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Lettre n°15

Parcours en études de santé

Limousin / Publication : 28 mars 2019
De l’inscription en PACES aux différents cycles et parcours proposés : une voie qui engage les étudiants et étudiantes à suivre de longues études.

Etudes médicales

En 2017-2018, les formations longues de santé comptaient 170 091 étudiants et étudiantes dans les parcours de médecine, odontologie, pharmacie et maïeutique en France métropolitaine et DOM, dont un tiers inscrit en PACES (Première Année Commune aux Études de Santé).

PACES, une année charnière

La première année, passage obligatoire pour la suite des études de santé, réunit en 2017-2018 35 023 nouveaux bacheliers et nouvelles bachelières, avec une majorité d’étudiants et étudiantes de filière scientifique (89,3 %). Viennent ensuite les bacheliers et bachelières issus des filières technologiques (3,8 %) dont ceux et celles des bacs ST2S (Sciences et Technologies de la santé et du social) et STL (Sciences et Technologiques de Laboratoires). De plus, on note une majorité de femmes inscrites en PACES (68 %) cette année-là.

Toutefois, si l’on regarde les chiffres de l’année 2015-2016, sur les 39 171 étudiantes et étudiants inscrits pour la première fois en PACES, seulement 4 699 sont parvenus à décrocher l’un des quatre concours (en fonction des filières choisies présentées ci-dessous) donnant accès à la deuxième année d’étude.

En effet, le concours très sélectif engendre de nombreux redoublements. Lors de cette même année scolaire, on comptait 45,3 % de redoublants et redoublantes. En revanche, parmi eux, 47,5 % accèdent à la deuxième année d’étude à l’issue de leur année redoublée.

Concours, sélection et réorientation

Si l’on regarde de plus près le cas des nouveaux bacheliers et nouvelles bachelières pour l’année 2015-2016, ils comptabilisent 34,5 % de ceux et celles qui décrochent leur sésame pour l’entrée en seconde année soit à l’issue de leur première année de formation, soit en effectuant un an supplémentaire. Parmi eux, on compte une majorité d’étudiants et d’étudiantes avec une mention Bien ou Très Bien au baccalauréat.

Toutefois, on note que 66,5 % de ceux et celles qui étaient inscrits et inscrites pour la première fois en PACES en 2015, et qui n’ont pas obtenu le concours visé, ont décidé de ne pas continuer leur formation en études longues de santé. De ce fait, 51 % ont choisi de poursuivre dans une autre filière à l’université, souvent une filière scientifique (30,2 %).

Les autres étudiants et étudiantes qui ne souhaitaient pas rester à l’université se sont tournés vers les CPGE (classe préparatoire aux grandes écoles), les STS (Section de Technicien Supérieur), les écoles de commerce, d’ingénieurs, l’IFSI (Institut de Formation en Soins Infirmier), etc.

Filière médicale et études longues

Ceux et celles qui poursuivent en filière médicale s’engagent dans un cursus de longue durée, au minimum neuf années d’études. En effet, le premier cycle compte à lui seul trois années d’études (en comptant la PACES) et se conclut avec l’obtention du diplôme DFGSM (diplôme de formation générale en sciences médicales) c’est-à-dire, un grade Licence.

Par la suite, les élèves accèdent au second cycle de trois années d'études supplémentaires à l’issue duquel ils passent l’examen du DFASM (diplôme de formation approfondie en sciences médicale). Ce diplôme permet d’obtenir le grade master. Après ces six années d’études, les élèves passent les ECN (épreuves classantes nationales) pour entrer en troisième cycle d’études (internat). Ce cycle, de trois à cinq ans, a pour objectif de diriger les élèves vers une filière de spécialisation (en fonction du rang obtenu aux ECN) et la ville d'affectation. Après validation des stages, des enseignements et du mémoire, les étudiants et étudiantes obtiennent le DES (diplôme d’études spécialisées) de la spécialité suivie.

De plus, il est important de noter que les étudiants et étudiantes qui le souhaitent, peuvent réaliser un DESC (diplôme d’études spécialisées complémentaires) pour compléter leur formation. Il se prépare en un ou deux ans.

Répartition des spécialités

Enfin, lors de la rentrée 2017, on remarque que 57,5 % des élèves inscrits en troisième cycle étaient des femmes, avec une présence plus forte en formation médicale (53,8 %) qu’en formation chirurgicale (39,6 %). Le choix des spécialités indique également un nombre très élevé d’étudiantes en gynécologie médicale et en pédiatrie, ce qui n’est pas le cas en neurochirurgie et en chirurgie orthopédique et traumatologique (voir tableau ci-dessous).

* Endocrinologie-diabète-maladies métaboliques
** Médecine légale et expertises médicales
*** Chirurgie thoracique et cardiovasculaire
**** Chirurgie orthopédique et traumatologique

 

Important à noter :

Les modalités d’accès aux études de santé changeront en septembre 2020.

La PACES et le numerus clausus (limitation du nombre d'admissions) seront supprimés. Les dispositifs qui les remplaceront sont en cours d’élaboration.

Vient de paraître