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Mon métier au quotidien

Responsable de projets culturels : le cœur de la culture

Métiers de la culture et du patrimoine

Haute Normandie - Rouen / Publication : 4 octobre 2012
Derrière chaque spectacle, festival, colloque ou encore concert, se cache un responsable de projets culturels. Organisé, dynamique et doté d’un bon relationnel, il programme des manifestations et suit leur réalisation de A à Z, à l’image de Pierre Hébert, responsable administratif de la Maison de l’université à Mont-Saint-Aignan. Rencontre.

Pierre Hébert, responsable administratif de la Maison de l’université à Mont-Saint-Aignan (76)

Des projets variés

La Maison de l’université accueille de nombreuses manifestations culturelles dans ses locaux et notamment sa salle de spectacle de 300 places : spectacles de cirque, pièces de théâtre, concerts, conférences…
Elle héberge également une dizaine d’associations : « on a une association de cirque, de jeux de rôles, des associations qui font du théâtre en anglais, en espagnol, du théâtre d’improvisation, etc. » explique Pierre. Les sciences sont également à l’honneur : « l’université a par exemple accueilli un spectacle autour de la chimie ainsi que des conférences traitant de sciences sociales ou de sciences dures ». De même, « on accueille beaucoup de colloques de recherche », ajoute Pierre. Le responsable de projets culturels doit donc savoir s’adapter à ces différentes manifestations.

Une programmation généraliste

La mission d’un responsable de projets culturels, et notamment de Pierre, est d’initier son ou ses publics à la culture, en l’occurrence les étudiants de l’université. "Notre salle est à vocation généraliste, même si la dominante est musicale". Pour faire découvrir la culture, Pierre commence par "analyser, découvrir des spectacles, essayer de comprendre pourquoi certains ont du succès et d’autres non". Il choisit ensuite les spectacles qu’il a "envie de programmer et qui correspondent techniquement aux locaux de la Maison de l’université et budgétairement à leurs capacités". Vient ensuite la "dimension administrative et gestionnaire : gestion de contrats, des finances…" Puis "la dimension technique : analyse des fiches techniques et des capacités de la salle, équipement, location de matériel…" Enfin Pierre gère la communication autour des manifestations prévues.

Un travail d’équipe

Tout ce travail en amont d’une manifestation culturelle implique de nombreux interlocuteurs, comme l’explique Pierre : "nos interlocuteurs prioritaires sont les artistes et les équipes techniques qui viennent dans la salle. Ce sont aussi les personnes avec qui l’on travaille à l’extérieur, pour de la location ou du prêt de matériel par exemple. Ce sont enfin les partenaires institutionnels avec qui l’on monte les projets ou qui nous financent (DRAC, Audia, le Département, la Région…)". Selon la structure dans laquelle il exerce, le responsable de projets culturels gère seul ou en équipe toutes les étapes de l’organisation d’une manifestation. Pierre dispose quant à lui d’une équipe d’une dizaine de personnes ayant chacune des tâches définies. Selon lui, "cela ne peut fonctionner que si l’on est dans un fonctionnement d’équipe qui soit une dynamique collective, dans laquelle chacun va avoir sa mission mais va aussi prêter suffisamment attention aux autres pour que l’on puisse travailler de façon unie". Le monde de la culture suppose d’être polyvalent et autonome mais également ouvert aux autres !

Une insertion difficile

Pour débuter dans la culture, "on passe souvent par des modalités associatives ou para-associatives, où l’on est à moitié bénévole", explique Pierre. "Le support de contractuel est également une façon de rentrer dans les institutions et d’acquérir de l’expérience", ajoute-t-il. Le CDI est rare et "peu de postes sont ouverts". En outre, pour devenir responsable de projets culturels et pouvoir gérer un projet de A à Z, il faut généralement avoir fait ses preuves : "personne ne va donner les clés d’un festival ou d’une salle de spectacle à quelqu’un sans qu’il puisse justifier de plusieurs expériences dans ce domaine". Multiplier les expériences, "rencontrer, échanger", est également un bon moyen de savoir si l’on est fait pour ce métier.

Un mode de vie

Car le métier de responsable de projets culturels est prenant. "Les contraintes horaires sont fortes", nous dit Pierre. "On travaille en horaires décalés ce qui peut être lourd au niveau de la vie de famille". Pierre est en effet présent lors des représentations et termine parfois à 2h ou 3h du matin. "L’enchaînement de temps forts peut être épuisant à gérer".
Il faut donc une grande motivation pour faire ce métier et surtout être passionné par la culture, à l’image de Pierre pour qui "mobiliser toutes les énergies pour faire éclore un projet, faire en sorte que tout soit prêt au moment de la représentation d’un spectacle est une dimension particulièrement motivante et dynamisante !"
Avis aux amateurs…

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Sur le web

  • La Maison de l’université
    La MdU développe "une offre culturelle variée, de qualité, accessible à tous. Elle s’affirme comme un lieu de vie, un lieu de convivialité et se réinvente non seulement comme espace d’expériences artistiques et culturelles mais aussi comme carrefour de partage et du mieux vivre ensemble."

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