Paca - Nice / Publication : 5 décembre 2013

Licence phy chi presentation

Objectifs

L’objectif principal de la licence générale de physique chimie est d’apporter à l’étudiant de solides connaissances en physique et chimie, ainsi que de lui permettre d’acquérir une démarche scientifique,en vue d’une poursuite d’études en master (recherche, professionnel et enseignement) ou en école d’ingénieurs.

Trois parcours sont proposés pour répondre au projet professionnel de l’étudiant (physique, chimie, bi-disciplinaire physique et chimie). La démarche pédagogique retenue pour l’ensemble de la mention insiste plus particulièrement sur l’assimilation de concepts généraux et de méthodes. La transmission de compétences transversales est assurée au cours des TD et TP disciplinaires (présentations orales, rédactions de rapport) et plus généraux (langue, Projet Professionnel de l’Etudiant, enseignements à choix).

Les aptitudes visées par le diplôme sont :

  •   Transmission du savoir, diffusion des connaissances, communication et animation scientifique, enseignement
  •   Recherche fondamentale ou appliquée, expérimentation en laboratoire ou sur le terrain
  •   Recueil et gestion de données
  •   Gestion et résolution de problèmes dans les différents domaines de la physique et de la chimie
  •   Mise au point de techniques, d’installation, de maintenance et vente d’appareillages

 

Conditions d’accès

Tout baccalauréat permet l’entrée dans le cursus licence au niveau L1, mais un baccalauréat général scientifique est vivement conseillé pour s’inscrire en 1ère année de licence.

Durée des études : 3 ans.

Débouchés professionnels

Secteurs

Métiers

- Fonction publique nationale, territoriale, administration
- Secteurs industriels de la physique, de la chimie et de l’environnement,

- Cadres techniques d’études de l’industrie, de l’environnement,
- Professionnels de l’enseignement

 

Un projet d’études construit très tôt (témoignage)

Je n’ai eu aucun problème d’orientation. J’ai toujours voulu faire de la physique et plus particulièrement de l’enseignement et de la recherche dans ce domaine.
J’ai donc préparé une licence de physique chimie à l’Université de Toulon obtenue en 2006, un master recherche en 2008 et terminé par un doctorat en 2012.

Qu’avez-vous apprécié de vos années universitaires en licence ?

Les enseignements fondamentaux en physique-chimie mais aussi les modules annexes comme celui en philosophie des sciences ou l’anglais, devenu incontournable. En L3, j’ai choisi un parcours Préparation aux métiers de l’enseignement qui m’a permis de faire un stage dans un lycée et confirmé ma vocation.
L’environnement universitaire est également un atout : l’Université de Toulon a une taille raisonnable, ce qui facilite les échanges avec les professeurs et l’apprentissage de l’autonomie.

Quelle poursuite d’études après votre licence ?

J’avais envisagé un master en physique théorique mais le peu de débouchés m’a fait bifurquer vers un master Matériaux. Certains cours étant communs avec l’école d’ingénieurs ISITV, j’ai eu la possibilité de passer aussi le diplôme d’ingénieur.
J’ai poursuivi en doctorat. Ma thèse* en physique et sciences de la matière porte sur l’analyse théorique de l’évolution des défauts dans le silicium, composant majoritaire dans l’informatique.

Quel emploi avez-vous aujourd’hui ?

Ma thèse soutenue en mai 2012, j’ai répondu à une offre de poste de chercheur* du CEMES, laboratoire du CNRS, à Toulouse. Recruté dès septembre la même année, j’ai un CDD de deux ans renouvelable. Ma rémunération est de 2500 euros nets par mois…et surtout je continue ce qui m’a toujours passionné : la recherche ! Ici, expériences de microscopie, manipulations, analyses, publications portent sur l’indium et l’arsenic dans les télécommunications.

Un conseil à un futur étudiant ?

Pas de secret pour réussir : la motivation et le travail ! Nous étions 200 en 1ère année, 100 en 2e et plus que 30 en 3e année de licence !

Julien Nicolaï, chercheur au CEMES

*Travaux de thèse de doctorat

Le silicium est le matériau de prédilection de l'industrie de la microélectronique. Il est la base de la majorité des composants électroniques (transistors, processeurs…).
Les récents développements, visant à toujours réduire la taille des composants, imposent de travailler avec un matériau d’une qualité proche de la perfection. En effet, lors des procédés de fabrication de composants, les défauts du matériau initial sont exacerbés, pouvant conduire au dysfonctionnement du composant final.
L’enjeu de l’étude est donc d’étudier l’évolution des défauts du silicium au cours des procédés de fabrication de composants de manière à comprendre comment ceux-ci se développent. Cette connaissance permettra, à terme, d’empêcher leur développement et donc, d’obtenir des composants sans défauts.
Pour cela, l’observation à l’échelle nanométrique des composants, à différentes étapes de leur réalisation, permet de suivre en temps réel l’évolution des défauts.

*Travaux actuels

Les matériaux semi-conducteurs tels que InAs et/ou AlSb sont utilisés dans le monde des télécommunications comme amplificateurs de manière à transporter de l’information sur de grandes distances.
Les propriétés et performances de ces amplificateurs dépendent fortement de la qualité des matériaux utilisés. Ainsi, l’objectif de cette étude est d’étudier la structure de ces matériaux en fonction des conditions d’élaboration de ces derniers, de manière à déterminer la méthode d’élaboration la plus à même de fournir un matériau de bonne qualité.

 

Saisir les opportunités (témoignage)

Quelle a été votre stratégie d’études ?

En terminale, je n’avais pas de projet. J’aimais la physique-chimie…alors pourquoi pas des études qui m’intéressaient ? Je me suis inscrit à l’Université de Toulon en Sciences de la matière parcours licence de physique chimie (l’intitulé actuel est Physique et chimie).
Après ma 2e année, je comptais poursuivre dans l’environnement mais le diplôme que je visais a été supprimé. J’ai donc continué en licence physique chimie. Pour des raisons personnelles, j’ai validé mes deux semestres sur un an et demi, en 2007. Pour ne pas perdre de temps et compléter l’année, j’ai demandé à l’Université à faire un stage. J’ai donc assisté pendant 3 mois une doctorante qui travaillait sur le développement de matériaux en microélectronique à l’IM2NP (Institut Matériaux Microélectronique Nanosciences de Provence) ; j’y réalisais des tests de propriété électriques, préparais des échantillons pour de la microscopie…
Cette expérience concrète, application de mes cours sur les matériaux, m’a beaucoup plu. J’ai alors décidé de postuler, sur dossier, à l’École d’ingénieurs ISITV option matériaux.

Quels ont été vos atouts par rapport à des élèves issus de classes prépas ?

En prépa, on aborde énormément de notions mais sans forcément avoir le temps de les approfondir alors qu’à l’Université, les thèmes sont moins larges mais les explications sont très fouillées.
J’ai dû acquérir de la rapidité dans ma méthode de travail et me remettre à niveau en maths mais j’étais plus organisé, plus autonome.
En fait, une seule phrase peut résumer ces trois ans en école d’ingénieurs : pris à l’ISITV alors que j’étais 10e sur liste d’attente, je suis sorti major de ma promotion !

Et votre parcours professionnel?

Je n’ai eu aucun problème pour trouver un emploi. Durant un an, j’ai travaillé dans le secteur naval à la DCNS de Toulon sur les qualifications de revêtements pour le porte-avion.
Depuis deux ans, je travaille chez IPRS qui s’occupe de l’ingénierie en peinture et revêtements spéciaux. Chargé de mission chez EDF, j’y rédige des notes et des guides techniques sur les revêtements anticorrosion et l’étanchéité pour les centrales nucléaires ou thermiques. Ma rémunération est aux alentours des 2600 € nets/ mois.
Le terrain me manque un peu mais ma carrière ne fait que commencer et nombreuses sont les opportunités dans ce secteur !

Christophe Biennassez, ingénieur matériaux

 

Une fille en école d’ingénieurs (témoignage)

licence phy chi ouchari

Depuis toute petite, j’ai un intérêt très concret pour les sciences. J’ai toujours été curieuse de savoir comment fonctionnait le monde, de connaître les mécanismes et de comprendre les réactions de phénomènes grâce à des expériences scientifiques.
Après mon bac S, en 2009, j’ai donc choisi de poursuivre en physique-chimie à l’Université de Toulon. J’y ai fait l’apprentissage de l’autonomie car il est important de savoir se gérer, de s’organiser. J’ai également eu beaucoup de plaisir à y étudier : il y a un bon équilibre entre les enseignements théoriques et les travaux pratiques qui viennent en application des cours (spectroscopie, diffraction…).
Ces deux années m’ont ouvert les portes de l’INSA de Lyon, l’école d’ingénieurs dont je rêvais ! J’ai été prise sur dossier après la L2 en section sciences et génie des matériaux. Dans ma promo, nous sommes pratiquement autant de filles que de garçons.
J’entame ma troisième et dernière année dans cette école pluridisciplinaire où tout m’intéresse.
Je n’ai eu absolument aucun problème d’adaptation. Le rythme de travail est très poussé mais j’avais appris à bien m’organiser.
L’an prochain ? Je souhaiterais intégrer le monde du travail comme ingénieur en génie des matériaux.

Ouchari Afaf. en dernière année d’école d’ingénieurs INSA Lyon

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