP. Mais les élèves qui ont choisi une autre voie doivent se demander s’ils ne peuvent pas faire leur formation chez nous. Car l’intérêt de l’IEP c’est aussi de bénéficier d’un réseau d’anciens qui est très loyal et fidèle. Ce n’est pas du copinage. L’étudiant peut s’adresser à un réseau d’anciens pour avoir des conseils, pour être guidé dans son projet. Les outils proposés à Sciences Po ouvrent vers de réelles perspectives transposables dans des domaines très vastes. Certains diplômés à la sortie de Sciences Po créent leur entreprise par exemple. Il faut que les élèves se posent la question car l’intérêt de passer par notre école (c’est aussi vrai dans les autres IEP mais encore plus à Bordeaux) c’est l’international. Les programmes binationaux offrent des champs extraordinaires. Il existe 6 programmes binationaux (dont un avec la Caraïbe) intégrés sur 5 ans. Les jeunes deviennent biculturels et ils peuvent intégrer cette dimension biculturelle aux domaines qui les intéressent.

 

Au niveau de la convention avec la Martinique, qu’est-ce que l’IEP offre comme accompagnement aux jeunes martiniquaises et martiniquais ?

La première chose c’est de passer dans les lycées de Martinique pour présenter l’IEP de Bordeaux aux élèves. On explique bien les perspectives qu’offre l’IEP car comme on le disait tout-à-l‘heure la lisibilité est faible. Et lorsqu’on leur explique, ils envisagent les choses autrement. Ils nous disent qu’ils n’avaient pas vu les choses de cette façon-là. On leur dit également que c’est accessible. Il y a un concours difficile, certes. Mais ils ont de vraies chances. Il faut rappeler que les élèves de Martinique ont les mêmes résultats au concours que les élèves de Métropole. Et puis, ils peuvent passer le concours ici, au lycée de Bellevue cette année c’est le 2 avril 2016 (le 1er avril pour un programme binational). Le tarif est réduit pour les élèves de Martinique à 20€ pour le concours. Cela fait partie de la convention. Pour l’accompagnement, il n’existe pas de dispositif spécifique pour les élèves de Martinique. Ils s’intègrent très bien à l’IEP ; De plus, Bordeaux étant une ville très antillaise, les élèves s’adaptent plutôt bien. On n’a pas de problèmes spécifiques avec les élèves venant des Antilles. On les suit, on les connaît…

 

Quels conseils donneriez-vous à des élèves de terminale qui souhaitent intégrer l’IEP de Bordeaux ?

D’abord il est important qu’ils s’inscrivent sur notre site car nous ne sommes pas sur APB. Il faut aller directement sur notre site pour s’inscrire au concours et on ferme plus tôt qu’APB. Il faut se préparer. Moi, ce que je leur conseille c’est de consulter les annales des années précédentes du concours, de s’entraîner à plusieurs, de lire l’actualité, de suivre l’actualité. Surtout de s’entraîner dans les conditions proches du concours (par exemple, demander au lycée une salle pour rédiger et faire corriger les copies par les professeurs), c’est très important. L’autre conseil qu’on peut leur donner c’est d’avoir confiance. Au pire, s’ils n’obtiennent pas le concours, ils ont évidemment plein d’autres choses intéressantes à faire. Mais il faut tenter l’IEP car s’ils en ont les moyens, ce serait dommage qu’ils n’essayent pas. Dans un concours, il y a trois choses : le travail, la motivation (sont souvent liés) et la chance. On espère qu’il aura plus de candidats cette année. Il y a des formations d’excellence qui ne sont pas scientifiques. Il faut parler aux bons élèves pour leur dire qu’il y a autre chose que médecine. Il y a des clichés sur Sciences Po. C’est un malentendu. Les étudiants sont très contents d’être chez nous.

Merci beaucoup.

L’ONISEP Martinique a rencontré Anna LOEHR et Guy CARTON de l’INSA (Institut National des Sciences Appliquées) de Lyon

Pouvez-vous nous présenter l’INSA de Lyon ?

L’INSA de Lyon fait partie d’un groupe de 7 écoles INSA. (Rennes Rouen Toulouse, Strasbourg, Centre Val de Loire et Lyon)

Il forme aux métiers d’ingénieur généraliste.

Il compte 12 départements de spécialisation à l’issue du 1er cycle :

-          Biochimie et biotechnologie

-          Bio-informatique

-          Génie civil et urbanisme

-          Génie électrique

-          Génie industriel

-          Sciences et génie des matériaux

-          Télécommunications

-           Informatique

-          Génie mécanique

-          Génie énergétique et environnement

Tous les domaines dans lesquels un ingénieur peut évoluer. La formation reste généraliste avec un bagage en maths et sciences. Il y a 3 stages professionnels au cours du cursus. Les étudiants étudient les maths de la 1ère à la 5ème année. Il faut savoir que les 10 premières années après le diplôme d’ingénieur, les ingénieurs doivent être capables de s’adapter aux évolutions des postes en entreprise. Ils doivent être polyvalents. Le métier d’ingénieur est très large (technicien, management, gestion de travaux, etc.) Il faut savoir que l’INSA recrute des élèves de bac S mais pas seulement en option SI. Toutes options sont bienvenues. Les élèves de STI2D font le 1er cycle dans une filière FAS (formation active en sciences). Ensuite ils choisissent une spécialisation et sont mélangés avec les bacheliers S. Beaucoup de filles (42%) en 1ère année. Elles y réussissent très bien et même mieux que les garçons. Il existe aussi des filières par apprentissage à partir de la 3ème année dans certaines spécialités.

En quoi consiste la convention avec la Martinique ?

Depuis 10 ans, l’INSA a signé une convention avec le Rectorat et la Région Martinique. Elle permet d’intégrer l’INSA de Lyon en priorité parmi les 5 écoles historiques (Lyon, Toulouse, Strasbourg, Rennes, Rouen) du groupe INSA lorsqu’on a réussi la sélection à condition de proposer l’INSA Lyon en premier vœux sur le portail post-bac.

Si l’élève choisit Lyon, on lui propose un accompagnement spécifique qui comprend :

ü  L’École d’été avant la rentrée, 2 semaines au cours desquelles les étudiants reçoivent un enseignement en maths et physiques le matin et l’après-midi, ils visitent des laboratoires de recherche, des entreprises, la ville de Lyon et le Campus. Cette École d’été est spécifique aux élèves des 4 DOM et des 10 lycées partenaires de l’Académie de Lyon.

ü  Intégrer la filière « Amerinsa » qui regroupe 50% de latino-américains et 50% de français.

ü  Etre logé sur le Campus.

ü  Répondre aux sollicitations de l’enseignant tuteur

ü  Rencontrer des ingénieurs mentors. Tout au long de la 1ère année, des rencontres avec des ingénieurs sont organisées pour donner du sens aux études et permettre de choisir une spécialisation.

ü  La possibilité d’obtenir des aides financières

 

Comment les élèves de Martinique s’adaptent à l’INSA de Lyon ?

En général, ils s’adaptent très bien. Une baisse de moral peut intervenir pendant l’hiver. Ce qui peut se comprendre lorsqu’on sait que les Antillais ont grandi avec le soleil. On leur conseille de ne pas rentrer aux Antilles pendant les fêtes de Noël. Il vaut mieux rester car à la rentrée de janvier, des périodes d’examens sont programmées. Dans l’ensemble, les élèves de Martinique s’intègrent bien à l’INSA Lyon.

Quels conseils donneriez-vous à des élèves de terminale qui souhaitent intégrer l’INSA de Lyon ?

Etre intéressé par les sciences mais pas que. L’ouverture au monde est aussi importante. Un ingénieur doit être citoyen. On recrute sur dossier (maths, physique, français, LV1 et LV2). L’entretien de motivation se fait en Martinique, fin avril au rectorat de Tartenson. On demande de parler de l’actualité, de culture générale, de ses centres d’intérêt. Il n’y a pas de questions pièges. Le niveau est élevé mais c’est accessible aux élèves. Il faut dire aux élèves de tenter l’INSA.

Merci beaucoup.

Nathalie LECEFEL, COP rédactrice ONISEP. Janvier 2016

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