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Mon métier au quotidien

Restauratrice d’œuvres d’art : une artisane au service de l’art !

Métiers d'art

Haute Normandie - Rouen / Publication : 5 novembre 2018
Chaises, consoles, armoires, meubles cassés ou en mauvais état côtoient bouts de bois, planches, rabots, ciseaux à bois et outils en tout genre. L’atelier de Catherine Lecompte, ébéniste et restauratrice de meubles anciens, renferme des trésors insoupçonnés.
Rencontre.

Catherine Lecompte, ébéniste - restauratrice de meubles anciens © Onisep Normandie Rouen

Redonner vie aux meubles

Cela fait une quinzaine d’années que Catherine se consacre à l’ébénisterie et la restauration de meubles anciens.
Les meubles qu’elle restaure lui sont amenés par des antiquaires, mais aussi par "des particuliers et des collectionneurs". Son travail consiste à "poursuivre la vie des meubles" : retrouver la couleur d’origine d’un meuble, effectuer des retouches de laque, des greffes sur des sièges, restaurer "la coquille d’une console sculptée", des corniches… "Je redonne vie à ces meubles. Mais je ne les refais pas à neuf : on n’a pas l’impression que j’y ai touché une fois que le travail est terminé, on a l’impression que le meuble est dans son état initial", nous explique-t-elle.

Un métier manuel

Catherine utilise des ciseaux à bois, des outils anciens, une scie à rubans, des rabots… "Il faut parfois recoller, décaper, traiter". 
La chimie est aussi nécessaire pour "décolorer ou donner une teinte particulière". Très manuel, ce métier demande un savoir-faire, "de l’habileté, un certain goût artistique ainsi que le sens de l’esthétique", ajoute Catherine. "Il faut connaître le bois, le choisir avec une belle patine car on ne peut pas prendre du bois neuf !" 
Autres compétences : "des connaissances en histoire de l’art, histoire du mobilier et surtout beaucoup de curiosité et d’apprentissage par soi-même". Car le métier demande de la recherche, par exemple lorsqu’un "fauteuil est estampillé" afin de le "refaire dans le style de l’époque", explique Catherine.

Une relation particulière

Catherine Lecompte, ébéniste - restauratrice de meubles anciens © Onisep Normandie Rouen

Ce que préfère Catherine, c’est la variété. "Une semaine je restaure un fauteuil, la semaine d’après une armoire, puis un trompe-l’œil"… 
Autre aspect appréciable : la liberté. Son statut d’artisan lui permet en effet d’être son propre patron : "je n’ai pas d’horaires fixes : il faut s’imposer une discipline ce qui est parfois difficile". Mais plus que la variété et la liberté, c’est la relation qui peut se créer avec un meuble qui intéresse Catherine : "il arrive qu’on ne trouve pas beau un meuble et à force de travailler dessus, on le transforme sans le transformer et on finit par l’aimer, par le trouver beau. On lui rend sa gloire d’antan en fait, c’est un contact presque humain !".

Vers le design ?

Le bois n’est pas la seule passion de Catherine qui se spécialise aussi peu à peu dans la sculpture, les statues ou encore les faux-marbres.
La restauration d’œuvres d’art englobe en réalité de nombreux métiers : doreur sur bois, relieur, bronzier, céramiste, verrier, restaurateur de tableaux… "On peut toujours se reconvertir" ou élargir le champ de ses compétences : "il y a plein d’ouvertures possibles".
"On peut aussi faire une formation d’ébéniste, continuer ses études et devenir designer de meubles".

Et Catherine de conclure : "si vous êtes manuel, avec un côté artiste et que vous aimez les meubles, lancez-vous ! Vous ferez un métier passionnant !"

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