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Handicap et mobilité internationale : le témoignage de Camille

Haute Normandie - Rouen / Publication : 16 juillet 2019
Camille, ingénieure en agriculture (UniLaSalle), a effectué, pendant sa quatrième année de formation, un stage de cinq mois à Canberra en Australie. Elle revient sur cette expérience enrichissante professionnellement, socialement et culturellement.

Camille, ingénieure en agriculture (UniLaSalle)

Partir pour s'immerger dans une autre culture

"J'ai effectué ce stage en Australie pour améliorer mon anglais. Dyslexique, l'apprentissage des langues m'a toujours demandé beaucoup d'efforts. J'ai fini par m'autocensurer. L'immersion totale dans un pays anglophone m'a donc permis de lever cette barrière de la langue et de pouvoir tenir des conversations en anglais."

Enrichir mon CV

"J'ai reçu un accompagnement de mon école d'ingénieurs UniLasalle pour la rédaction et l'envoi des CV aux entreprises. J'ai été acceptée dans un institut de recherche à Canberra. Ma mission consistait à caractériser six variétés de riz avec un outil de phénotypage afin d'améliorer les rendements et la résistance des plants. Les logiciels que nous utilisions dans le cadre professionnel étaient très intuitifs. Mon handicap n’a pas été un frein. Pour compenser ma dyslexie, j’ai mis en place, depuis quelques années, et avec l’aide de l’école, des méthodes qui me facilitent la lecture des textes scientifiques (surlignages, choix de couleurs et de polices faciles à lire, mises en forme de textes). Je dispose également de logiciels spécifiques pour la lecture et la rédaction en français et en anglais. L’équipe dans laquelle je travaillais, était très à mon écoute. Une collègue, en particulier, prenait le temps de me donner des explications en utilisant des mots simples en anglais. Pour le logement, j’ai d’abord été accueillie par mon maître de stage avant de trouver une colocation."

Un bilan positif

"Au début, je rencontrais des difficultés pour m’exprimer en anglais et comprendre les mots surtout avec l’accent australien. Au fur et à mesure des mois, la situation s’est améliorée et j’ai appris à parler de manière fluide. Ce stage a également conforté mon projet professionnel de me diriger vers la recherche et le développement dans le domaine de la biologie végétale. J’aime l’innovation et je veux participer à l’agriculture de demain. Sur le plan social, j’ai pu me faire des amis que j’ai gardés, participer à des sorties culturelles, découvrir de nouvelles activités. J’ai pris conscience que l’on s’enrichit au contact d’autres cultures."

Les conseils de Camille

"Il faut anticiper les aspects administratifs de la mobilité pour ne pas rencontrer de difficultés sur place. J'ai dû par exemple changer de visa sur place par manque d'information. Il faut préparer tous les aspects de son séjour : logements, transports, santé, langues...et ne pas hésiter à se faire accompagner. D'ailleurs, mon école m'a beaucoup aidée sur le plan matériel et humain pour me permettre de mener ce projet de mobilité, mais aussi pour obtenir mon diplôme et aujourd'hui encore dans ma recherche d'emploi. J'ai aussi eu la chance d'être soutenue par mes parents parce que le séjour à l'étranger a un cout financier important. Ce qu'il faut retenir, c'est qu'aujourd'hui il existe de nombreux dispositifs pour accompagner les étudiants en situation de handicap et que tout est possible !"

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