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À la découverte des énergies renouvelables

Les EnR, un gisement d’activités et d’emplois

Pays de la Loire - Nantes / Publication : 22 décembre 2015
L’essor des énergies renouvelables est un filon pour de nombreux secteurs d’activités.
Aujourd’hui, les énergies renouvelables, ce sont 600 entreprises et 100 000 emplois. L’objectif est de créer 125 000 supplémentaires d’ici trois ans en accélérant les efforts déjà engagés par l’état et les industriels.

Des métiers et compétences variés

Assurer la maintenance d’une éolienne, installer des panneaux solaires, proposer des solutions d’économies d’énergie, valoriser des déchets…. les activités liées aux énergies renouvelables sont nombreuses. La plupart des métiers concernent la production et la vente d’énergie, la fabrication et la distribution d’équipements, l’installation, la maintenance, le conseil technique et l’aide au financement.

Dans l’éolien comme dans le solaire ou le bois-énergie, les producteurs, distributeurs, bureaux d’études et industriels recrutent à tout niveau de formation : CAP pour les postes d’opérateurs, Bac pro à Bac+3 pour les installateurs et les techniciens d’exploitation, mastère spécialisé ou diplôme d’ingénieur pour les chargés d’affaires, les chargés de recherche et développement, les responsables de site etc.

Vous souhaitez vous impliquer dans un secteur d’avenir et contribuer au déploiement d’énergies nouvelles ? Bonne nouvelle : la palette des disciplines utilisées dans le solaire, l’éolien ou la production de biomasse est vaste : environnement, électricité, génie climatique, thermique, électrotechnique, mécanique, productique, chauffage, climatisation, maintenance, mécatronique etc. Des compétences de base à approfondir selon le domaine ou le poste visé.

Du technicien à l'ingénieur

Parmi les spécialistes du secteur, on retrouve le technicien en énergies renouvelables qui va assurer la mise en place d’équipements chez les particuliers ou en entreprise.
Chef de projet et chargé d’études vont définir un projet, concevoir un matériel ou des solutions spécifiques. Pour exercer ces métiers déclinés dans toutes les filières, une connaissance plus pointue de la réglementation et des normes environnementales en vigueur validée par des stages, une spécialisation ou une formation en interne est incontournable.

Le conseiller en maitrise de l’énergie ou l’agent de développement des énergies renouvelables sont des spécialistes du conseil et de la commercialisation. On les retrouve au sein des collectivités, des associations et des agences locales de l’énergie.

Mais le dynamisme de la filière est le plus souvent porté par des métiers verdissants, c’est-à-dire des professions traditionnelles qui se transforment et évoluent en intégrant des connaissances en lien avec la transition énergétique.

Le Bâtiment est le principal consommateur d’énergie, devant les transports. Pompes à chaleur, chaudières bois, panneaux solaires thermiques… Les obligations liées à performance et l’efficacité énergétique font la part belle aux EnR. Leur généralisation lors de la mise en œuvre des projets de construction ou de rénovation est une source d’activités importante pour les entreprises. Le secteur va faire appel à des électriciens, couvreurs, monteurs, plombiers et chauffagistes pour assurer la mise en place, le raccordement et la maintenance d’équipements.

Voir aussi notre dossier web régional Les métiers du bâtiment face au développement durable

La parole à : un Technicien d’exploitation en chaufferie bois

Thierry travaille au sein du service technique de la Chaufferie de la Cité sanitaire de Saint-Nazaire(44)

Quelles sont vos conditions de travail ?
La cité sanitaire qui accueille l’hôpital s’étend sur 93 000 m2. La chaufferie alimente en eau chaude sanitaire et en chaleur l’ensemble du bâtiment. Neuf techniciens s’y relaient en continu, du matin au soir pour assurer la production. Elle abrite une chaudière bois de 3,2 mégawatt qui fonctionne d’octobre à mai. L’eau est portée à une température de 95 degrés avant d’être distribuée dans le réseau via des sous-stations. Pour des raisons de sécurité, trois chaudières gaz et fioul prennent le relais si nécessaire pour maintenir la continuité du service. Ce système mixant énergie traditionnelle et énergie renouvelable a été intégré dès la construction du bâtiment, il y a quatre ans. L’utilisation du bois, deux fois moins couteux que le gaz, permet de réduire la dépense énergétique. La fréquence des approvisionnements dépend de la température extérieure. Par exemple, à 10 degrés extérieur, les livraisons s’enchainent à un rythme de trois camions par semaine.

Quelles sont les compétences nécessaires ?
Pour exercer ce métier, la formation de base c’est l’électricité. Que vous interveniez sur une chaudière bois ou gaz, il faut avant tout être capable de lire et d’analyser un schéma électrique.
Tout au long de l’année, je veille au bon fonctionnement de l’installation. Mon quotidien, ce sont les opérations de maintenance préventive, les relevés de consommation etc. Certaines opérations de dépannage complexes vont demander plus de temps. Une chaudière bois, c’est de la mécanique. C’est aussi un équipement complexe truffé de systèmes de contrôle et de sécurité dont il faut comprendre le fonctionnement.

Son parcours : formation en électromécanique
Accès au métier : diplôme de niveau Bac à Bac+2 (BTS, DUT) en électrotechnique, énergétique, chauffage, génie thermique, génie climatique.

Voir la fiche métier
Technicien/ne de maintenance en génie climatique
Électromécanicien/ne

 

Tant sur terre qu’en mer, les projets de parc éolien dopent les métiers industriels. Les entreprises de la métallurgie et de la mécanique recrutent des électrotechniciens, des soudeurs, des chaudronniers pour fabriquer et assembler des équipements. Des techniciens hautement qualifiés, très recherchés pour travailler sur des pièces complexes. Une fois les éoliennes mises en service, on aura aussi besoin de spécialistes de la maintenance et de responsables d’exploitation pour piloter et contrôler les équipements et la production d’électricité.

Plusieurs formations ont intégré une orientation liée aux nouvelles technologies de production d’énergie.
À l’exemple du BTS Maintenance des systèmes option C systèmes éoliens (ex BTS Maintenance industrielle) qui prend en compte la dimension offshore et terrestre, les formations s’adaptent aux besoins de la filière.

Il faut sept ans en moyenne pour créer un parc éolien

On parle de phases d’études préalables, d’autorisations administratives, de construction, d’installation, de raccordement au réseau. Des étapes rythmées par l’intervention d’experts en recherche-ingénierie, en pilotage de projet, en conception et fabrication de structures, en génie civil, en logistique.

La parole à : un Chargé d’affaires éolien

Mickael est chargé d’affaires éolien chez Valorem

Mon travail consiste à développer des projets éoliens et à obtenir les autorisations pour les construire. Cela englobe la recherche de sites, le suivi de démarches à effectuer pour obtenir l’accord des propriétaires et de l’administration, l’animation de réunions de présentation du projet auprès des riverains. Sur le terrain, je rencontre des élus, des exploitants agricoles, des habitants etc. Un travail de proximité où il faut savoir communiquer, persuader et argumenter pour remporter l’adhésion du plus grand nombre.

De la prospection du site à sa mise en exploitation, un projet se déroule sur sept ans en moyenne. Une grosse partie de mes activités consiste à coordonner la réalisation et le suivi d’études d’impact.  C’est un vrai travail d’équipe qui mobilise une dizaine de personnes. Je sollicite des spécialistes du foncier, du droit, de l’environnement, du paysage, du vent, de l’acoustique. C’est très enrichissant car on touche à beaucoup de domaines.

Sur quel projet travaillez-vous en ce moment ?
Je travaille sur une dizaine de projets en parallèle. J’interviens sur plusieurs secteurs répartis sur la région Centre, le sud et l’est des Pays de la Loire. Pour exercer ce métier, il faut être organisé ! L’un des projets les plus avancés, un parc de cinq éoliennes dans le département du Maine et Loire, est en fin d’instruction. Il a obtenu fin 2015 le permis de construire et l’autorisation d’exploiter. Au-delà de l’aspect environnemental, la prise en compte des réalités locales et sociales est essentielle. La présence d’éoliennes peut être mal ressentie et il faut être vigilant à bien informer les populations. La prochaine phase est celle de la construction du parc prévue en 2017. D’ici-là, des recours sont toujours possibles mais je reste confiant car l’enquête publique a fait remonter peu de remarques.

Son parcours : master pro Aménagement et développement territorial

Accès au métier : master, master spécialisé diplôme d’ingénieur

Fiche métier Chef de projet éolien

En savoir plus sur les étapes d’un projet éolien

 

Formations à la maîtrise de l’énergie et aux énergies renouvelables : toujours plus d’inscrits

Le nombre de formations du domaine environnemental est en croissance avec une augmentation de près de 4% en moyenne par an.

1 152 formations environnementales répertoriées
Du CAP au diplôme d’ingénieur,  l’environnement  représente 12 % de l’offre de formation initiale en 2013.

L’énergie est la spécialité d’études la plus attractive
Les formations liées à la maîtrise de l’énergie et aux énergies renouvelables rassemblent 27% des inscrits, devant les formations en protection de la nature et en prévention des pollutions.

Pour quelle insertion?
64 % des jeunes qui ont suivi une formation dans le domaine de l’énergie (sortis du système éducatif en 2010)  accèdent durablement à l’emploi.

Source : Commissariat général au développement durable, Service de l'observation et des statistiques (Soes)

 

Les métiers des énergies renouvelables

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