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Témoignages de professionnels

Docteur SEBASTIEN

Midi-Pyrénées - Toulouse / Publication : 5 avril 2018

Docteur SEBASTIEN - médecin du sport

Médecin c’est mon métier, sport c’est ma passion !

Quel a été votre parcours ?

"Pour faire médecin du sport, il faut d’abord faire médecin puis une spécialité sport d’un à deux ans. C’est une médecine multi catégorielle. Elle va de la physiologie à la cardiologie, le moteur même de l’effort c’est le cœur et les vaisseaux. Elle passe par la psychologie, le mental est important, mais aussi par la traumatologie en lien avec les traumatismes générés par le sport. Le médecin du sport peut être un spécialiste ou un généraliste. Durant notre formation on passe par le terrain et le laboratoire. Moi, je préfère le terrain ! Les néons ne m’amusent pas, je préfère l’air froid et sec… voire chaud c’est mieux ! Les médecins de terrain vivent les performances au quotidien : ils essayent de « retaper » les joueurs pour les amener sur la ligne de départ. Quand on accepte de se déplacer, on a beaucoup de propositions mais c’est aussi difficile de garder sa place, on est obligé d’être toujours au top, ce sont des postes convoités !"

Le handball pourquoi ? Et qu’est-ce qui vous plait dans ce métier ?

"J’ai toujours été sportif, rugbyman. Puis, je suis devenu médecin du sport dans le rugby. Ma fille et des amis m’ont amené au hand, j’y ai fait mon chemin. Plus stable que le rugby, j’ai aimé avoir le temps de construire avec les joueurs. Le choix du sport c’est aussi une question d’alchimie !  Dans ces métiers de passion tout est exacerbé la joie, le plaisir mais aussi la colère et les larmes… Il y a cette adrénaline en continue ! On vit de grands moments d’anxiété, on vit dans l’urgence quand on est sur une compète, il faut être capable de le supporter. Et puis il y a eu des victoires ! Je ne sais pas si c’est moi qui les ai fait gagner mais j’en fais partie. Ça a été vachement rigolo d’être sur le toit du monde pendant plus de 10 ans! Mon problème c’est que, des fois, j’ai du mal à sortir de l’état de sportif pour être médecin, je hurle après l’arbitre alors que je devrais me concentrer sur les genoux et chevilles des joueurs. C’est des moments de furie !" 

Entre médecin du sport et médecin généraliste comment se déroule votre quotidien ?

"Je suis médecin du sport de l’équipe nationale de hand, ça m’occupe beaucoup ! Pendant les championnats, je disparais avec les équipes comme par exemple le championnat d’Europe en Croatie.  En amont d’une compétition on a un gros travail de préparation. Pendant une semaine, entre Noël et le jour de l’an, on a pris tous les joueurs un par un avec le kiné, le physio et le préparateur physique, on a évalué leur capacité à se régénérer, à récupérer pour adapter le programme de préparation avant le championnat : récupération, soin, course... Tous les jours, on refait le point sur la forme et l’état de santé des joueurs.  
Pour l’équipe de Toulouse, que je suis aussi, le travail est moins concentré dans le temps : je fais des évaluations chaque semaine. 
À côté de ça, j’ai quelques missions sur les futurs talents internationaux français. À l’INSEP, j’évalue et mets en place les programmes des jeunes choisis par les entraîneurs nationaux pour qu’ils évoluent vers le haut niveau. Je sers un peu de garde-fou, j’essaie de tempérer en fonction des blessures, de l’âge, de la capacité… J’ai aussi quelques activités dans la gestion.

Vieillissant, je commence à devenir médecin d’organisation, celui qui rassemble le matériel et le personnel nécessaires pour le « jour j ». Dans les petites fédérations le médecin fait tout. J’ai la chance de travailler dans une grande fédération où on peut sérier le travail en amont. Le terrain, je finirai par le quitter parce qu’il faut être jeune pour courir d’un bout à l’autre…  Et par ailleurs, je suis resté médecin généraliste mon cœur de métier. Je vois tout type de sportifs et la clientèle qui a choisi de me garder malgré mes absences. Je prends plaisir à les soigner même s’ils ne font pas de sport ! J’ai besoin de ces temps où je suis plus tranquille".

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