Sommaire du dossier

Imprimer Imprimer Imprimer Envoyer à un ami

Agriculture

Technico-commerciale

Haute Normandie - Rouen / Publication : 8 novembre 2018
"J'exerce le métier de technico-commerciale dans une coopérative agricole. Je vends des produits à des agriculteurs en les conseillant grâce à mes connaissances techniques."

© Béatrice Faveur / Onisep

La coopérative agricole

"Nous sommes 120 salariés, dont une quinzaine de technico-commerciaux répartis sur 4 départements. Nous sommes supervisés par un directeur commercial. Sur le site nous sommes 2, le responsable du silo et moi. Son rôle consiste à gérer l’activité du site : les entrées et sorties de céréales, l’approvisionnement, la réception et la distribution des agrofournitures ainsi que le suivi des stocks."

L’agrofourniture

"Je vends 3 grands types de produits. Les semences représentent essentiellement sur mon secteur le blé, le maïs et le colza. Les produits phytopharmaceutiques vont permettre de lutter contre les parasites (fongicides), les insectes (insecticides) et les adventices (herbicides ou désherbants). Les engrais fertilisent les sols, permettant une meilleure croissance des cultures. Il existe de nombreuses variétés pour chaque produit ou semence."

Les activités professionnelles

"Les fournisseurs présentent régulièrement toutes les nouveautés techniques. Je vais choisir 3 à 4 nouveaux produits à développer sur mon secteur, en plus de mon ancienne gamme. Prenons le maïs par exemple. Je prends plusieurs variétés et je les teste pour observer comment la plante se développe. Ensuite j’en choisis une dizaine pour les proposer aux adhérents en fonction des particularités de leurs exploitations. Je contacte l’agriculteur et lui présente le produit : sa composition, les résultats d’expérimentation, les programmes, les avantages par rapport à son système de fonctionnement. Je réponds à ses questions et à ses objections. Et c’est seulement après que je négocie les conditions commerciales : prix, quantité, disponibilité, réception. Quand le bon de commande est signé, je l’envoie à mon directeur qui autorise l’approvisionnement sur notre site. Quand l’exploitant utilise le produit, j’ai ensuite un rôle de suivi et de conseil : sur l’application du produit, sur son évolution, sur des réajustements ou des difficultés éventuelles."

Une journée type

"Mes activités sont liées aux saisons. Le matin je fais toutes mes tâches administratives. Je m’informe des prix des céréales et avertis les adhérents par téléphone si nécessaire. Je réponds à leurs questions. Je lis mes courriers électroniques pour connaitre les dernières nouveautés techniques et réglementaires. En hiver je planifie des rendez-vous chez les agriculteurs. Au printemps, place aux imprévus : des tours de plaines qui prennent du temps pour constater l’état d’une culture ou trouver une solution pour un désherbage. En été la période de la moisson est plus calme pour les commerciaux. Je rencontre les agriculteurs au silo quand ils viennent livrer les céréales."

Des compétences commerciales

"Je travaille avec environ 90 exploitants agricoles dont il faut connaître les besoins. J’essaie de les voir une à deux fois par an, en plus des contacts téléphoniques réguliers. Identifier les particularités des exploitations me permet de bien cibler les offres que je propose. J’ai appris à cerner les gens et à m’adapter à différentes personnalités. On apprend beaucoup sur le terrain et je sais à quel moment je peux sortir un bon de commande."

Des compétences techniques

"Il faut maîtriser toutes les connaissances techniques sur les compositions de chaque produit que nous vendons. La réglementation est aussi très importante. Par exemple, il faut savoir quel produit conseiller, pourquoi et comment. Il faut respecter des délais de rentrée en parcelle, des délais avant la récolte, des doses précises… Pour cela, il faut posséder le certiphyto, que l’on repasse tous les 5 ans et qui témoigne de notre connaissance de la réglementation. La coopérative est en cours de certification pour le conseil en développement durable. Il s’agit de proposer des solutions alternatives à nos agriculteurs : une manière de travailler le sol ou de remplir un pulvérisateur, de ranger le local des produits phytopharmaceutiques, d’utiliser un outil qui permet de piloter les apports au plus près des besoins de la plante… Chaque commercial se spécialise dans un produit, ce qui permet de s’aider mutuellement."

Qualités

"Il faut du sang froid et de la patience car je travaille sur plusieurs dossiers en même temps. A moi à être organisée et à ne pas perdre de temps sur la route ! Il faut être autonome car je fixe mes objectifs, suis responsable de mon chiffre d’affaires, et organise moi-même mon emploi du temps."

Centres d’intérêt

"Il faut aimer le contact avec les agriculteurs et les fournisseurs. Il faut aimer travailler dehors, dans les grands espaces. Je me déplace souvent et travaille en horaire décalé. Convaincre, c’est quelque chose qui me plaît."

Formation

"Mes parents m’ont toujours soutenue dans mes choix d’études, étant eux-mêmes agriculteurs. Après un bac technologique agricole, j’ai ensuite obtenu un BTSA en productions végétales. Je souhaitais travailler dans le para-agricole et j’ai préparé en 1 an un bachelor responsable commercial en agrofournitures, en tant qu’apprentie. La seule fois où j’ai été confrontée à la difficulté d’être une fille ! Les grandes entreprises ont l’habitude de recruter des hommes. Elles ne veulent pas changer par peur des réactions des agriculteurs. Mais sur le terrain, les exploitants agricoles ne le perçoivent pas de la même façon. Cela fait 5 ans que j’exerce mon métier et j’ai toujours trouvé du travail. Le secteur est porteur, et de nombreux postes sont à pourvoir"

Demain

"J'aimerais m’installer en tant qu’agricultrice en productions végétales ou travailler pour un fournisseur afin d’expliquer aux exploitants les innovations techniques, les expérimentations menées sur le terrain."

Téléchargement

Edwige © Onisep Haute-Normandie

À lire aussi

Haut de page

Vient de paraître