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Elsa - le BTS « professions immobilières » de l’intérieur…

Interview

Midi-Pyrénées - Toulouse / Publication : 24 mai 2019
Elsa Henric raconte ses deux années d’expérience en BTS professions immobilières au lycée de Cugnaux. Des bancs de l’école à l’immersion dans la « vraie vie », elle partage sa passion et ses premiers jours dans le secteur de l’immobilier.

BTS Professions immobilières - article

Son parcours...

"J’ai fait un baccalauréat littéraire, formation qui me correspondait bien. J’aimais particulièrement étudier les langues, un plus dans ma formation de BTS aujourd’hui. En anglais, par exemple, je me suis appuyée sur mes connaissances approfondies en grammaire pour me concentrer sur les termes techniques liés à l’immobilier. Je me sens à l’aise pour accueillir les personnes étrangères et leur expliquer le fonctionnement de l’immobilier."

De parcours sup à l’enseignement supérieur

"Au moment des vœux en terminale, j’avais plusieurs métiers en tête. J’envisageais le notariat, domaine dans lequel j’avais effectué un stage sans trop de conviction. Et sur une idée de ma mère, je me suis renseignée sur le métier d’agent immobilier. J’imaginais qu’il se résumait à la vente… Grâce aux fiches et vidéos de l’Onisep, j’ai découvert l’ensemble du domaine de l’immobilier. J’en ai tout de suite apprécié la diversité ! La formation a confirmé mon intérêt pour toutes ses facettes de la transaction à la gestion en passant par la promotion et l’expertise-conseil."

"J’avais fait 3 vœux de BTS et un vœu en faculté de psychologie. Le BTS professions immobilières était mon premier vœu, j’ai eu la chance de l’intégrer ! A l’époque, je n’envisageais pas de quitter Toulouse mais aujourd’hui je suis prête et je poursuis mes études à Angers."

Le BTS inside…

"Beaucoup d’élèves de ma promo proviennent de baccalauréat STMG, ES. Au début, c’était difficile pour moi parce qu’il y avait très peu de matières communes avec mon bac. J’ai découvert le droit, l’architecture, l’économie en plus des techniques de vente. Tout ce que l’on apprend nous sert dans l’exercice du métier. L’économie nous aide à définir et mieux comprendre le marché dans lequel on évolue. L’architecture est importante, par exemple, si l’on envisage un ravalement de façade d’un immeuble Haussmannien on ne fera pas appel aux mêmes professionnels que s’il s’agit d’une façade en brique. On nous apprend aussi à décoder et interpréter une loi, c’est passionnant. Nous abordons aussi la gestion de conflit notamment en langue étrangère. Le bagage technique est au cœur de la formation."

"Généralement, les professeurs disent que l’acclimatation est un peu difficile pour les élèves de « L » mais une fois l’adaptation passée le cursus se passe très bien. Je confirme ! Il faut dire que nous avons eu la chance d’avoir des professeurs accompagnants et qui viennent du métier. Nous avons pu tirer de nombreuses leçons de leurs expériences."

En parlant d’expérience, les stages réseau ou démarchage ?

"Il y a plusieurs stages de 2 à 6 semaines.  J’ai débuté autour de chez moi en allant démarcher les agences immobilières de mon village. Puis j’ai ciblé les agences de Toulouse pour étudier le marché toulousain et enfin la ville d’Angers. Le réseau facilite les démarches pour les stages mais pour moi, dans l’immobilier il faut savoir prospecter, aller à la rencontre des clients… et cela commence par les stages. Je me suis déplacée dans les agences que j’avais repérées pour y déposer mon CV et ma lettre de motivation. Je me suis présentée et j’ai été prise. Le premier stage je n’étais pas à l’aise, c’est difficile d’être acteur tout en étant observateur, de trouver sa place. Puis j’ai gagné en confiance. L’immersion dans le monde professionnel permet de se confronter aux clients, d’intégrer une posture… « C’est la vraie vie ! »"

"J’ai beaucoup été sur la partie syndic : gérer les parties communes des immeubles (ascenseurs, couloirs, escaliers, espaces verts…), les demandes des copropriétaires (questions, précisions sur les dépenses…). Ensuite, j’ai assisté à des assemblées générales annuelles où sont débattus avec l’aide du syndic des projets à mener (rénovation de façade, entretien des parties communes…). Outre des connaissances techniques solides, il est nécessaire de pouvoir s’appuyer sur un bon réseau de professionnels pour agir rapidement et efficacement. Le syndic a un regard extérieur d’expert."

"C’est un métier qui peut apparaitre ingrat mais, pour moi, c’est une des fonctions qui accompagne le plus les clients. Il s’agit de tisser une relation de confiance presque familiale. Le syndic connait souvent bien l’immeuble, son histoire, les habitants. C’est un agent référent."

Et le numérique ?

"Nous avons vu les méthodes digitales de prospection qui permettent de toucher plus de monde lorsque l’on veut valoriser un produit. Aujourd’hui, plus que jamais, les visites virtuelles d’appartements sont mises en avant pour faire gagner du temps aux clients. Pour moi, le numérique ne remplacera jamais le contact humain, le conseil du professionnel ni la visite réelle."

Les avantages et inconvénients

"Ce que j’apprécie particulièrement c’est le contact avec les clients prédominant dans le domaine de l’immobilier. Les agents sont toujours en interaction quel que soit le secteur dans lequel ils interviennent."

"Pour les inconvénients… J’ai du mal à en trouver j’adore l’immobilier ! Pour la vie de famille, peut-être, les horaires de visites en soirée demandent une certaine organisation…."

Et après ?

"Ce BTS est très proche du terrain. Il est, par conséquent, facile d’intégrer le marché du travail en sortant.  Ceci étant comme les matières sont très diverses on peut poursuivre sur des licences professionnelles, bachelor voire même rebondir sur des licences de droit, d’économie…"

Et la suite ?

"Bachelor immobilier en alternance pour une première expérience professionnelle ce qui me permettra d’évoluer dans l’entreprise, consolider mes compétences et connaissances. Après je me vois dans une agence immobilière à Angers. J’aimerais accéder aussi bien à la gestion, à la transaction qu’au syndic."

Un conseil pour les élèves

"La polyvalence est indispensable pour s’adapter à l’évolution constante, à la clientèle et au marché. Être prêt à déménager pour découvrir d’autres marchés. Pour le métier, être curieux notamment vis-à-vis des lois qui évoluent rapidement."

Les grands secteurs du domaine immobilier :

• Transaction : location, vente d’un bien

• Gestion : prendre en charge l’encaissement des loyers, la rédaction des contrats, régler les litiges, dépanner…

• Promotion : définir un budget prévisionnel, choisir le type de construction adaptée à un nouveau projet jusqu’à la commercialisation des différents lots

• Expertise, conseil : indispensables à la signature d’un acte de vente, les professionnels s’appuient sur leurs compétences techniques en bâtiment, droit, urbanisme…

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