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Le théâtre : « Il n’y a pas de journée-type ! »

Languedoc-Roussillon - Montpellier / Publication : 22 avril 2020
Comédienne et assistante à la mise en scène de la compagnie Machine Théâtre de Montpellier, Ludivine Bluche nous partage son expérience et ses conseils pour réussir dans l’univers du théâtre.

Le théâtre, il n'y a pas de journée-type

Comédienne, mais pas que…

« Je suis comédienne de théâtre, je joue des rôles sous la direction de divers metteurs en scène, j’assiste aussi Nicolas Oton, le metteur en scène de Crime et Châtiment et du « Pavillon » à l’adaptation du roman pour le théâtre et à la mise en scène. J’ai fait aussi parfois avec d’autres compagnies des créations « d’écriture au plateau » dans lesquelles j’ai écrit mon rôle en improvisation. Je suis aussi intervenante en lycée et à l’université. »

 

Sa formation

« Comme mes camarades de Machine Théâtre, j’ai fait sous la direction d’Ariel Garcia Valdès, entre 1999 et 2002 le Conservatoire national de région de Montpellier, qui s’appelle aujourd’hui ENSAD. »

 

Le théâtre, mais pourquoi ?

« Après avoir fait du théâtre au lycée avec une copine qui m’y avait entraînée, j’ai d’abord passé le concours de la section « initiation » avec cette même copine. J'ai été prise et c’est l’année suivante que j’ai à nouveau suivi des copains qui passaient des concours de grandes écoles. J'ai été prise à Montpellier. »

 

Ce qui est passionnant et valorisant dans le métier ?

« Le rêve. L’imaginaire. La découverte, la compréhension et l’acceptation de soi, des autres, tant des copains acteurs que des intervenants et des auteurs, et des rapports qui nous lient. »

 

« Notre outil de travail, c’est notre corps, notre voix »

« La disponibilité, l’humilité et le sérieux, la capacité à se remettre en question, la responsabilité et la générosité, le sens du collectif.  Et aussi l’audace, la fantaisie, la persévérance. Notre outil de travail, c’est notre corps, notre voix, notre imaginaire et nos émotions, il faut savoir garder une juste distance avec soi-même. »

 

« On ne sait jamais de quoi demain sera fait », l’instabilité du théâtre

« En tant qu’acteur on se projette difficilement dans l’avenir, on ne sait jamais de quoi demain sera fait. Et on est là souvent à la merci du désir des metteurs en scène pour travailler. » 

 

Parfois, les emplois ne se trouvent pas facilement, mais…

« Malgré mes craintes répétées, j’ai eu la chance jusqu’à présent de ne jamais avoir perdu le régime d’assurance chômage de l’intermittence. »

 

Une majorité d’hommes

« Mixité hommes/femmes ? Non. Peut-être plus que dans d’autres secteurs je ne sais pas, mais les metteurs en scène et les directeurs de lieux restent majoritairement des hommes. »

 

La rémunération : jamais la même

« Elle est très variable. Et assez compliquée à calculer. Je ne travaille pas du tout de façon régulière, et d’un mois sur l’autre je peux toucher plus ou moins de salaire en fonction du nombre de répétitions, de représentations, d’ateliers et de cours en lycée et en fac. Je touche un complément de Pôle Emploi sous le régime d’assurance chômage de l’intermittence, qui est variable aussi puisqu’il dépend des salaires touchés dans le mois. Et cela dépend aussi des années.  Si je regarde ma déclaration d’impôts, disons que je touche en moyenne 1 800 € par mois… En parallèle, je n’exerce pas d’autre activité. Lucrative, j’entends. »

 

Qu’en est-il de vos activités professionnelles et personnelles ?

« Cela dépend des périodes... Donner des cours en lycée, à la faculté, donc préparer mes ateliers, apprendre du texte quand je suis en création, ou préparer des improvisations quand il s’agit d’écriture au plateau. Travailler sur ordinateur sur le roman que nous voulons adapter, sur la rédaction de dossiers de demandes de subventions, ou sur internet dans le cadre de la recherche pour l’élaboration d’un rôle, ou d’une pièce. Lire et aller voir des spectacles. Je danse et je fais de l’équitation.  Et j’ai un petit garçon de trois ans, alors je m’en occupe aussi beaucoup ! »

 

Votre journée type ?

« Il n’y a pas de journée-type !  Mes horaires sont trop variables ! »

 

Le travail, seul ou à plusieurs ?

« Les deux. »

 

Un conseil pour les jeunes qui voudraient exercer le même métier ?

« Soyez persévérants, faites-vous confiance et travaillez beaucoup, tentez les écoles qui ne sont pas les seules mais qui sont tout de même des portes d’entrées essentielles, si vous échouez, retentez. Allez voir beaucoup, beaucoup de spectacles. »

 

Chloé Richard, rédactrice Onisep Occitanie

Retrouvez le secteur des arts et du spectacle en Occitanie dans le magazine Onisep plus n°52 à retrouver ici (publication de mai 2020)

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