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Lettre n°9

L'insertion après le lycée professionnel

Limousin / Publication : 26 septembre 2018
Une note de la Depp analyse l’insertion des lycéennes et lycéens professionnels sortants de formation en 2016. En parallèle, une publication synthétique du Cereq apporte un éclairage complémentaire sur l’insertion des sortants de l’enseignement professionnel secondaire.

L'insertion après le lycée professionnel

L’emploi des jeunes sortants de lycée professionnel, du CAP au BTS, a progressé de 3 % en 2017, après une hausse de 2 % en 2016. Tous les niveaux de formation sont concernés par cette hausse, mais elle a été plus forte pour les sortants de baccalauréat professionnel.

L’effet du diplôme sur l’insertion

La note distingue trois critères dans l’insertion des lycéens et lycéennes : le niveau de la formation préparée, son domaine de spécialité, et le fait d’avoir ou pas obtenu son diplôme à la fin de la formation.

Le taux d’emploi des diplômées et diplômés de BTS est de 65 %. Il est de 55 % pour celles et ceux sortis de BTS sans avoir obtenu leur diplôme. Le taux selon le domaine de spécialité varie de 55 % dans la transformation agroalimentaire et alimentation à 71 % dans les services à la personne (santé, social).

Pour les sortants de bac pro avec leur diplôme, le taux d’emploi est de 48 %, celui des non-diplômés et non-diplômées de 36 %. L'insertion est meilleure pour les élèves issus des spécialités du domaine transport, manutention, magasinage (60 %), alors qu’ils ont le plus de difficultés en venant du domaine finances, comptabilité (34 %).

En sortant d’un CAP, le taux d’emploi des élèves ayant obtenu leur diplôme est de 32 %, contre 19 % pour ceux et celles qui ne l’ont pas obtenu. Comme pour les bacs pros, le domaine de spécialité transport, manutention, magasinage compte le meilleur taux d’emploi (49 %). Les spécialités du domaine commerce, vente n’ont un taux d’emploi que de 15 %.

Tout niveau confondu, les sortants diplômés sont 20 % de plus que les non-diplômés à déclarer avoir obtenu un emploi correspondant à leur niveau de formation, et ils sont plus nombreux également à travailler dans l’entreprise où ils ont effectué leur stage.

Sur l’ensemble des lycéens et lycéennes sortants de formation, les taux d’emploi des filles et des garçons sont relativement identiques.

La Génération 2013 et le nouveau bac pro en 3 ans

A partir des données de son enquête Génération 2013, le Cereq a analysé le devenir des jeunes sortants de l’enseignement secondaire professionnel suite à la rénovation du bac pro.

La principale conséquence est un nouveau clivage de l’orientation après la 3e : les élèves de la 3e GT sont plus nombreux à s’orienter vers le bac pro rénové, alors que le CAP accueille 86 % des élèves issus de Segpa.

Les sortants du bac pro rénové accèdent plus facilement à l’emploi que ceux de CAP ou équivalent, mais moins à des emplois qualifiés. Leurs conditions d’emploi 3 ans après leur sortie de formation (types de contrat, temps de travail…) sont similaires.

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