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Mon parcours littéraire

Midi-Pyrénées - Toulouse / publication : 18 janvier 2016
Le baccalauréat littéraire pour un parcours ambitieux !

Dans l’académie de Toulouse, les bacheliers L sont plébiscités par plusieurs formations supérieures, toutes très diverses. La plupart d’entre elles restent souvent méconnues des élèves de terminale. Des témoignages d’enseignants, d’un lycéen, d’une étudiante, de professionnels, encouragent les élèves de terminale L à oser un parcours littéraire atypique au regard des demandes pour l’enseignement supérieur les plus souvent formulées.

parcours littéraire

 

Après la classe de seconde générale et technologique, environ 10% des jeunes choisissent la série « littéraire » du baccalauréat. Chaque année, ce pourcentage est moins élevé que celui des séries « scientifique » et « économique et social ». Après le baccalauréat, les demandes des élèves de terminale littéraire pour l’enseignement supérieur restent peu diversifiées. Pourtant, la série littéraire fait tout autant réussir. A la session 2014, 92,4% des élèves de terminale ont obtenu le baccalauréat. De plus, celui-ci ouvre à une large offre de formations supérieures. Certaines d’entre elles sont peu sollicitées par les bacheliers littéraires alors qu’ils y sont en réussite. Les compétences des littéraires sont particulièrement appréciées par le monde économique et professionnel.

Le Baccalauréat littéraire

Idée reçue : "Le Bac L, c'est pour les élèves qui ne peuvent pas faire d'autres choix".

S’ajoute aux épreuves communes en classe de terminale, une épreuve de spécialité au choix de l’élève : latin, grec, une langue vivante approfondie, mathématiques, droits et grands enjeux du monde contemporain, arts. Toutes les épreuves du baccalauréat sont écrites sauf pour les langues vivantes (une épreuve écrite et une épreuve orale).

Qualités rédactionnelles, aisance dans l’expression orale, capacités de réflexion, d’analyse et de synthèse, ouverture au monde et aptitude à communiquer en langues étrangères, tels sont les principaux points forts des élèves de la voie littéraire.

 

Les vœux 1 des élèves de terminale littéraire de l’académie de Toulouse sur Admission Post Bac 2015 :

Les élèves de terminale littéraire sont plus nombreux à souhaiter l’université. Ils préfèrent majoritairement les domaines Arts, Lettres et Langues (47,5% des V1) ou Sciences Humaines et Sociales (32,4% des voeux1) et dans une moindre mesure le domaine Droit-Economie-Gestion (17,5% des V1). Seulement 10,1% d’entre eux demandent à rejoindre une Classe Préparatoire aux Grandes Écoles (CPGE) et un peu moins de 6% un Diplôme Universitaire de Technologie (DUT).

Pour aller plus loin :

 

Identifier ses goûts et ses atouts, repérer les atouts de ce parcours et envisager toutes les perspectives d’avenir.

 

Le Diplôme Universitaire de Technologie (DUT)

Idée reçue : "Le DUT, ce n'est pas pour les littéraires".

Les programmes pédagogiques nationaux des DUT ont été réformées en 2013. En ce sens, les DUT d’aujourd’hui sont des diplômes très récents qui prennent en compte les enjeux actuels de l’économie. Sur la base d’un référentiel d’activités et de compétences, les DUT proposent une pédagogie par la technologie, des stages et des projets tuteurés. Ils développent les compétences nécessaires à l’insertion professionnelle sur un champ de métiers en cohérence avec la spécialité choisie. Ils accompagnent les étudiants dans leur projet personnel et professionnel (poursuite d’étude après le DUT ou insertion professionnelle).

 

Plusieurs spécialités de DUT admettent peu de bacheliers littéraires car ces derniers formulent peu de candidatures en leur direction. C’est par exemple la situation rencontrée par les DUT Techniques de commercialisation et Métiers du multimédia et de l’internet alors que les qualités rédactionnelles et de communication des littéraires sont très appréciées des chefs d’entreprise.

Pour aller plus loin :

Quelques exemples d’insertion professionnelle possible citée par l’enseignante du DUT Tech de Co :

 

Les bacheliers littéraires présentent des compétences indispensables à la réussite en DUT et s’adaptent aisément aux nouvelles matières à caractère scientifique.

 

La licence universitaire

Idée reçue : "Le Bac L n'est pas adapté pour poursuivre des études en droit".

Deux réformes successives, en 2011 et en 2014, ont eu pour objectif d’harmoniser l’architecture des licences, de mettre en œuvre une spécialisation progressive et l’accompagnement dans la construction du parcours de formation choisie jusqu’à l’insertion professionnelle. Les licences se fondent sur l’apprentissage d’un socle de connaissances et de compétences, disciplinaires, linguistiques, transversales et pré-professionnelles. Dès la première année, une unité d’accompagnement facilite l’intégration à l’université et permet la construction du parcours personnel et professionnel en relation avec la mention souhaitée.

 

Répartition des voeux 1 des élèves de terminale littéraire par mention de licence du domaine Droit-Economie-Gestion sur APB 2015

Au total, les élèves de terminale littéraire de l’académie de Toulouse ont formulé plus de 1500 voeux1 en direction des licences.

Pour aller plus loin :

 

Les bacheliers littéraires réussissent en droit en raison de leur qualité rédactionnelle et de leur ouverture au monde.

 

 

Un métier aux activités diversifiées mettant en valeur des compétences développées dans le cadre d’un parcours fondé sur des enseignements de littérature et de langues.

 

La Classe Préparatoire aux Grandes Écoles (CPGE)

Idée reçue : "La CPGE, ça ne sert qu'à intégrer une grande école".

Les CPGE littéraires préparent principalement aux concours d’entrée des grandes écoles. L’accès est très sélectif mais les élèves admis en CPGE ne sont pas forcément les premiers de la classe. Il est demandé d’avoir des résultats convenables et homogènes dans toutes les disciplines. Même si le rythme est soutenu, la CPGE ne prive pas de mener une vie équilibrée en maintenant une activité sportive, culturelle ou artistique. Les CPGE dispensent une formation pluridisciplinaire donnant une large adaptabilité à des domaines variés. Ce parcours permet d’acquérir une grande réactivité, des méthodes de travail efficaces et utiles pour toute la vie. En 2013, la réforme des CPGE a eu pour objectif d’améliorer la transition avec le lycée et de faciliter l’accès aux formations universitaires.

A la rentrée scolaire 2013, sur 100 bacheliers littéraires de l’académie de Toulouse, seulement 5 sont inscrits en CPGE dans l’académie de Toulouse. Sur 115 étudiants en CPGE, 61 poursuivent en deuxième année, 54 s’orientent vers un autre parcours.

Pour aller plus loin :

 

Le parcours de formation se construit progressivement ; la CPGE peut mener à tout autre parcours d’étude que celui envisagé initialement.

 

 

Témoignage relatant un cheminement personnel autour de la construction d’un projet professionnel, celui de devenir conservatrice en bibliothèque.

 

L'insertion professionnelle des littéraires

« Premiers pas dans la vie active » [1] :

En Midi-Pyrénées, 1 jeune sur 2 quitte le système éducatif diplômé de l’enseignement supérieur. Le plus souvent, les jeunes accèdent durablement à l’emploi. Les rémunérations sont en moyenne plus élevées qu’ailleurs en raison de l’effet conjugué d’un fort taux de diplômés et du dynamisme économique.

Le devenir des diplômés de l’année 2008 du DUT Technique de commercialisation en Midi-Pyrénées [2] :

En 2009-2010, 36,8% des jeunes titulaires de ce DUT poursuivaient leurs études en première année de Master après une licence et 38,2% poursuivaient en école de commerce et/ou gestion.

Parmi les diplômés en premier emploi,80% ont obtenu leur premier emploi en 2 mois ou moins.

61% d’entre eux occupent un premier emploi en adéquation avec leur spécialité de DUT et plus de 80% en TPE ou PME.

78,8% exercent leur emploi en Midi-Pyrénées dans les secteurs d’activités du commerce, de la grande distribution, de l’assurance, de la banque, de l’immobilier, des laboratoires pharmaceutiques.

Le devenir des diplômés en droit 2012 de l’université Toulouse I Capitole [3] :

27 à 30 mois après l’obtention de leur Master2 en droit, environ 90% des diplômés qui n’ont pas poursuivi d’études sont en emploi.

Le taux d’emploi à durée indéterminée parmi les salariés est de 73%.

35% des diplômés ont été recrutés par l’entreprise dans laquelle ils ont effectué leur stage ou suivi leur formation en alternance. Pour 64% des diplômés, la recherche d’emploi a duré moins de quatre mois.

Pour 3 diplômés sur 4, l’emploi au moment de l’enquête est en adéquation avec leur projet professionnel de fin d’études et pour 7 sur 10 avec la spécialité de leur M2.

 

[1] « Quand l’école est finie » Premiers pas dans la vie active de la génération 2010 – Enquête 2013 - CEREQ

[2] http://www.univ-tlse3.fr/devenir-des-diplomes-de-dut 

[3] http://www.ut-capitole.fr/medias/fichier/les-diplomes-de-master-de-2012-en-2014-droit

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