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À la découverte des énergies renouvelables

Cap sur les énergies marines renouvelables

Pays de la Loire - Nantes / Publication : 17 janvier 2018
Les mers et les océans recouvrent 70% de la surface de notre planète : un formidable réservoir de ressources et de biodiversité ainsi qu’un potentiel d’énergie encore largement sous-exploité. Avec les énergies marines renouvelables on peut produire de l’électricité à partir des vents marins ou de la marée. Peu à peu, grâce aux technologies qui exploitent ces ressources, une véritable filière industrielle émerge des flots.

Lancées depuis plusieurs années, les actions engagées en faveur des énergies marines renouvelables ont favorisé l’émergence d’une toute nouvelle filière.
Ce sont quelques 6000 mégawatt d’éoliennes en mer qui doivent être installés d’ici 2020. A la suite d’appels d’offre, plusieurs sites ont été retenus. Les Pays de la Loire vont accueillir deux parcs éoliens en mer: l’un près de Saint-Nazaire, l’autre au large des deux iles d’Yeu et de Noirmoutier pour une exploitation prévue entre 2018 et 2021.

Qu’est-ce qu’une énergie marine renouvelable ?
Il en existe de plusieurs types : celle que l’on produit à partir de la marée (énergie marémotrice), des vents marins (énergie éolienne), des courants (énergie hydrolienne), des vagues (énergie houlomotrice), des algues, de différences de températures (énergie thermique des mers)) et même de la teneur en sel de l’eau de mer (énergie osmotique).

Coup d’accélérateur pour l’éolien en mer

La région vit déjà au rythme de l’éolien offshore*. Portée par des vents favorables, la filière connait ses premières vagues de déploiement industriel. Dans trois ans, les éoliennes installées au large de Saint-Nazaire produiront leurs premiers mégawatts. Le Grand Port Maritime de Nantes Saint-Nazaire, premier port de la façade atlantique française, se prépare à accueillir une base logistique pour la construction des parcs éoliens en mer. À Montoir-de-Bretagne, la zone portuaire accueille depuis décembre 2014 deux usines d’Alstom-GE spécialisées dans la fabrication de nacelles et de générateurs. Fort de son savoir-faire, le chantier naval STX France va également produire et assembler des fondations et des sous-stations électriques dans sa nouvelle usine Anemos. Avec les premières commandes enregistrées à l’export, la filière est en bonne voie pour créer les milliers d’emplois directs et indirects.

* éolien offshore : le terme anglais offshore signifie « au large des côtes ». L’éolien offshore fait référence aux éoliennes implantées en mer. Elles peuvent être posées sur les fonds marins ou sur une structure flottante.

Des milliers d’emplois attendus d’ici 2020
De nombreux secteurs seront sollicités pour la fabrication, la manutention, le transport, l’installation et l’exploitation. D’ici la mise en service, la fabrication et l’assemblage des composants vont susciter d’importants besoins. L’Haliade 150 d’Alstom, l’éolienne qui équipera les futurs parcs éoliens de Saint-Nazaire, Courseulles-sur-Mer et Fécamp sera fabriquée dans les usines de Saint-Nazaire et Cherbourg. 1 000 emplois directs et 4 000 emplois indirects sont attendus.

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source : Cereq

- Les huit métiers les plus recherchés dans le secteur des EMR
http://www.paysdelaloire.fr/dossiers-thematiques/page-emr

Des connaissances complémentaires, notamment une bonne connaissance de l’environnement marin, seront nécessaires pour s’adapter aux exigences de l'éolien offshore.

- Retrouvez le témoignage d’élèves et d’enseignants sur la Licence pro spécialité Chef d’opération maintenance en éolien off-shore dans notre publication régionale Horizons n°13 L’énergie électrique.

Un territoire moteur

Afin de stimuler le développement de cette nouvelle industrie et l’ancrer durablement dans le paysage économique, collectivités, industriels et chercheurs ont décidé d’associer leurs efforts en matière de recherche, formation et innovation, dans le cadre d’une stratégie collective, le WEAMEC (West Atlantic Marine Energy Center).
Pour tirer son épingle du jeu au niveau local et européen, le territoire peut s’appuyer sur un réseau dynamique d’entreprises industrielles régionales qui apportent leurs savoir-faire aux grands porteurs de projets.
De même, la région est réputée pour ses nombreux laboratoires (université de Nantes, Ecole centrale de Nantes, Ecole nationale supérieure maritime) et instituts de recherche (IFFSTAR, IRT Jules Verne). Cette excellence qui se manifeste particulièrement par la présence d’équipements d’essais pionniers (bassins de houle et de carène, soufflerie climatique, centrifugeuse géotechnique etc.) favorise l’émergence de projets innovants.
Inaugurée en août 2015, SEM-REV, vitrine de la coopération recherche-industrie, est une plate-forme d’essai en mer unique en France dédiée à différentes technologies marines.
Les Pays de la Loire hissent haut leurs ambitions. D’ailleurs les grands groupes ne s’y trompent pas : EDF et Alstom-GE ont annoncé le renforcement de leur présence dans la région.
Au stade actuel, l’éolien en mer posé est la filière la plus mature. Cependant d’autres énergies marines encore en phase de recherche et d’expérimentation suscitent un intérêt croissant de la part du monde industriel. Des projets sont en cours de développement, par exemple à Saint-Nazaire ou l’on prépare le biocarburant du futur à base de micro-algues. Dans ce secteur en pleine effervescence, de nombreux défis techniques restent à relever.

Le Technocampus Océan, nouvelle tête de pont de l’industrie navale ligérienne
Après les composites et les technologies 3D interactives, cette troisième plateforme de recherche de l’IRT Jules Verne est dédiée aux filières navales et aux énergies marines renouvelables. Située à Bouguenais, elle regroupe sur près de 17 000 m2 des chercheurs, des techniciens et des industriels. Un quatrième technocampus abritera le futur siège EMR de GE ainsi que le centre de supervision des parcs éoliens en mer d’EDF énergies nouvelles, soit près de 300 salariés.

Une éolienne en mer, ce sont des milliers de composants mécaniques, électriques et composites

Cette géante des mers doit résister à des conditions extrêmes. Très perfectionnée, elle intègre des capteurs électroniques qui permettent d’améliorer et de veiller à son bon fonctionnement, même à distance. Elle se constitue d’un mât qui supporte une nacelle et des pâles. La nacelle contient un générateur qui transforme l’énergie du vent en énergie électrique. L’éolienne repose sur des fondations métalliques fixées en pleine mer. Une sous-station électrique positionnée au centre du parc collecte l’énergie produite. Le raccordement au réseau électrique haute tension s’effectue via des câbles sous-marins. 

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