Onisep.fr, l'info nationale et régionale sur les métiers et les formations
Accueil La Martinique Fort de France

Quelles solutions pour un élève déscolarisé ?

Martinique - Fort de France / Publication : 30 janvier 2014
Dimitri, 17 ans, Trois-Ilets : J'ai arrêté l'école après la 2nde, quelles sont les solutions qui s'offrent à moi ?

Question de la semaine

Les conseillers Monorientationenligne vous répondent :

Si votre fils a quitté le lycée ou renoncé à un apprentissage parce que la formation ne lui plaisait pas ou qu'il ne se sentait pas bien, il faut que vous sachiez que les parcours en ligne droite ne sont pas les plus courants, qu'on a le droit de se tromper, de réfléchir et de retenter une autre expérience.

Des possibilités s'offrent à lui et détenir un diplôme facilitera son insertion professionnelle.

 

Des dispositifs spécifiques et multiples

Dans chaque académie, il existe de dispositifs adaptés aux jeunes qui ont décroché de l'école.

Leurs noms varient d'une région à l'autre et ils ont des durées différentes qui peuvent aller d'une à douze semaines : actions pré-qualifiantes (remises à niveau, découverte des métiers...), actions qualifiantes/diplômantes.

Ces actions sont mises en place par les PSAD.

La Mission de Lutte contre le Décrochage Scolaire (MLDS) anciennement Mission Générale d'Insertion de l'Education Nationale met en place différents dispositifs à l'attention des élèves de plus de 16 ans sortis du système scolaire sans diplôme (en principe depuis moins d'un an) :

  • actions de remobilisation
  • actions d'orientation
  • actions de qualification
  • parcours d'insertion (découverte du monde de l'entreprise et élaboration du projet professionnel) dans des entreprises ayant passé un marché public avec l'Education nationale (dans le cadre d'une clause sociale)

Pour en bénéficier, il faut prendre rendez-vous avec un(e) conseiller(e) d'orientation-psychologue.

 

Les dispositifs de retour en formation et d'insertion

Certaines structures proposent une pédagogie en alternance, mais sous statut scolaire (non salarié), qui peut permettre de reprendre goût aux enseignements scolaires tout en préparant un diplôme professionnel.

C'est le cas des Maisons Familiales Rurales, vaste réseau présent sur tout le territoire mais aussi des écoles de production, moins répandues.

Si votre fils a une idée de la formation qu'il souhaite entreprendre, il peut :

  • reprendre une formation initiale à temps plein dans un lycée public (disposition d'éducation récurrente). Pour constituer le dossier, il faut avoir un entretien avec un conseiller d'orientation psychologue dans un CIO. C'est le directeur académique des services de l'éducation nationale (DA-SEN) qui décidera de la recevabilité de sa demande. L'admission dépend également des capacités d'accueil des établissements.

Au lycée, un accompagnement personnalisé et un tutorat peuvent être proposés aux élèves qui éprouvent des difficultés.

  • préparer un diplôme en alternance, soit dans le cadre d'un contrat d'apprentissage dans un centre de formation des apprentis ou une unité de formation par apprentissage, soit dans le cadre d'un contrat de professionnalisation.

Pour l'admission, il faut contacter directement l'établissement. Il lui faudra trouver obligatoirement un employeur.

Un positionnement peut-être nécessaire : on lui proposera si nécessaire une action de mise à niveau avant d'entamer la formation.

 

Les dispositifs d'insertion combinant activité et formation

Le contrat d'insertion dans la vie sociale (CIVIS)

Ce contrat s'adresse à des jeunes de 16 à 25 ans révolus rencontrant des difficultés particulières d'insertion professionnelle. Il concerne les jeunes qui ont un niveau de qualification inférieur ou équivalent au bac ou qui ont été inscrits comme demandeurs d'emploi au minimum 12 mois au cours des 18 derniers mois.

Le CIVIS a pour objectif d'accompagner les jeunes dans leur projet d'insertion dans un emploi durable ou dans leur projet de création ou de reprise d'une activité non salariée. L'accompagnement est personnalisé, chaque jeune a un référent ; il peut comprendre des mesures d'orientation, de qualification ou d'acquisition d'expérience professionnelle.

 

Les emplois d'avenir

Ils concernent les jeunes entre 16 et 25 ans en recherche d'emploi, peu ou pas qualifiés (non diplômés ou titulaires d'un BEP/CAP) et qui souhaitent se former tout en travaillant.

Dans le cadre d'un contrat de droit privé à durée déterminée (de 1 an minimum à 3 ans) ou d'un contrat à durée indéterminée, les jeunes recrutés bénéficient d'une formation à un métier et d'un suivi personnalisé professionnel (et social le cas échéant) qui se poursuit à l'issue du contrat.

 

Le service civique

C'est un engagement volontaire au service de l'intérêt général, ouvert à tous les jeunes de 16 à 25 ans, sans condition de diplôme.

Le service civique peut être effectué auprès d'associations, de collectivités territoriales ou d'établissements publics, sur une période de 6 à 12 mois, en France ou à l'étranger, pour une mission d'au moins 24h par semaine. Un engagement de service civique est compatible avec une poursuite d'études ou un emploi à temps partiel.

Dans le cadre du plan de lutte contre le décrochage, des offres combinées service civique-formation seront proposées pour permettre à des jeunes décrocheurs d'acquérir une expérience professionnelle tout en construisant un projet de formation.

 

La garantie jeunes

Elle concerne les jeunes de 18 à 25 ans en situation de précarité, sans emploi et sans formation. Ce dispositif expérimenté jusqu'à la fin 2015 sur un certain nombre de territoires permet aux jeunes de bénéficier d'un accompagnement vers l'emploi et la formation et d'une garantie de ressources. Ils s'engagent dans le cadre d'un contrat avec la mission locale.

 

Un accompagnement nécessaire

L'entrée dans certains dispositifs s'effectue obligatoirement, après entretien, sur prescription :

  • d'un(e) conseillèr(e) de mission locale ou de PAIO
  • ou d'un(e) COP dans un CIO
  • ou bien d'un(e) conseillèr(e) du Pôle emploi

 

Dans tous les cas prenez contact avec un(e) conseillèr(e) d'orientation-psychologue dans un CIO proche de chez vous.

Imprimer

Haut de page

Vient de paraître

Pour
les professionnels