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Mon métier au quotidien

Ingénieure en chimie : une scientifique… mais pas que !

Métiers de la chimie

Haute Normandie - Rouen / Publication : 12 juillet 2013
Elle observe, prélève, analyse, interprète et communique ses résultats. Elle travaille dans un laboratoire, porte une blouse blanche et côtoie chaque jour des molécules. Elle, c’est une ingénieure chimiste en recherche et développement. Une scientifique dont les missions sont aussi variées que les instruments de mesure présents sur sa paillasse.
Magali, ingénieure en chimie en recherche et développement, spécialisée en chimie analytique, nous parle de son métier. Rencontre.

Magali Rompais, ingénieure en chimie

Un métier polyvalent

L’objectif de l’ingénieur en chimie analytique est de "faire avancer des projets en répondant aux interrogations analytiques de type qualitatif (qu’y a-t-il dans l’échantillon ?) ou quantitatif (en quelles proportions ?)." Pour cela, Magali définit "une stratégie d’analyse en cherchant notamment dans la littérature scientifique, réalise l’analyse et interprète les résultats". Des tâches très précises et techniques qui se font en collaboration avec "des chimistes de synthèse, des biologistes…" Pouvoir "dialoguer avec des collaborateurs d’horizons scientifiques différents" demande de l’ouverture d’esprit, nous explique Magali. Le relationnel est donc très important dans ce métier. D’autant plus que l’ingénieur en chimie ne se contente pas d’interpréter ses résultats : il les communique et doit donc "savoir exposer son travail" dans des publications, des conférences ou colloques par exemple, en France comme à l’étranger. Ce "partage d’informations" au sein de la communauté scientifique internationale requiert par conséquent "la maîtrise de l’anglais". "De la curiosité" est également nécessaire, "pour se tenir informée des nouvelles techniques". Polyvalence est donc de mise dans ce métier.

Un projet professionnel bien défini

Dès le lycée, Magali a su qu’elle ferait des études scientifiques. Elle souhaitait travailler dans le domaine de l’environnement, sans négliger pour autant les langues étrangères. "J’ai ainsi repéré l’école de chimie, polymères et matériaux (ECPM) de Strasbourg qui enseigne en français, anglais et allemand et qui propose une spécialisation en chimie analytique", nous explique-t-elle. "Le recrutement étant principalement réalisé sur concours, j’ai d’abord intégré une classe préparatoire physique-chimie. J’ai ensuite été admise à l’ECPM". Un parcours tout tracé pour Magali qui apprécie chaque jour sa profession : "c’est un métier stimulant car de nouvelles questions nous sont soumises tous les jours. Il faut avoir des idées, les critiquer et rebondir sans cesse !" Devenir ingénieure était un objectif pour Magali. Mais d’autres perspectives s’ouvrent à elle. "Trois types d’évolution sont possibles : devenir une experte dans une technique analytique ou un domaine d’application particulier, devenir manager en encadrant une équipe ou s’orienter vers le technico-commercial. Pour ma part, ce choix se fera surtout en fonction des opportunités. Mais l’encadrement me plairait beaucoup !"

Devenir ingénieur : une vocation !

Le métier d’ingénieur chimiste comprend de nombreuses missions et offre de belles perspectives d’évolution. C’est un poste à responsabilités, un objectif professionnel pour de nombreux élèves. Pour les parents également. Qui n’a jamais rêvé que son fils ou sa fille devienne ingénieure ? Mais le rêve est souvent très éloigné de la réalité. Les études ne sont pas simples et le marché du travail est aujourd’hui particulièrement tendu. Pour Magali, "il faut avoir un haut degré de motivation et une idée précise de projet professionnel avant de se lancer dans cette profession." Devenir ingénieur en chimie doit être une vocation profonde car seuls les plus motivés et passionnés réussiront. Les stages sont indispensables : il est important de bien les choisir car "ce sont des portes d’entrée dans le monde du travail. Il ne faut pas hésiter à demander conseil aux associations d’anciens élèves par exemple". Magali a ainsi orienté ses stages "dans le domaine de l’environnement et de la pharmaceutique pour avoir une double casquette". Et elle a ensuite continué à "mener des projets dans ces deux domaines au sein d’un laboratoire public". Une stratégie payante et "ingénieuse"…

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