Sommaire du dossier

Imprimer Imprimer Imprimer Envoyer à un ami

Secteurs et métiers qui recrutent

La maroquinerie

Poitou-Charentes - Poitiers / Publication : 3 juin 2019
Le secteur de la maroquinerie se porte bien et recherche régulièrement de nouveaux artisans qualifiés. Mais, travailler au sein d’une grande enseigne comme d’une PME artisanale demande une solide formation.

Maroquinerie

Travail du cuir

La maroquinerie, c’est d’abord le travail du cuir. Principalement, pour fabriquer des accessoires de mode : sacs, portefeuilles, chaussures, gants, bracelets, ceintures, etc. Cette activité associe des techniques artisanales telle que la couture à la main et des procédés modernes comme l’usage de machines automatisées. Cela implique d’être capable d’adapter ses productions aux tendances du moment, quitte à étendre ses savoir-faire au travail d’autres matières comme le tissu ou le synthétique.

Cette activité nécessite une solide formation. Après avoir dessiner les formes de chaque élément, on procède à la découpe. Ensuite, le cuir est façonné afin de rendre son épaisseur homogène sur toute sa surface, à l’exception des bordures qu’on amincie en prévision de l’assemblage.  Les pièces sont ensuite cousues, manuellement ou à la machine. L’opération s’achève avec la pose des accessoires et le lustrage du produit finit.

« C’est un univers où l’on doit en permanence être ouvert, curieux, vis-à-vis des anciennes techniques comme des nouvelles. Mais, comme il s’agit d’un métier manuel, il faut avant être tout concentré et minutieux », explique Mathilde, élève en bac pro Métiers du cuir.

Tout un art !

Depuis 2007, le lycée Jean Rostand à Angoulême forme des élèves et des apprentis aux techniques de la maroquinerie. Il propose quatre diplômes dédiés aux métiers du cuir : un CAP Maroquinerie, un CAP Cordonnier bottier, un CAP Vêtement de peau (en 1 an) et un bac pro Métiers du cuir option Maroquinerie. Il s’agit du seul établissement de l’Académie à être membre du nouveau  campus des métiers et des qualifications « cuir, textile, mode et luxe ».

« Chaque artisan, quel que soit son domaine, doit être en osmose avec la matière qu’il façonne, explique M. Bernard, chef de travaux au sein du lycée professionnel. Quand vous fabriquez un sac, si vous ne savez pas le construire, travailler les épaisseurs, mettre des renforts aux bons endroits, le résultat sera trop flasque ou trop dur. C’est tout un art ! »

La "french touch" très appréciée

En quête d'artisans qualifiés et expérimentés, le secteur de la maroquinerie embauche régulièrement. « En France, mais aussi à l’étranger où la "french touch" est très appréciée, précise M. Bernard du lycée Jean Rostand. De nombreux postes sont à pourvoir avec des évolutions de carrière intéressantes au sein de grandes maisons de luxe comme dans de petites entreprises, chez un artisan ou à son propre compte.

Vient de paraître