Imprimer Imprimer Imprimer Envoyer à un ami

Tristan - Chef d’équipe entretien espaces verts

Midi-Pyrénées - Toulouse / Publication : 27 septembre 2019
Quand on parle d’entretien des espaces verts… On pense mairie, tondeuse, taille haie, rond points et nature… Mais est-ce bien vrai ? Pas si sûr... Tristan Mongin travaille pour l’entreprise Clarac Espaces Verts basée à Pamiers en Ariège depuis 54 ans, possédant une succursale sur Toulouse. Si Tristan s’occupe de l’entretien des espaces verts, d’autres employés interviennent dans la création de jardins, la production horticole et agricole.

tristan - paysagiste - article

Tristan, en quoi consiste l’entretien des espaces verts ?

" Essentiellement, il s’agit de la taille de haie, la tonte, l’entretien des voiries et des piétonniers, le désherbage des parkings, le ramassage de feuilles, le réglage d’arrosage. Chaque jour on se rend chez les particuliers, dans les sociétés et résidences ".

Paysagiste un métier saisonnier : " De janvier à mars ce sont les tailles d’hiver, début mars jusqu’en juillet, c’est la saison des tontes. L’été constitue notre forte saison, on effectue simultanément les tailles et les tontes parce que la nature pousse plus rapidement. En automne, l’activité se concentre sur le ramassage de feuilles, le nettoyage des bordures. J’aime beaucoup jouer avec les formes : triangle, rond, ligne et les hauteurs de haie. Ça sort les résidents de l’habitude et favorise l’échange avec eux. C’est la partie créative de notre métier ! "

Vos missions de chef d’équipe

" Durant la période estivale on embauche des intérimaires par le biais de l’entreprise « Graines et compétences » ce qui nous permet de jongler entre la taille et la tonte. J’aime beaucoup la gestion d’équipe. Déjà au collège, j’étais délégué de classe et d’administration. Je participais à des actions de médiation pour gérer les petits conflits. Je me suis vraiment épanoui quand on a abordé la gestion d’équipe en CAP. D’ailleurs, j’ai fait mon CAP et bac pro aménagements paysagers en apprentissage dans l’entreprise qui m’a embauché en tant que chef d’équipe par la suite ".

" J’organise le travail en fonction des capacités de chacun. Si j’emploie des femmes, elles portent moins et font plus d’aller-retour ou bien je les mets sur d’autres tâches. Même chose pour les jeunes intérimaires qui ne peuvent pas soulever le taille haie, ils font plus de débroussaillage pendant que d’autres s’occupent des haies. C’est un vrai travail d’équipe et j’aime ça ! "

En parlant de votre parcours…

" Avant je voulais être gendarme ! En 3e je me suis rendu au CIO de Muret, avec la psychologue de l’éducation nationale on a regardé tous les métiers d’extérieur comme grutier, paysagiste ou les métiers du BTP*. J’ai regardé sur internet, j’ai rencontré des pépiniéristes. J’ai fait un essai en pépinière ça ne m’a pas plu, trop répétitif. J’ai fait un autre essai en espace vert et je me suis lancé. A bien y réfléchir quand j’étais petit je coupais l’herbe chez moi aux ciseaux pour m’amuser !

Pendant mes études, j’ai aimé découvrir les moteurs, les différentes composantes d’une débroussailleuse, les pannes et leur solution. J’ai aussi apprécié l’entraide au CFA face aux difficultés en cours ".

* BTP : Bâtiment, Travaux Publics

 

L’entretien des espaces verts, un métier répétitif ?

" Tous les jours sont différents : la nature est évolutive, on doit s’adapter au secteur, à la terre, à l’implantation par rapport au bâtiment, à l’exposition qui va modifier les caractéristiques des branches, des feuilles…. Par exemple si un arbre a poussé penché il va rétablir l’équilibre avec ses branches on doit alors adapter la taille. Nous allons sur les mêmes sites mais nous ne faisons jamais le même travail. Avec les changements climatiques, on se rend compte que l’on taille beaucoup moins, les feuilles changent, elles sont plus petites. Parfois, la pollution retombe et étouffe les haies, ça facilite les tailles mais ce n’est pas bon signe pour les végétaux ".

Dans ce métier, j’aime…

" Avant tout le contact avec la nature. Le midi on mange en écoutant le chant des oiseaux, on a le soleil, les arbres, les feuilles et quand il y a des palmiers on entend même le bruit de l’eau…Regarder les jardins autrement... J’aime voir le résultat de mon action : on embellit un lieu. La diversité des jardins et le choix des techniques utilisées me plait aussi beaucoup. On apporte nos compétences techniques et nos conseils aux clients, parfois ils ont des idées mais ne prennent pas nécessairement en compte l’environnement alentour, comme la haie qu’ils voudraient rabaisser mais qui cache l’immeuble placée derrière ou même les risques sur les végétaux d’une taille trop importante.

J’ai aussi la chance de travailler assez tôt et d’organiser ma semaine, comme je le souhaite, tant que les objectifs de planification sont tenus. En général, on place les chantiers importants en début de semaine. Si un chantier est long on intervient une journée puis on va sur un autre chantier pour y revenir le lendemain ce qui nous évite la lassitude. On a besoin de bouger beaucoup ".

Les inconvénients de ce métier ?

" La chaleur et la pluie c’est tout ".

Dans 10 ans ?

" Toujours pareil ! "

Pour exercer ce métier, à votre avis quelles qualités sont nécessaires ?

" La patience et l’humilité parce que l’on manipule des engins dangereux. Avoir envie de travailler la matière végétale est indispensable… Être à l’écoute aussi des clients, de la nature. Je crois qu’il faut apprendre à s’aimer soi-même pour que le résultat soit beau. "

 

Haut de page

Vient de paraître