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« Le sens du commerce » selon Yoann Regourd, responsable de clientèle au TFC.

Languedoc-Roussillon - Montpellier / Publication : 10 avril 2019
À 35 ans, après une expérience réussie au Mans Football Club (FC) et à Grenoble Foot 38, Yoann Regourd est revenu dans la ville rose en tant que chargé de clientèle B2B au Toulouse Football Club (TFC). Rencontre.

TFC

Cet article complète l’interview de la page 23 du magazine Onisep Plus n° 48, Les multiples visages du commerce

Mon parcours jusqu’ici

Depuis 2013, je suis responsable de clientèle au service commercial B2B dans une équipe de 4 personnes, un directeur commercial et 3 commerciaux qui vendent les programmes de partenariats du TFC à destination des entreprises. Après un bac STI Génie Mécanique dans lequel je ne m’épanouissais pas, j’ai souhaité me réorienter vers STAPS. Cela me plaisait, car je pratiquais le football depuis longtemps, mais c’était bouché. J’ai choisi l’option Management marketing à partir de la 2e année.

Une fois la licence STAPS obtenue, je suis alors parti dans une école de commerce : l’IAE, aujourd’hui Toulouse School of Management, faire un master Ingénierie et Management des organisations sportives.  J’ai ensuite effectué un stage de 6 mois dans un service commercial d’un club pro, Grenoble Foot 38. C’était ma première expérience et celle qui m’a permis de créer un réseau pour pouvoir ensuite travailler au Mans FC puis au TFC. 

Pour y arriver, j’ai envoyé des candidatures spontanées dans tous les clubs, les 40 de Ligue 1 et de Ligue 2 en football ; ceux  du Top 14 en rugby et de Pro A en basket.  J’ai même doublé certains clubs où je pensais qu’il y avait des opportunités en commerce ou marketing ! Le volume de candidatures envoyées a fait qu’il y en avait bien une qui allait passer, je l’espérais en tout cas !

Voir encadré + bas avec déclinaison des sigles.

Pourquoi avoir choisi cette voie…

Au lycée, j’étais dans une filière qui présentait beaucoup d’opportunités puisqu’aujourd’hui tous mes partenaires de promo du bac ont trouvé du travail et ont de très bonnes situations professionnelles. La  raison pour laquelle j’ai changé de voie c’est que je ne m’épanouissais pas là-dedans, je n’y prenais pas de plaisir. Je ne me voyais pas y travailler.

Pourquoi le sport ?  J’ai toujours pratiqué du foot, pendant des années, et STAPS m’a permis de m’ouvrir vers d’autres sports, d’autres métiers.

Pourquoi le marketing ? Parce que j’ai toujours eu une sensibilité sur ce qui se passe, sur le commerce notamment qui est l’étape après le marketing. Le côté relationnel est intéressant. Petit à petit j’ai redessiné le projet sur 5 ans, sans savoir où j’allais exactement au début du cursus.

Mon métier

Je ne vends que des produits destinés aux entreprises. Il y a 2 types de produits, les produits de visibilité d’abord. On parle vraiment là de sponsoring, une entreprise cherche à être exposée médiatiquement par le biais du football. Ensuite vient la partie que l’on appelle « hospitalité ». Pour schématiser, c’est ce que l’on appelle les places en loge. On est sur des produits qui ont des coûts différents et sur 2 cibles d’entreprises distinctes.

Pour tenir mes objectifs, il faut prospecter et il y a différentes façons de faire.

La 1re, prendre l’annuaire des entreprises, passer des coups de fil et tenter d’avoir un responsable ou quelqu’un qui gère les budgets ou les services de communication avec du « mailing » ou du « phoning ».

La 2e méthode, c’est le réseau. Je suis adhérent dans des clubs d’entreprise,  ce sont des chefs d’entreprise qui se réunissent autour de cocktails, thématiques, conférences, etc. Et cela me permet d’échanger des cartes de visite. Toujours dans le réseau, il existe un réseau de partenaires du TFC qui, eux, préconisent certaines entreprises. C’est la recommandation et c’est la méthode la plus efficace. C'est comme cela que je fais 80 % de mes affaires.

La dernière méthode concerne surtout les très gros comptes, les partenaires du club qui mettent au-delà de 100 000 euros. On a donc le réseau local comme évoqué précédemment mais on est aussi en lien avec des agences de communication en marketing spécialisé. La plupart sont à Paris et conseillent les entreprises dans leur communication. On rencontre ces gens-là qui eux-mêmes rencontreront leurs clients et présenteront nos produits. C’est ainsi que l’on entame des premières relations avec des clients importants. Le sponsoring arrive en 4e position, après la presse, télé, radio, alors que c’est extrêmement rentable, c’est 7 fois moins cher qu’un média traditionnel, c’est ce qu’il faut parvenir à faire comprendre.

Si on parle d’argent…

Le salaire fixe est assez bas. Moi j'ai commencé à 24 000 € en fixe brut. Dans ce salaire sont inclus la voiture et le téléphone de fonction. Ce sont des charges assez importantes qui se valorisent. Ce qu’il ne faut pas oublier, c'est que ce n’est pas l'argent qui rentre sur le compte mais c'est de l'argent que l’on ne dépense pas. Cela peut se valoriser à 300 euros de plus par mois environ. Je pouvais toucher jusqu’à 14 000 euros en rémunération variable donc 38 000 euros en tout. Pour commencer, c’est quand même une somme importante. Après, on n’atteint pas tous les objectifs, en particulier la première année. Ensuite c’est variable et certains autres clubs sont plus stables et s’adaptent au contexte [NDLR : classement dans le championnat].

Si j’étais un joueur de football, je serais…

Je serais Patrick Vieira. Il jouait à mon poste, milieu défensif. Il a de la personnalité, il est devenu coach maintenant. C’était un joueur stratégique et malgré tout quelqu’un qui croyait beaucoup en son style. Il était grand, élancé, agressif si nécessaire, très offensif ou défensif quand il le fallait. C’était quelqu’un qui avait de l’impact sur son équipe.

Les qualités à développer ? Les avantages et les inconvénients de la profession ? Le conseil de Yoann ? À lire dans l’article, Onisep Plus n°48, p.23 !

 

Angélina Landes, rédactrice Onisep Occitanie

 

Voir l’interview de Yoann filmé par l’Onisep Occitanie

 

  • B2B : Business to business, s’écrit aussi BtoB, toutes les activités commerciales nouées entre deux entreprises
  • STAPS : Sciences et techniques des activités physiques et sportives
  • STI : Sciences et technologies industrielles, devenu aujourd’hui STI2D, Sciences et technologies de l’industrie et du développement durable.

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