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Diplômés de Master : une insertion record !

Midi-Pyrénées - Toulouse / Publication : 23 janvier 2020
Le taux d’insertion des diplômés 2016 de master après 30 mois de vie active s’élève à 92 %, un niveau jamais atteint jusqu’alors. L’amélioration des taux d’insertion des diplômés 2016 s’accompagne d’une évolution positive de leurs conditions dans l’emploi. Neuf emplois occupés sur dix sont de niveau cadre ou professions intermédiaires et 95 % le sont à temps plein (*).

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Une conjoncture favorable, qui cache de fortes disparités entre les filières

Les diplômés de droit des affaires, d’économie et de gestion sont dans la position la plus favorable. Leur taux d’insertion à 18 mois après l’obtention du diplôme s’élève à 91%. Ce sont les diplômes qui payent aussi le mieux : le salaire net mensuel médian est de 2.100 euros pour un diplômé de la filière Droit-Economie-Gestion (DEG) 30 mois après avoir décroché son master. Contribuant au dynamisme des entreprises, les gestionnaires sont notamment très recherchés. En entreprise ou dans la prestation de services, les métiers de chef-fe comptable, de contrôleur-contrôleuse de gestion et d' auditeur-trice sont ainsi les plus ouverts aux jeunes diplômés.

Toutes disciplines confondus, les diplômés des cursus Sciences-Technologies-Santé (STS) sont au coude-à-coude avec leurs camarades des filières Droit-Economie-Gestion (DEG). À l’heure du numérique, l’association de compétences en mathématiques et en informatique ouvre l’accès à des domaines porteurs.  Ainsi, les jeunes diplômés sont recherchés, en particulier pour les activités de développement informatique, mais aussi dans les domaines en plein essor comme le big data, le cloud computing, l’informatique embarquée et la cybersécurité. D’autres masters scientifiques comme ceux liés à la santé, la chimie permettent une insertion rapide. La multitude de métiers dans ces domaines auxquels nous pouvons ajouter les secteurs de la production pharmaceutique, des biotechnologies ou encore de l’environnement facilite l’accession à l’emploi des diplômés de Master.

L’intégration des diplômés de lettres et d’arts ou en sciences humaines et sociales apparaît toujours plus compliquée en raison d’opportunités d’emploi plus limitées. "Seulement" 86% en moyenne présentent un emploi dans les 30 mois suivant leur diplomation. En accédant aux métiers de l’enseignement, les diplômés de Master MEEF (métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation) bénéficient du meilleur taux d’insertion, comme en atteste l’explosion du recrutement des contractuels, le besoin d’enseignants reste très important dans l’Hexagone. Hormis l'enseignement, de nombreux domaines accueillent fort logiquement les profils littéraires et SHS : la communication et les relations publiques, le journalisme, la documentation, l’édition. Leurs compétences s’avèrent précieuses pour exercer des métiers apparus récemment (dans le numérique notamment, où la production de contenus et l’écrit prennent une place toujours plus importante) et dans le secteur des ressources humaines où ils sont de plus en plus sollicités par les entreprises qui cherchent à diversifier leurs profils.

Les indicateurs sont donc au vert pour l’emploi des jeunes cadres, une tendance confirmée par le dernier baromètre de l’APEC (Association pour l'emploi des cadres) sur l’insertion des diplômés à bac+5 et plus, pointant également des disparités entre les filières, mais permettant néanmoins aux jeunes diplômés d’aborder plus sereinement ce challenge que représente l’entrée dans l’emploi.

(*) source : MESRI-SIES. Enquête d'insertion professionnelle à 18 et 30 mois des diplômés de master de l'université en 2016

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