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Témoignages de professionnels

Comment je suis devenue une « experte » de la PTS (Police Technique et Scientifique)

Midi-Pyrénées - Toulouse / Publication : 2 octobre 2018
Fouiller ? Analyser ? Observer ? J’adore ! Et participer à résoudre des enquêtes: c’est mon métier !

pts

« Les Experts » d’ici, d’ailleurs, « Bones », « Cold Case »… Oui. On connaît tous. Mais moi ça m’a donné envie. Envie de prélever, distiller, décortiquer pour enfin trouver. Qui ? Comment ? Pourquoi ?

 Pour comprendre cela, il faut revenir au commencement. Et au commencement, il faut dire que j’étais un peu perdue. Qu’est-ce que je veux faire dans la vie ? Où est-ce que je veux travailler ? Et le chômage ? Vais-je partir loin ? 

À 15 ans, je n’en savais rien. Ce que je savais c’était que je voulais faire quelque chose qui me plaisait, alors j’ai cherché, cherché. J’ai fait ma bonne élève et j’ai vu le Psy-EN de mon collège, regardé des sites, fait des salons, des tests, des quiz, rempli des questionnaires… c’était encore flou. Je me suis laissé porter.

J’ai fait un bac S sans trop savoir pourquoi. Et puis, un jour, j’ai su. L’illumination. J’allais devenir TPPTS (Technicienne Principale de la Police Technique et Scientifique). Oui, beaucoup de mots pour dire que j’allais appartenir à la Police Scientifique.

Pour y accéder : il me fallait décrocher un bac +2 au minimum. Le DUT chimie correspondait à ce que j’aimais : ni trop court ni trop long. Une fois en poche, c’était le concours. La concurrence était rude. Commencer par le concours d’ASPTS (Assistant Spécialisé de la PTS)  plus « accessible » puis tenter après le concours de TPPTS en interne ? Tenter directement le concours externe de la TPPTS ? Commencer petit et évoluer ? Avoir l’envie d’évoluer ? Ou bien tout tenter dès le début ? Des nuits sans dormir, des questions et encore des questions. Et puis j’ai finir par choisir. Tenter, essayer… et réussir le dernier.  J’ai obtenu mon concours de TPPTS et depuis je suis dans un labo.

J’analyse les cheveux, les empreintes, le sang. Je travaille sur des portières de voiture, des portes, des portillons, de la moquette, des lettres, des tables, des cartables… et des gens.

Ne rien laisser passer. Être vigilant. C’est mon lot quotidien.

 

La rigueur n’est pas juste un concept, ça peut faire basculer une vie. Et tout recenser, noter, détailler. La partie administrative est dense mais nécessaire.

Le laboratoire c’est bien, ça me correspond : à la fois solitaire et en équipe parfois. Mais le terrain c’est aussi bien. Hier j’y étais encore et là on comprend mieux. L’odeur de la poudre, l’odeur du plastique, l’odeur du sang parfois. La lumière du soleil levant ou couchant, celle des néons. Être disponible et solide, résistant physiquement et surtout nerveusement. C’est aussi un des secrets de ce métier.

Emma, la collègue ASPTS que j’encadrais a préféré, elle, se tourner vers la Police Judiciaire.

Et la suite? Monter en grade ? Devenir Ingénieur de la PTS ? Pour l’instant, j’apprends encore beaucoup et cela me satisfait pleinement, aux frontières de la réalité, de la fiction parfois.

Léa S.

 

En résumé, pour travailler dans la PTS, on doit passer un concours (interne ou externe).

    • pour devenir ASPTS, il faut au minimum un CAP ou BEP (mais soyons honnêtes, il y aussi et en nombre des bac +5).
    • Pour devenir TPPTS, il faut au minimum un diplôme de niveau III.
    • Pour devenir ingénieur de la PTS, il faut au minimum un diplôme de niveau I (master) et les places sont chères.
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