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Mon métier au quotidien

Technicien chimiste : son bureau ? La paillasse !

Métiers de la chimie

Haute Normandie - Rouen / Publication : 12 juillet 2013
Sous l’autorité d’un ingénieur en chimie, d’un pharmacien, ou encore d’un chercheur en chimie, le technicien chimiste procède à des analyses et transmet les résultats obtenus. Il exerce dans un laboratoire de recherche ou un laboratoire industriel.
Francis Malandain, chef de section contrôle qualité chez Lubrizol France, nous parle plus précisément de ce métier. Rencontre.

Francis Malandain, chef de section contrôle qualité chez Lubrizol France

Le parcours d’un échantillon

"40 000 échantillons" passent entre les mains des techniciens chimistes de Lubrizol chaque année. 40 000 échantillons dont il faut contrôler la qualité après sa production et avant remise au client : "un produit fabriqué chez nous peut contenir jusqu’à 25 composants", s’exclame Francis. "Le but du jeu est donc de s’assurer qu’ils soient tous présents." Pour cela, le technicien chimiste sort les instructions de contrôle de l’échantillon. Il réalise les analyses puis rentre les résultats dans un logiciel de gestion. Si tout est ok, il valide et archive le dernier bon échantillon pendant 2 ans : "nos produits sont valables 2 ans donc si un client a un problème pendant ce laps de temps, on se doit de vérifier avec nos propres échantillons", explique Francis.

Des chimistes "multi-facettes"

Ces analyses, le technicien chimiste les réalise à l’aide de machines : "on utilise 60 équipements", autrement dit, 60 machines et méthodes d’analyse informatisées différentes que chaque technicien chimiste doit savoir utiliser. "L’objectif, c’est que tous les chimistes soient polyvalents sur tous les équipements, corrigent les produits. […] Tout le monde doit savoir tout faire", explique Francis. Et pas seulement à la paillasse. Le technicien chimiste est en effet "multi-facettes". C’est-à-dire que le cœur du métier, l’analyse des produits et la résolution des problèmes, ne prend que 50% du temps. A côté de ça, le technicien chimiste passe 20% de son temps à la saisie des résultats et 5% à la qualité (suivi des règles). "5% du temps est consacré à la communication (consignes, mails, téléphone…)". Et les 20% restants comprennent les réunions, les discussions autour de la sécurité, de l’éthique, les nettoyages, les formations…

Quelques contraintes

Dans l’industrie, la vie s’arrête rarement. Les usines tournent de jour comme de nuit, semaine comme week-end. Les techniciens chimistes de Lubrizol travaillent donc en quarts : soit le matin de 6h à 14h, soit l’après-midi de 14h à 22h, soit la nuit de 22h à 6h. Un rythme soutenu et changeant auquel il faut savoir s’adapter. Travailler dans la chimie impose en outre de respecter de nombreuses règles de sécurité. "On a un standard très élevé", explique Francis. Quoi de plus normal quand on manipule des produits pouvant se révéler dangereux, comme ceux utilisés en chimie ? Le technicien chimiste porte donc "gants, lunettes, casque pour le bruit, chaussures de sécurité, blouse…" Un équipement de protection individuelle indispensable ! Mais "dans cette démarche sécuritaire, on se soucie aussi de la protection de l’environnement, en triant les déchets par exemple". Francis est également très impliqué dans le "HSSE tracking system" : "quand un incident se produit, on rentre ce fait dans un logiciel. Le service sécurité le récupère et donne alors des actions à réaliser, avec les délais", dans le but de prévenir les accidents futurs. "Un bécher* ébréché par exemple" peut être lourd de conséquences et sera donc jeté de suite. Polyvalent, disponible et responsable, le technicien chimiste occupe un poste essentiel au sein d’un laboratoire !

Vers l’ingénierie ?

Francis est aujourd’hui chef de section contrôle qualité. Mais il a débuté en tant que technicien chimiste. Le choix de travailler dans la chimie s’est fait naturellement : "c’est en chimie que je réussissais le plus. J’ai eu 20 au bac ! Ca me plaisait vraiment !" Il s’oriente donc vers un DUT de chimie et se fait embaucher chez Lubrizol il y a 25 ans. "Je suis passé chef de quart 2 ans après et au bout de 8 ans j’étais coordinateur, c’est-à-dire que je m’occupais des chimistes, je leur donnais des consignes mais n’avais pas de lien hiérarchique avec eux. Je n’avais qu’un lien fonctionnel". Il devient ensuite chef de section et a donc désormais un lien hiérarchique en plus du fonctionnel. Une évolution professionnelle que peuvent suivre les techniciens chimistes. Mais ils peuvent aussi choisir de quitter la filière contrôle qualité pour l’assistance, l’amélioration de procédés de production ou la section HSE (hygiène – sécurité – environnement) par exemple. Enfin le technicien chimiste peut devenir ingénieur après plusieurs années d’expérience. Une fin de carrière ambitieuse qui peut en faire rêver plus d’un… Alors tentés ?*Bécher : récipient cylindrique utilisé pour les réactions chimiques, à fond plat, gradué et muni d’un bec verseur.

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Le site de Lubrizol France"Depuis 1954, Lubrizol France développe son activité de fabrication et de vente d'additifs pour lubrifiants. Elle fournit des additifs pour les huiles pour moteurs et autres fluides de transport, des additifs et fluides pour les lubrifiants industriels et des additifs pour l’essence et le carburant diesel."Plus d’infos sur le site de Lubrizol France.

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