Paca - Nice / Publication : 24 novembre 2014
Travailler dans le bâtiment permet d'alterner travail de bureau et terrain, ce qui convient parfaitement à Marion Laurent

Ingenieur du batiment

Mon parcours

Bonne élève de bac S, je ne savais pas bien quelle orientation choisir. J’ai privilégié l’INSA de Toulouse car c’est une école d’ingénieurs généraliste les deux premières années. Mon projet s’est affiné en 3e année et j’ai pris la spécialisation Génie civil pour avoir la possibilité d’alterner bureau et terrain.

Diplômée depuis 5 ans, j’ai toujours trouvé du travail et j’ai mis 6 mois pour obtenir un CDI. Mon stage de fin d’études chez Vinci s’est prolongé en intérim comme assistant conducteur travaux. J’ai trouvé ensuite un CDD toujours dans la région de Toulouse que j’ai quitté pour un CDI à Nice dans l’entreprise Triverio construction, une filiale de Vinci pour un salaire de 2200 euros nets plus une voiture de fonction.

Mon travail : une multitude de tâches variées

J’interviens en tant que conducteur de travaux. A partir du dossier d’étude qui a permis à l’entreprise de remporter le marché, j’établis un planning des opérations, je consulte les fournisseurs, je choisis si besoin des prestataires. Je surveille ensuite la construction du chantier, l’avancement des travaux, je contrôle le budget, je gère la relation avec le client, je collabore avec l’architecte et la maîtrise d’œuvre, je m’occupe de la qualité, la sécurité et l’environnement. Je suis le référent de mon entreprise sur le chantier. En ce moment, je m’occupe de la restructuration d’un magasin et plus particulièrement, d’un parking et d’une zone de commerce. C’est du gros œuvre et beaucoup de corps d’état interviennent: charpente, bardage, couverture, portes métalliques. Nous livrons un ouvrage hors d’eau et hors d’air, stade à partir duquel la mise en place des finitions et des équipements intérieurs peut commencer.

Je travaille en équipe. Au-dessus de moi, il y a un chef de projet qui est conducteur de travaux confirmé. Mais il m’arrive d’être seule sur des chantiers de plus petite taille. Au-dessous, il y a une trentaine de personnes, chefs de chantier, grutiers, ouvriers…Je me déplace très souvent du bureau au chantier.

Mon projet

Le bâtiment est un milieu où l’on peut évoluer, passer des travaux aux études et vice versa, réaliser le montage d’opérations, gérer la qualité et la sécurité…Il ne faut pas hésiter à être mobile, changer d’entreprise pour apprendre toujours davantage. J’aimerais d’ailleurs avoir une expérience dans l’international.

Femme dans le bâtiment

Le fait d’être une femme dans un milieu d’hommes n’est pas un handicap. J’ai trouvé du travail aussi facilement que mes collègues masculins. Dans le BTP, il y a une hiérarchie très forte que les gens respectent naturellement et je n’ai rencontré aucun problème d’autorité. Sur un chantier, il suffit d’avoir des qualités humaines pour que tout se déroule bien : de la rigueur, de l’attention, de la diplomatie, de l’organisation qu’on soit un homme ou une femme.

Marion Laurent, ingénieure du bâtiment

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