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Mon métier au quotidien

Maquettiste : un "metteur en scène" de textes et images

Les métiers du dessin, du graphisme et de la communication

Haute Normandie - Rouen / Publication : 4 juillet 2012
A côté des journalistes et des rédacteurs en chef, travaillent dans l’ombre les maquettistes, chargés d’organiser les différentes pages d’un journal ou d’un magazine par exemple. Les yeux rivés devant leur écran d’ordinateur, ils calent textes et images, traquent les fautes et préparent la publication à l’impression.
Yann Moison, maquettiste à Liberté Dimanche, nous explique son métier.

Yann Moison, maquettiste à Liberté Dimanche

Mettre en pages

Liberté Dimanche est l’édition du dimanche de Paris Normandie. Le travail de Yann consiste donc à "préparer toute la semaine le journal du dimanche" : "on prépare toutes les pages en y disposant les fonds et les formes. La plupart du temps, il faut aller chercher les blocs, un par un, comme une espèce de puzzle qu'il faudrait reconstituer. Mes collègues journalistes ouvrent ensuite leur page, tapent directement leurs articles et insèrent leurs photos dans les blocs correspondants. Une fois qu'ils ont terminé, je recale la page, je relis, j'ajuste les textes et les photos et corrige les fautes éventuelles… Dès qu'une page est validée par le rédacteur en chef, je peux l'envoyer à l'impression." 
Pour mettre en pages, Yann utilise des logiciels spécialisés, en l’occurrence Millenium Designer, un logiciel de mise en page éditoriale.

Technicité, précision et rapidité

Avoir des compétences en informatique et aimer travailler sur ordinateur est indispensable au maquettiste : il passe en effet l’essentiel de son temps devant son écran et connaît la plupart des logiciels de PAO (publication assistée par ordinateur). Yann maîtrise ainsi Millenium Designer mais aussi "Illustrator, Photoshop, Quark X-Press, InDesign…" Les logiciels et techniques évoluant constamment, le maquettiste doit savoir s’adapter. Autres qualités indispensables selon Yann : "de l’assiduité et de la concentration, parce qu’on valide quand même les pages du journal et qu’on les donne en BAT (bon à tirer) à notre rédacteur en chef adjoint qui les relit une dernière fois".
Il faut donc au maquettiste un œil vif de même qu’un bon niveau de français : pour Yann, c’est ainsi "devenu un réflexe de voir les fautes." Mais la concentration est surtout essentielle en fin de semaine, lors du bouclage de journal. C’est une période intense et stressante car "les dernières pages et les résultats sportifs tombent : il faut donc aller très vite !" explique Yann.

Des places rares

Etre réactif et résistant au stress sont deux qualités essentielles au maquettiste de même que la persévérance. Yann explique en effet que "trouver un emploi en tant que maquettiste est très compliqué aujourd’hui". Le marché est en effet saturé par le trop grand nombre de jeunes qui veulent faire ce métier. D’autant plus que certains n’ont pas le talent nécessaire. Tout comme le graphiste, le maquettiste doit en effet posséder de la créativité ainsi qu’un sens artistique et esthétique qui ne s’invente pas. Il doit par ailleurs "être mobile" pour espérer trouver un poste. Yann est aujourd’hui en CDI, mais "a fait 6 ans de remplacement auparavant".
Il faut donc être tenace, patient, savoir "s’entourer" et se faire connaître, notamment en étant présent sur le net. Yann conseille enfin de suivre une formation spécialisée dans le graphisme, la PAO ou la communication visuelle par exemple.

Vers le graphisme ?

Après "un parcours scolaire un peu chaotique", Yann choisit de se consacrer à la PAO. Il suit donc une formation de maquettiste PAO au centre de formation continue Forjecnor 2000, situé à Blangy-sur-Bresle. Cette reconversion lui permet de trouver sa voie. "J’aimais beaucoup les ordinateurs mais j’avais aussi un besoin de création. J’ai donc essayé de trouver un métier qui alliait les deux et la PAO est un bon compromis". Yann pourrait par la suite évoluer en devenant graphiste, ce qui lui permettrait de faire exploser toute sa créativité. "En freelance, ce serait possible, même si je ne ferais que vivoter parce qu’il y a trop de monde qui se prétend graphiste aujourd’hui !" Pour parvenir à en vivre et se démarquer des autres, Yann est en effet conscient qu’il faut "de grandes compétences et beaucoup de talent" : "j’ai un petit coup de crayon, mais je sais que ce n’est pas un don." Du maquettiste au graphiste, il n’y a qu’un pas. Mais Yann, pleinement satisfait par son métier, n’entend pas le franchir pour le moment.

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