Paca - Nice / Publication : 14 juin 2019
Après un DUT Information communication option communication des organisations et une licence professionnelle dans le journalisme audiovisuel, Aurélie Tiron a créé, en tant qu’auto-entrepreneuse, son agence de production audiovisuelle Start n’Clap.

videaste visuel

Pourquoi avoir choisi la communication ?

Par hasard !  Tentée un temps par la musicologie puis par le commerce, c’est en rencontrant sur un stand des étudiantes du DUT Information communication option communication des organisations que j’ai été séduite par l’idée de valoriser l’image d’un groupe, d’une entreprise.

C’est au cours d’un stage à Cannes radio que j’ai découvert le journalisme. J’ai apprécié sillonner le pays à la recherche de sujets à présenter aux auditeurs.

J’ai donc poursuivi en licence professionnelle journalisme audiovisuel spécialité production de Reportages et de Magazines. Cette formation m’a ouvert de nouveaux horizons : les techniques de prise de vue, le reportage, la postproduction et les stages dans des TV locales. Je me suis passionnée pour l’univers de la vidéo et quand je regarde un film maintenant, je suis attentive avant tout aux images, au montage, à la maîtrise de la lumière.

Que fait un vidéaste ?

Moi, je fais de la vidéo promotionnelle pour des entreprises, des mariages ou autres évènements.

J’analyse dans un premier temps l’objectif qui m’est assigné, le message que le client veut transmettre. Pour réaliser et monter la vidéo, j’utilise ma créativité pour valoriser tel ou tel sujet à travers l’image.

Très indépendante et dotée d’un fort esprit entrepreneurial, j’ai souhaité créer ma boîte dès la fin de mes études et je suis donc auto-entrepreneuse depuis 2 ans.

Quelles compétences/qualités demande ce métier ?

Il faut être passionné, s’intéresser au cinéma, au documentaire, avoir des qualités artistiques, un esprit de synthèse et de la rigueur pour ne pas s’éparpiller. Il faut aimer se renouveler, se former : dernièrement, je me suis mise au motion design, très à la mode en ce moment, pour animer des éléments graphiques. C’est aussi un métier de terrain qui demande des déplacements fréquents, avec du matériel souvent lourd à porter.

Et en free-lance, ne pas être timide et se montrer à l’aise à l’oral sont des qualités indispensables car il faut aussi se vendre, créer son site internet, aller à des repas d’affaires pour se faire connaître, innover pour sortir du lot, développer sa stratégie commerciale, son réseau.

Qu’aimez-vous particulièrement ?

Réaliser de A à Z un projet vidéo pour permettre à l’entreprise de gagner en visibilité ; j’ai travaillé pour la Fédération Bancaire Française, des PME industrielles, des influenceurs, une pharmacie, des galeristes, divers artisans, groupes de musique : autant de sujets éclectiques qui m’enrichissent.

Vivre de ma passion est formidable. Si je fais mon bilan annuel, je gagne autour de 2000 euros nets pour 8h de travail par jour 5 jours par semaine. Pas si mal après 2 ans d’exercice et comme les prix augmentent avec la notoriété, j’ai de la marge encore ! Ceci dit, si j’apprécie énormément ma liberté, je sais que je ne peux compter que sur moi et ce n’est pas toujours facile.

Mon avenir ? Changer de statut pour devenir une entreprise et recruter une équipe ou postuler pour un CDI au sein d’une TV … je ne m’interdis rien. L’avenir est devant moi, je n’ai que 23 ans !

Vient de paraître